Mémorial sur le London Bridge le 5 juin 2017, près du marché de Borough après les attaques de samedi soir qui a fait 7 morts et dizaines de blessés.
Mémorial sur le London Bridge le 5 juin 2017, près du marché de Borough après les attaques de samedi soir qui a fait 7 morts et dizaines de blessés.
Peter Nicholls / REUTERS
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Donald Trump fait polémique après l’attentat de Londres

Qui dit « fake news » pense bien sûr au président américain qui ne cesse de reprocher aux médias de répandre des fausses nouvelles. Il n’empêche : après l’attaque terroriste de Londres, Donald Trump a lui-même twitté des informations non vérifiées du site ultra-conservateur Drudge Report (qui évoquait un premier bilan de 20 personnes tuées).
Por Achim Lippold -

Ce tweet et d’autres dans lesquels le président américain s’en prend au maire de Londres (l'accusant en substance de ne pas prendre au sérieux la menace terroriste) sont honteux. C’est du moins l’avis du Washington Post. Tout en admirant le sens civique et la réaction stoïque du peuple britannique face à ce nouvel attentat, le journal déplore l’attitude de Donald Trump qui se comporte comme, je cite « une brute, un voyou sans cœur ». « On se demande s’il a perdu la raison », poursuit la journaliste Jennifer Rubin. « Mais non, c’est du Trump pur jus, impulsif cruel sans la moindre classe ou décence humaine. Si son comportement ne nous surprend plus, il devrait toutefois nous offenser et nous déranger ».

Les médias pro et anti-Trump se déchaînent

Selon le New York Times, à peine 24 heures après l’attentat de Londres, les médias américains ont lancé un combat idéologique. La chaîne conservatrice Fox News accuse CNN d’avoir invité quelqu’un à l’antenne qui avait qualifié Trump d’« homme-enfant » – « man baby ». Preuve que le paysage politique et médiatique est polarisé comme jamais, conclue le New York Times.

Une stratégie antiterroriste contestable

Donald Trump a promis hier d’avoir une attitude intelligente et vigilante face à la menace terroriste. Mais sa stratégie a des failles. C’est à la Une de Politico. Selon le site d’information, le fait que le président n’ait pas encore désigné plusieurs postes-clés dans son gouvernement représente un handicap dans la lutte contre le terrorisme. Outre le poste de directeur du FBI qui reste vacant, on attend toujours la nomination du directeur pour la sécurité des transports (chargé de gérer les contrôles des passagers dans les aéroports) ainsi que du chef du bureau de la sécurité intérieure, responsable de la protection de l’infrastructure physique et informatique du pays. Ce qui fait que le président n’a pas encore -contrairement à ce qu’il avait promis lors de sa campagne électorale- présenté une stratégie contre les cyber-attaques.

Publicado el 28/01/2020 - Modificado el 10/02/2020

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