La fusée « Flacon 9 ».
La fusée « Flacon 9 ».
© SpaceX
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« Falcon 9 », le lanceur qui va emmener Thomas Pesquet vers l’ISS

Lors de sa précédente mission en 2016, l’astronaute français Thomas Pesquet avait décollé depuis le cosmodrome de Baikonour au Kazakhstan, avec une fusée Soyouz. Pour son second voyage vers la Station spatiale internationale le 23 avril, il s’élancera cette fois depuis le Kennedy Space Center en Floride, grâce au lanceur de SpaceX.
Por Simon Rozé -

De notre envoyé spécial à Cap Canaveral,

Soixante-dix mètres de haut, 595 tonnes, neuf moteurs à sa base, deux étages parés d’une livrée blanche et noire : Falcon 9 est le vaisseau amiral de la flotte de SpaceX. C’est avec ce lanceur que l’entreprise américaine a mis au point et standardisé la réutilisation du premier étage de son engin.

Aujourd’hui Falcon 9 affiche ainsi un joli manifeste de vol : 112 lancements, 72 récupérations d’étages dont certains ont déjà revolé à plusieurs reprises. Ce sera d’ailleurs le cas de celui au sommet duquel Thomas Pesquet et ses coéquipiers s’installeront pour rejoindre l’ISS.
 

Plan-falcon-9

À l’intérieur de la coiffe se trouve la capsule Dragon. Elle sert à acheminer du fret vers la Station spatiale internationale, mais également depuis récemment, des astronautes. Comme le premier étage de Falcon 9, cette capsule est réutilisable. Au total, 25 ont été lancées, dont 23 vers l’ISS et neuf ont volé à plusieurs reprises. Ce sera également le cas de celle utilisée par Thomas Pesquet et ses coéquipiers.
 

Capsule-Dragon

 

C’est la capsule C206 Endeavour qui sera utilisée pour le lancement de Thomas Pesquet, Shane Kimbrough, Megan McArthur et Akihiko Hoshide. Elle avait déjà volé une fois à l’occasion d’un vol de démonstration. Endeavour avait ainsi emporté les astronautes Robert Behnken et Douglas Hurley à bord de la Station le 30 mai 2020, et les avait ramenés sur Terre le 30 août 2020.

Avec ce nouveau lancement, c’est ainsi la première fois qu’une capsule sera réutilisée à l’occasion d’un vol habité. Avec Falcon 9 et Dragon, Space X fait ainsi partie du Commercial Crew Program de la NASA. L’agence spatiale américaine ne dispose en effet plus de moyens d’acheminer ses astronautes dans l’espace depuis 2011 et la fin de la navette spatiale. Elle a alors longtemps fait appel à son homologue russe Roscosmos en lui achetant des sièges à bord de Soyouz. Pour retrouver leur souveraineté en termes de vols habités, les États-Unis ont donc décidé d’avoir recours au privé, de sous-traiter cette activité avec le programme Commercial Crew à destination de la Station spatiale internationale. Deux entreprises ont été sélectionnées, Space X, donc, mais également Boeing. La capsule Starliner de cette dernière accumule cependant les retards et n’est toujours pas opérationnelle.

En parallèle, la Nasa développe sa propre solution. Il s’agit du lanceur super lourd SLS et de la capsule Orion. La destination ne sera cependant pas la même, puisque ces deux engins sont au cœur du dispositif du programme Artemis, qui prévoit un retour vers la Lune durant la décennie 2020. Leur première mission conjointe, Artemis 1, doit décoller au mois de novembre. Il s’agira d’envoyer la capsule faire un tour de Lune puis revenir sur Terre. Cette mission sera cependant sans équipage puisqu’il s’agira de tester les différentes phases d’une telle opération. 

► La mission Alpha est à vivre sur RFI !

Tout au long de son séjour à bord de la Station spatiale internationale, Thomas Pesquet partagera son quotidien avec les auditeurs de RFI. Tous les mois, l’astronaute français nous racontera dans un journal de bord vidéo les moments forts de sa mission.

Publicado el 21/04/2021 - Modificado el 07/05/2021

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