EOL logo
DR
Artículo

Eol.org au secours de la biodiversité

Un nouvel outil vient de voir le jour pour aider à mieux gérer et protéger la biodiversité. Des chercheurs américains, à l'origine du projet, sont parvenus à convaincre plusieurs institutions scientifiques du monde entier, de mutualiser leurs connaissances dans ce domaine. Près de deux millions d’espèces vivantes, animales et végétales, vont être répertoriées au cours des dix prochaines années. L’objectif est de réaliser une encyclopédie de la vie, consultable directement sur internet.
Por Dominique Raizon -

Baptisée Encyclopedia of life, « encyclopédie de la vie », l’encyclopédie numérique consultable sur www.eol.org répond à un ambitieux projet de recensement de toutes les espèces vivantes -et celles éteintes- sur Terre, soit environ un million huit cent mille espèces. Officiellement lancée hier, le 9 mai 2007, cette encyclopédie prévoit le libre accès à toutes les connaissances actuelles sur la biodiversité : les espèces animales et végétales, les champignons et les bactéries et, ultérieurement, l’univers microbien.

Pour l’heure, le site de Biodiversity Heritage Library donne un avant-goût de ce que les chercheurs, les enseignants, les étudiants, ainsi que les décideurs politiques pourront consulter. Plus d’un million de pages ont déjà été scannées : chacune des espèces est présentée à travers des textes issus d’ouvrages scientifiques existants et à partir des catalogues élaborés par les scientifiques depuis plus de deux cent cinquante ans. L’inventaire est assorti de photos, de vidéos et de fichiers audio. Aboutie, cette Encyclopedia of life comptera trois cent millions de pages, régulièrement actualisées et augmentées des nouvelles espèces identifiées par les scientifiques.

Dons privés et fonds publics

Les promoteurs du projet sont américains mais plusieurs musées, bibliothèques, universités et jardins botaniques à travers le monde ont répondu à l’appel. Parmi eux, on peut citer, par exemple, l’université de Harvard dans le Massachusetts (est des États-Unis), le musée américain d’Histoire naturelle de New York et celui de Chicago (Illinois, nord), l’Institution Smithsonian de Washington (États-Unis), le musée d’Histoire naturelle et le Royal botanic Garden (« le Jardin botanique royal ») en Grande-Bretagne, etc. Les responsable de l’Atlas des espèces vivantes d’Australie pourraient également rejoindre le programme : des négociations sont en cours. « Nombre de chercheurs en Asie, en Amérique Latine, en Afrique et en Europe coopèrent étroitement dans ce projet », assure James Edwards, un biologiste nommé à la tête du Global biodiversity information facility, « Organisme d’information sur la biodiversité mondiale ».

Techniquement, cette encyclopédie est rendue possible « grâce aux récentes avancées technologiques dans les moteurs de recherche et de visualisation de l’information réalisées depuis cinq ans », s’est réjoui James Edwards, expliquant que si, dans l’immédiat, les informations sur le site ne sont accessibles qu’en anglais, une traduction dans différentes langues n’était pas à exclure à l’avenir. Quant au financement du projet, le lancement a pu être réalisé grâce à douze millions et demi de dollars de dons privés. Encouragés par la déclaration des ministres de l’Environnement en mars 2007 lors de la réunion des pays du G8, les promoteurs espèrent, à l’avenir, bénéficier des aides de fonds publics.

Selon l’encyclopédie libre Wikipedia, l’accessibilité numérique consiste en « la mise à disposition [des ressources numériques à] tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique ou leurs aptitudes physiques ou mentales ».

Publicado el 02/12/2015 - Modificado el 02/12/2015

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias