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Comment se donner rendez-vous sur une comète ?

La comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, le 24 septembre 2014
La comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, le 24 septembre 2014.
ESA/Rosetta/NAVCAM
Nos invités du jeudi 23 octobre 2014, l'astrophysicienne Anny Chantal Levasseur-Regourd et le planétologue Pierre Drossart, s'interrogeront autour de la question suivante : « Comment se donner rendez-vous sur une comète ? »

Emission en partenariat avec le Musée des Arts et Métiers et le Cnrs pour la conférence Rosetta, rendez-vous avec une comète qui se tient le jeudi 23 octobre 2014 à 18h30.

Si Rosetta tire son nom de la célèbre pierre de Rosette, sera-t-elle la clé permettant de déchiffrer les mystères de la naissance de notre système solaire ? Après un périple de 10 ans, 6,4 milliards de kilomètres parcourus et dix manœuvres ultra-précises, la sonde Rosetta a atteint sa cible le 6 août 2014 en rejoignant l’orbite de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko qu’elle s’apprête maintenant à étudier dans les moindres détails. Prochain défi fixé aux alentours du 12 novembre : parvenir à poser l’atterrisseur Philae sur le noyau de la comète d’une taille de l’ordre de 4 km, et dont la composition n’est pas connue. Les premières images réalisées cet été par Rosetta révèlent une structure du noyau en deux parties. Quand Philae touchera le sol, deux harpons l’ancreront à la surface et l’exploration in situ pourra débuter grâce aux neuf instruments scientifiques embarqués, dont une foreuse pour extraire des échantillons de matériaux sous la surface.

La sonde Rosetta, équipée de onze instruments scientifiques à son bord, poursuivra quant à elle sa mission en suivant la comète pendant son voyage à travers la partie intérieure du système solaire, à plus de 55 000 km/h, pour observer la transformation de cette comète glacée sous la chaleur des rayons du Soleil.

Avec leur chevelure brillante et leurs traînes lumineuses, les comètes font partie des corps célestes spectaculaires visibles à l’œil nu. Considérées comme de véritables fossiles témoins des débuts de l’histoire de notre système solaire, elles ont probablement contribué à la présence d’eau sur Terre et pourraient bien être à l’origine des molécules organiques nécessaires à l’activation d’une chimie du vivant !

Avec :

- Pierre Drossart, directeur de recherche au CNRS, directeur du LESIA, laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (Observatoire de Paris - CNRS - UPMC - Université Paris-Diderot),

- Anny-Chantal Levasseur-Regourd, professeur émérite à l’UPMC, laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales LATMOS (CNRS - UPMC - UVSQ).

Publicado el 14/09/2015 - Modificado el 08/01/2016 - Por autor

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