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Les économies africaines face à la pandémie de Covid-19

Les émeutes au Sénégal sont-elles la première manifestation d’une nouvelle désespérance populaire ?
Les émeutes au Sénégal sont-elles la première manifestation d’une nouvelle désespérance populaire ?
Zohra Bensemra/REUTERS
L’économie mondiale tente tant bien que mal de redémarrer malgré la persistance de la pandémie de coronavirus. L’économie chinoise est repartie de l’avant, l’américaine va bénéficier d’un énorme plan de relance, les Européens devraient connaître un solide rebond s’ils arrivent à mater le virus. Et l’Afrique ? Et les économies africaines ?

48'30" - Première diffusion le 19/03/2021

En 2020, l’immense continent africain a connu pour la première fois en 25 ans les affres de la récession. Mais en 2021 ? Que se passe-t-il ? Que va-t-il se passer ? Les progrès enregistrés sont-ils perdus ? Les touristes vont-ils revenir ? Les prix des matières premières remonter durablement, l’industrialisation se poursuivre ? Les émeutes au Sénégal sont-elles la première manifestation d’une nouvelle désespérance populaire ?

Invités :  
- Ngueto Yambaye, ancien ministre de l'Économie et du plan du Tchad et aujourd'hui, directeur général du Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique. (FAGACE)
- Cherif Salif Sy, professeur d'Économie et consultant, ancien ministre. 
- Grégoire Rota-Graziosidirecteur du Centre d'Études et de Recherches sur le Développement International (Cerdi) au sein de l'Université Clermont Auvergne, professeur d'Économie et spécialiste, en particulier, des questions fiscales auprès du FMI.

L’accroissement du chômage, c’est une des conséquences de la pandémie, en Afrique comme ailleurs. C’est le cas aussi au Sénégal. En 2020, le pays a enregistré un taux de croissance de 0,7%, au lieu des 6,8% prévus avant la crise sanitaire. Parmi les secteurs les plus touchés : le tourisme et l’hôtellerie. À Dakar, l’Hôtel King Fahd Palace est considéré comme un fleuron. Mais depuis le début de la pandémie dans le pays, il y a plus d’un an, l’établissement haut de gamme, qui accueille habituellement une clientèle d’affaires, est quasiment vide. 79 employés -sur un total de 310- viennent d’être licenciés. Écoutez ce reportage Éco d’ici Éco d’ailleurs, signé Charlotte Idrac à Dakar :

►À écouter aussi : L’Afrique aux prises avec la crise économique liée au Covid-19

► La situation sur le front des matières premières risque de fragiliser encore plus le Soudan où l’inflation a déjà fait basculer, dans l’extrême pauvreté, une grande partie des 45 millions d’habitants. La population souffre de pénuries à répétition et le pays doit importer nombre de ses denrées de base. L'une des difficultés du pays, c'est la maîtrise de son taux de change. Jusqu'au 21 février 2021, il y avait le taux de change officiel et celui du marché noir. Le gouvernement a adopté un taux de change flottant, ce qui revient à dévaluer la livre soudanaise en calquant sa valeur sur celle du marché noir. Le FMI et la Banque mondiale ont salué la manœuvre, mais la dévaluation fait aussi planer le risque d’une flambée à court terme des prix des denrées importées. C'est un reportage Éco d'ici Éco d'ailleurs, signé Elliott Brachet à Khartoum :

 

►À lire aussi : Après le Covid-19, l'urgence de nouvelles politiques économiques africaines

Publicado el 24/03/2021 - Modificado el 11/05/2021 - Por autor

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