RTS S, vaccin contre le paludisme du laboratoire britannique Glaxo SmithKline.
RTS S, vaccin contre le paludisme du laboratoire britannique Glaxo SmithKline. Il a permis de réduire de moitié le risque d'infection chez de jeunes Africains
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Les chercheurs comprennent mieux le mécanisme d'entrée de l'agent du paludisme dans le sang

Selon une étude parue le 9 novembre 2011 dans la revue scientifique britannique Nature, la découverte d'une porte d'entrée unique par laquelle doivent passer les agents du paludisme pour envahir les globules rouges humains offrirait un nouvel angle d'attaque prometteur pour la mise au point d'un vaccin efficace.
Por Dominique Raizon -

Le mécanisme d'entrée essentiel est commun à toutes les souches du parasite
le plus mortel, Plasmodium falciparum (P.falciparum). Une découverte qui pourrait orienter les recherches vers la mise au point d'un futur vaccin efficace contre l'ensemble de ces souches : les chercheurs expliquent que ces résultats « inattendus » ont « complètement modifié la façon dont ils voyaient le processus d'invasion parasitaire », selon Gavin Wright du l'Institut Sanger (Cambridge, Royaume-Uni), co-auteur de l'étude.

Jusqu'à présent, on pensait que le parasite P. falciparum avait plusieurs options pour percer les défenses de cellules sanguines. Mais selon le Dr Wright et ses collègues (Sénégal, Japon, Etats-Unis), l'interaction entre une molécule spécifique du parasite, appelée "ligand PfRH5", et un récepteur du globule rouge, la basigine (BSG), est indispensable à l'invasion.

Vers un vaccin pour stopper l'invasion sanguine par le parasite ...

Par ailleurs, l'étude a révélé que des anticorps anti-BSG peuvent bloquer l'infestation des cellules sanguines, quelle que soit la souche testée en laboratoire : selon les premiers résultats d'un vaste essai, dévoilés le mois dernier, un candidat-vaccin RTS,S du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) a permis de réduire de moitié le risque d'infection chez de jeunes Africains.

Pour le Professeur britannique Adrian Hill (Institut Jenner, Oxford), ces résultats sont donc
« encourageants ». Il faudrait pouvoir disposer à l'avenir de vaccins plus efficaces pour véritablement éradiquer la maladie dans le futur et la découverte de ce récepteur unique, susceptible d'être ciblé pour stopper l'invasion sanguine par le parasite, laisse précisément espérer une solution bien plus efficace.

Malgré d'importants progrès ces dernières années -tels que : large utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide, pulvérisations d'insecticide sur les murs des habitations et accès aux médicaments à base d'artémisinine- la maladie tue encore quelque 781.000 personnes par an. Les enfants d'Afrique sub-saharienne de moins de 5 ans sont les premières victimes avec un taux de décès de à 85%, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé.

Pour en savoir plus :

voir Découpage en zone du paludisme par l'OMS

 

Publicado el 01/10/2015 - Modificado el 28/10/2015

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