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Une pharmacienne prépare une dose du vaccin Pfizer/BioNTech à Boston, le 16 décembre 2020.
Une pharmacienne prépare une dose du vaccin Pfizer/BioNTech à Boston, le 16 décembre 2020.
© Craig F. Walker, REUTERS
Les campagnes de vaccination contre le Covid-19 ont démarré au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada. Ce sera bientôt le tour de l’Union européenne. En revanche, nous ne sommes toujours pas immunisés contre les infox qui circulent en masse à propos de ces nouveaux vaccins. Aux doutes légitimes, s’ajoutent de purs mensonges visant la nouvelle technologie employée.

03'54" - Première diffusion le 18/12/2020

C’est la technologie innovante de l’« ARN messager » qui est aujourd’hui sous le feu des projecteurs parce que c’est cette nouvelle solution que proposent les laboratoires BioNTech/Pfizer ainsi que Moderna, les deux premiers à avoir développé des vaccins efficaces contre le Covid-19. Le vaccin Pfizer étant le tout premier autorisé par l’Agence américaine des médicaments. Ils suscitent d’énormes espoirs, alors que l’on dénombre plus d’1,6 million de morts du Covid-19 dans le monde. Encore faudrait-il que les populations acceptent de se faire vacciner. D’où la bataille de l’information et de la transparence qui se joue autour de ces vaccins. Or certains sèment le doute sur les réseaux sociaux.

Faire peur avec les progrès de la science

En dehors des théories les plus fumeuses sur l’injection de puces électroniques qui viseraient à assurer le contrôle des populations, scénario favori des conspirationnistes, circulent des infox portant sur la technique même de la vaccination par ARNm. Cette nouvelle technologie viendrait modifier notre ADN et aurait donc une influence sur les générations futures. Ce qui est faux.

L’explication scientifique est que l’ARN messager ne peut pas entrer dans le noyau de la cellule où se trouvent les 46 chromosomes contenant l’ADN humain. Aucune des hypothèses émises par les détracteurs de cette technologie innovante n’est vérifiée. Mais le sujet étant complexe, les adeptes de médecines alternatives et autres disciples du mouvement anti-vax propagent ces infox dans le but de susciter la méfiance à l’égard de ces vaccins développés, il est vrai, à une vitesse inédite, avec des moyens sans précédent.

Risque de stérilité non avéré

D’autres infox circulent concernant un risque de stérilité imputable aux vaccins par ARNm. C’est tout aussi faux. La technique employée consiste à injecter une molécule d’ARN qui va demander à nos cellules de fabriquer une protéine inoffensive. En la reconnaissant, notre organisme va déclencher une réponse immunitaire et produire des anticorps contre le Sars-CoV-2.

Certaines publications ont émis l’hypothèse que le système immunitaire pourrait aussi attaquer la protéine impliquée dans le développement du placenta et conduire à l’infertilité chez les femmes. Mais aucune étude sérieuse ne valide cette hypothèse. D’où le feu vert donné par les autorités sanitaires de plus en plus de pays.

Twitter passe à l’action contre la désinformation sur les vaccins

Twitter vient d’annoncer que désormais serait exigé le retrait des publications mensongères sur les vaccins, à partir de la semaine prochaine. Les utilisateurs qui s’entêteraient à relayer de fausses affirmations sur les vaccins anti-Covid ne seraient plus autorisés à tweeter de nouveau.

À l'automne dernier, Facebook et YouTube se sont engagés dans la même direction, mais ce que l’on a pu constater, c’est que les intentions de ces grandes plateformes n’étaient pas vraiment suivies d’effets. Ou du moins que leurs efforts ne parvenaient pas à mettre fin aux campagnes de désinformation, alimentées par une grande défiance à l’égard des politiques et des scientifiques, malmenés par la pandémie et le caractère imprévisible de son évolution.

Publicado el 27/01/2021 - Modificado el 27/01/2021 - Por autor

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