Island clinic, la « clinique de l'île » un centre de traitement pour les malades d'Ebola contrôlé par le gouvernement libérien à Monrovia
Island clinic, la « clinique de l'île » un centre de traitement pour les malades d'Ebola contrôlé par le gouvernement libérien à Monrovia.
RFI
Artículo

Ebola est en recul, mais le combat continue

L'épidémie d'Ebola est en perte de vitesse affirme l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La mobilisation internationale a permis une prise en charge des malades de façon de plus en plus efficace. Le chiffre des nouveaux cas continue de baisser dans les trois pays principalement touchés la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Plus de 8500 personnes sont mortes depuis le début de l'épidémie en presque une année.
Por Michèle Diaz -

L’incertitude persiste quant à la façon de traiter cette fièvre hémorragique

L’épidémie aujourd’hui est différente de celle qui sévissait à l’automne dernier, selon les spécialistes. Ces derniers constatent une baisse relativement importante du nombre de nouveaux cas et de décès dus à ce virus Ebola. A l’évidence, les mesures sanitaires prises et les traitements symptomatiques des malades choisis au fil des mois ont permis de contenir jusqu’à un certain point l’épidémie. Il aura fallu une prise en charge dite « supplétive symptomatique » qui a permis de réduire de moitié le taux de mortalité ces derniers mois. Car si la prévention reste efficace, le traitement de référence ne suffit plus et n’a d’ailleurs jamais été suffisant lorsque les signes de la maladie sont présents.

Restaurer le fonctionnement interne du patient…

Il s’agit alors d’assurer un support de nutrition, traiter préventivement contre le paludisme, lutter contre une éventuelle infection bactérienne grâce aux antibiotiques par exemple, ou encore traiter la douleur car le malade souffre énormément, et surtout lutter contre les conséquences de la maladie tels que les troubles digestifs : diarrhée et vomissement. Des gestes indispensables pour la survie du patient.

Mais ce qui est nouveau et qui semble avoir modifié l’évolution de l’épidémie, c’est la mise à disposition de potassium, de sodium ou encore de bicarbonates, un accès à ce que les spécialistes appellent la « biologie de proximité » et qui n’existait pas il y a encore quelques semaines sur le terrain.

Pourtant, l’épidémie continue, et à ce stade une vision plus médicale est incontournable. Des essais de traitements spécifiques contre le virus Ebola comme les antirétroviraux sont en cours.

Des molécules expérimentées à des niveaux différents

L’essai avec le Favipiravir est le plus avancé. Les essais sur l’homme ont démarré mi-décembre en Guinée. Les résultats sont attendus d’ici fin février. Quant à celui avec le Brincidofovir, il vient de débuter au Liberia et en Sierra Leone. Enfin, une troisième stratégie à base de plasmathérapie a commencé au Liberia. La réponse scientifique est donc en marche mais ces recherches ont besoin d’un potentiel humain qui diminue.

Alors si la nouvelle est très bonne pour les populations à risques, elle risque de compliquer la tâche des chercheurs qui après avoir trouvé un début de réponse à l’épidémie ne seraient plus en mesure peut-être de confirmer l’efficacité de certaines molécules.

Accélération des recherches

L’OMS reconnaît avoir tardé à réagir face au virus Ebola en Afrique de l’Ouest
Une réaction trop tardive, entrainant un retard dans les essais, ce sont les principaux reproches. Certains protocoles sont accélérés en quelque sorte afin de passer plus rapidement du stade expérimental au stade opérationnel.

Quant aux vaccins, la recherche s’est également basée sur des effectifs de l’épidémie calculés en octobre et novembre derniers. Le plus avancé est américain, de la firme GSK, l’autre est canadien, issu de la société Merck et en partie piloté par l’OMS ; le troisième est également américain, en partenariat européen - dont l’Inserm, et la London School avec le co-découvreur du virus Peter Piot.

INFOGRAPHIE : Ebola en 7 questions

Publicado el 30/09/2015 - Modificado el 28/10/2015

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias