Souris blanche de laboratoire
Souris de laboratoire.
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Aveugles, des souris de laboratoire ont retrouvé la vue

La rétinopathie pigmentaire concerne 35 000 personnes en France, environ 400 000 en Europe et 1,5 million dans le monde : cette maladie génétique s'attaque progressivement aux cellules de la rétine et conduit petit à petit à la cécité. Un aveugle atteint de cette pathologie pourra-t-il un jour recouvrer la vue ? Peut-être... Cet espoir est porté par des travaux aux résultats concluants réalisés par l'Institut de la Vision sur des souris.
Por RFI -

La revue américaine Science du 24 juin 2010 publie les résultats de travaux conduits par des chercheurs suisses du Friedrich Miescher Institute et français de l'Institut de la vision, qui sont parvenus, grâce à une technique de thérapie génique, à rendre la vue à des souris atteintes de rétinite pigmentaire, une maladie génétique aujourd'hui incurable.

En introduisant des protéines dans les photocônes endormis des cellules chez les mammifères, la fonction visuelle s'est remise en marche.

Convertir la lumière en image dans l’œil de la souris, une vision prometteuse pour l'homme.

Comment les scientifiques ont-ils procédé? Ils ont développé une approche de thérapie génique pour réactiver les cônes éteints en introduisant une protéine capable de conférer aux cônes une nouvelle sensibilité à la lumière et de restimuler les voies de transmission de l'information visuelle chez des souris atteintes de rétinite pigmentaire.

Ils sont intervenus à un stade où les cônes conservent certaines propriétés électriques et leurs connections avec les neurones de la rétine qui transmettent normalement l'information visuelle au cerveau.

De la souris à l'homme, il faudra encore du temps

Leurs résultats ont été confirmés sur des rétines humaines en culture et l'équipe dirigée par José-Alain Sahel (Institut de la vision de Paris) a d'ores et déjà déterminé les types de patients qui pourraient bénéficier de cette thérapie. Les chercheurs rappellent néanmoins que le passage de la souris à l'homme comporte toujours des incertitudes.
L'Institut de la Vision mène par ailleurs des recherches sur une protéine capable de protéger l'activité des cônes (protéine RdCVF).

La rétinite pigmentaire se traduit par une dégénérescence progressive des photorécepteurs, les cellules de l’œil qui convertissent la lumière en impulsions nerveuses, ensuite traitées par la rétine et envoyées au cerveau par des fibres nerveuses.

La maladie conduit d'abord à la dégénérescence des photorécepteurs responsables de la vision de nuit, les bâtonnets, puis à celle des photorécepteurs responsables de la vision de jour, les cônes. Mais, alors que les bâtonnets sont détruits par la maladie, les cônes survivent dans l'organisme, même après la survenue de la cécité.

Publicado el 21/01/2016 - Modificado el 21/01/2016

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