Affiche de l’opéra gospel Martin Luther King.
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«Martin Luther King: la voix de la fraternité»

Le 18 octobre 2013 a eu lieu la première de l’opéra gospel « Martin Luther King : la voix de la fraternité ». Un hommage à ce visionnaire mythique dans la grande salle de l’Unesco à Paris. Une fresque où le théâtre, l’image, le chant et la danse feront découvrir l’homme et son combat. « Il y a dans ce projet une volonté, un désir de faire entendre cette parole, la conviction que sa voix est indispensable dans notre monde d’aujourd’hui. » Entretien avec le metteur en scène Abdel Soufi qui incarnera Martin Luther King sur scène.
Por Siegfried Forster -

De quelle nature était votre besoin de mettre en scène aujourd’hui la vie de Martin Luther King ?

Cela fait 50 ans qu’il a fait cette fameuse Marche à Washington où ils étaient venus à plus de 250 000 personnes et où il avait prononcé son fameux discours « I have a dream ». J’ai voulu lui rendre hommage par rapport au combat qu’il a mené durant toute sa vie. Cela m’a touché qu’il y ait un bonhomme comme ça qui est descendu, d’abord pour les Noirs, après pour tous les peuples : noir, blanc, toutes les couleurs… J’ai voulu retracer sa carrière, de son mariage en passant par le boycott des bus de Montgomery, son emprisonnement avec la fameuse lettre de la geôle de Birmingham, jusqu’au dernier discours… J’ai voulu lui rendre hommage en faisant ce spectacle pluridisciplinaire qui lie le théâtre, la danse et le gospel puisqu’il ne faut pas oublier que Martin Luther King était avant tout un pasteur, un homme de Dieu.

De mettre tout cela sur scène sous forme d’opéra gospel, est-ce qu’on touche à d’autres dimensions de ce rêve de Martin Luther King ?

Oui. J’ai voulu faire quelque chose d’onirique et rester dans le rêve comme son « I have a dream ». Donc le spectacle est très visuel et je mélange les visuels avec les trois disciplines. Je pense que cela peut être un très beau spectacle à partager.

Le spectacle aura lieu à la fois sur scène et dans la salle ?

On essaie de rendre Martin Luther King omniprésent, comme si c’était un spectre qui apparaissait et sur scène et dans la salle. Cela fait partie de la mise en scène. Les comédiens et le groupe de gospel seront mélangés avec les spectateurs pour les rendre plus présents.

Cinquante ans après, son rêve et la lutte pour les droits civiques sont-ils toujours d’actualité ?

Il y a eu des progrès avec tout ce qui s’est passé autour de l’élection de Barack Obama. Tout le monde était très heureux. C’est le rêve de Luther King qui s’est plus ou moins réalisé. Après, le racisme, la ségrégation, cela existe toujours, que ce soit aux États-Unis ou dans n’importe quel pays, même en France, on rencontre toujours des difficultés, mais il faut aller au-delà des difficultés. Regardez : tout est possible. 1955, c’était hier : l’arrestation de Rosa Parks, parce que les Noirs devaient laisser leur place aux Blancs. Voyez, quelques années après avait lieu l’élection de Barack Obama. Cela a été une très grande surprise pour tout le monde. Donc tout est possible dans la vie.

« I have a dream » : Qu’est-ce qui reste à découvrir dans ce discours célèbre ?

En France, je remarque que les gens ne connaissent pas du tout Martin Luther King, ou très peu. Ils connaissent cette fameuse phrase : « Je fais un rêve ». C’est tout. Mais la vie de Martin Luther King, ce qu’il a fait, son combat, ils ne la connaissent pas. Donc c’est pour cela que j’ai voulu, en une heure et demie de spectacle, raconter sa vie. Au jour d’aujourd’hui, tout reste à faire. Ce spectacle est destiné à faire découvrir l’homme et son combat.

 

Publicado el 28/03/2018 - Modificado el 13/04/2018

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