Des femmes et des enfants Juifs hongrois à leur arrivée à Auschwitz-Birkenau en Pologne, en 1944.
Des femmes et des enfants Juifs hongrois à leur arrivée à Auschwitz-Birkenau en Pologne, en 1944.
Galerie Bilderwelt / Getty Images
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Auschwitz-Birkenau, symbole de la Shoah

Auschwitz n’a pas été le seul camp d’extermination nazi. Mais dès 1943, ce camp est devenu la principale usine de mort du régime hitlérien. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands ont créé six camps de la mort, ou camps d’extermination, tous situés en territoire polonais occupé par le Reich. Il y a Treblinka, Chelmno, Sobibor et Belzec, mais Majdanec et Auschwitz-Birkenau ont eu la particularité d’être à la fois des camps de concentration et d’extermination.
Por RFI -

Entre 1940 et 1945, plus d’un million d’enfants, de femmes et d’hommes ont été assassinés dans ce complexe performant du meurtre de masse. Les historiens estiment que 900 000 Juifs déportés de toute l’Europe y ont péri. Mais aussi 85 000 Polonais, 20 000 Tziganes, 15 000 Soviétiques et 12 000 ressortissants d’autres nationalités.

On peut donc considérer Auschwitz-Birkenau comme le plus important cimetière au monde. Un lieu devenu incontournable pour se souvenir, et témoigner de la barbarie nazie. Auschwitz est devenu, au fil du temps, un mémorial où ceux qui ont survécu à l’indicible viennent encore régulièrement se recueillir et raconter ce qu’ils ont vécu ici.

Auschwitz : un lieu de mémoire qui génère la polémique

Après guerre le camp d’Auschwitz Birkenau est devenu un musée d’État. Chaque année, 500 000 visiteurs  y font le déplacement. La direction du musée a fait le choix de ne rien reconstruire, de laisser le lieu tel qu’il était à la Libération. Seuls les miradors, les réseaux de barbelés et les baraques en bois ont été rénovés. Une restauration qui permet aux visiteurs de mieux se représenter ce qu’était ce complexe concentrationnaire. Les ruines des quatre chambres à gaz et les crématoires du camp de Birkenau, dynamités par les SS en 1945, ont été conservées en l’état. 

Mais à Auschwitz les travaux de préservation engendrent souvent la polémique, souligne Teresa Swiebodzka, l’une des conservateurs  du musée, responsable des publications, « Lorsque l’on s’occupe de la conservation d’un site comme Auschwitz on est presque toujours confronté à des problèmes qui touchent à l’éthique et à la sensibilité des familles de victimes. Ce camp est un symbole : le symbole de la Shoah pour les Juifs, le symbole du massacre des Roms et c’est aussi le symbole du martyre du peuple polonais. Ces différents groupes ne conçoivent pas la préservation du site de la même manière. Un exemple concret : celui de la préservation des cheveux que l’on a retrouvés sur place, il y en a environ sept tonnes dont deux sont exposés dans le musée. Pour les Polonais ou les Roms, l’exposition de ces cheveux n’est pas un problème, en revanche les Juifs orthodoxes le vivent mal. Il y a quelques années le musée de l’Holocauste de Washington nous a demandé des fragments de ces cheveux pour une exposition. Cela a provoqué un immense tollé au sein de la communauté juive. Depuis, dans tout ce que nous entreprenons ici, nous veillons à ne choquer personne ».

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 60e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau, partie 1 (20'00") - Première diffusion le 28/01/2005
 
L’entrée du camp d’Auschwitz-Birkenau jusqu’en 1944, les déportés étaient acheminés en train jusqu’à quelques centaines de mètres du camp et passaient à pied sous ce porche.

L’entrée du camp d’Auschwitz-Birkenau jusqu’en 1944, les déportés étaient acheminés en train jusqu’à quelques centaines de mètres du camp et passaient à pied sous ce porche. © Franck Alexandre/RFI

A partir de 1944, la voie ferrée a été prolongée jusqu’à l’intérieur du camp de Birkenau où les nazis ont construit la « rampe ».

À partir de 1944, la voie ferrée a été prolongée jusqu’à l’intérieur du camp de Birkenau où les nazis ont construit la « rampe ». Sur ce quai loin de toute gare, les déportés qui descendaient des trains étaient immédiatement « sélectionnés » : les uns partaient directement vers les chambres à gaz (femmes, enfants, vieillards, malades, invalides) tandis que les autres étaient dirigés vers les baraques du camp, les « blocks ».  © Franck Alexandre/RFI

À chaque chargement du four, les «Sonderkommandos» (des déportés chargés des sales besognes) entassaient les cadavres de deux adultes et d’un enfant

À chaque chargement du four, les «Sonderkommandos» (des déportés chargés des sales besognes) entassaient les cadavres de deux adultes et d’un enfant. Les fours crématoires dégageaient une fumée visible à plusieurs kilomètres à la ronde et une odeur qui prenait les déportés à la gorge dès leur arrivée dans le camp. © Franck Alexandre/RFI

L’entrée du camp d’Auschwitz est surmontée de l’inscription «Arbeit macht frei» (le travail rend libre).

L’entrée du camp d’Auschwitz est surmontée de l’inscription «Arbeit macht frei» (le travail rend libre). © Franck Alexandre/RFI

Chaque partie du camp d’extermination était délimitée par des rangées de grillage et de barbelés.

Chaque partie du camp d’extermination était délimitée par des rangées de grillage et de barbelés. © Franck Alexandre/RFI

Des barbelées électrifiés entourent les différentes parties du camp d’extermination. Les déportés avaient interdiction de s’en approcher sous peine de mort.

Des barbelées électrifiés entourent les différentes parties du camp d’extermination. Les déportés avaient interdiction de s’en approcher sous peine de mort. © Franck Alexandre/RFI

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 60e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau, partie 2 (19'00") - Première diffusion le 28/01/2005

 

Les «blocks» (baraques) en bois du camp d’Auschwitz 1 où étaient entassés des centaines de déportés.

Les «blocks» (baraques) en bois du camp d’Auschwitz 1 où étaient entassés des centaines de déportés. © Franck Alexandre/RFI 

Cette pancarte proclame l’interdiction de s’approcher des barbelés électrifiés. Certains déportés choisiront de se suicider en enfreignant l’interdiction pour se jeter contre les barbelés.

Cette pancarte proclame l’interdiction de s’approcher des barbelés électrifiés. Certains déportés choisiront de se suicider en enfreignant l’interdiction pour se jeter contre les barbelés. © Franck Alexandre/RFI 

Au fond, le mur des fusillés dans le camp d’Auschwitz 1. C’est au fond de cette cour que nombre de déportés ont été fusillés.

Au fond, le mur des fusillés dans le camp d’Auschwitz 1. C’est au fond de cette cour que nombre de déportés ont été fusillés. © Franck Alexandre/RFI

Les cadavres des personnes gazées étaient brûlés dans des fours crématoires comme celui-ci.

Les cadavres des personnes gazées étaient brûlés dans des fours crématoires comme celui-ci. C’est le seul four crématoire encore visible à Auschwitz, les autres ayant été dynamités par les nazis avant d’abandonner les lieux devant l’avancée de l’Armée rouge. © Franck Alexandre/RFI

Publicado el 18/09/2015 - Modificado el 07/04/2020

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