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Sylvanus Olympio, Premier ministre de la République du Togo (G) et le ministre togolais des Affaires étrangères Paulin Freitas (D) aux Nations Unies, le 20 septembre 1960.
Sylvanus Olympio, Premier ministre de la République du Togo (G) et le ministre togolais des Affaires étrangères Paulin Freitas (D) aux Nations Unies, le 20 septembre 1960.
Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images
Le 27 avril 1960, c’est le Togo qui succède au Cameroun dans la grande parade des indépendances africaines. Sous protectorat allemand, le Togo est devenu un mandat de la Société des Nations en 1919, puis un territoire sous tutelle en 1945. Voici un « petit pays », comme on dit, avec 90 500 km2 et dont l’indépendance a été bien mouvementée.

19'34" - Première diffusion le 09/01/2010

Le voisinage de la Gold Coast anglaise, futur Ghana, a été à la fois un atout et un handicap. Un atout car la marche accélérée de la Gold Coast vers l’indépendance a aussi accéléré le processus de l’émancipation du Togo. Un handicap parce que l’ancien protectorat allemand a été partagé entre la France et l’Angleterre. Les Ewe de la partie orientale du Togo sont vite devenus un enjeu entre la Gold Coast, à laquelle les Anglais l’avaient rattachée, et le Togo, dont les nationalistes voulaient les récupérer.

Un imbroglio qui n’empêchera pas la marche vers l’indépendance, incarnée par la lutte entre Sylvanus Olympio, le leader du CUT (Comité de l’Unité Togolaise) et le PTP (Parti Togolais du Progrès) de Nicolas Grunitsky. Une bataille de titans aux perspectives très incertaines après l’indépendance.

Publicado el 27/04/2020 - Modificado el 27/04/2020 - Por autor

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