Audio

Les Lituaniens vivent avec la crainte d’une nouvelle annexion russe

Les Lituaniens vivent avec la crainte d’une nouvelle annexion russe
La place centrale de Vilnius (Lituanie).
© Frédérique Lebel
En 1990, la Lituanie a retrouvé son indépendance, après 50 ans d’occupation soviétique. Aujourd’hui, le pays est pleinement intégré dans les structures occidentales. Membre de l’Otan et de l’Union européenne depuis 2004, la Lituanie va même adopter la monnaie européenne, le 1er janvier 2015. Les Lituaniens comme leurs deux autres voisins baltes sont nerveux. La crise entre la Russie et l’Ukraine a réveillé les craintes d’un voisin russe tout puissant. Les Baltes ont bien peur d’être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Des craintes ravivées par les provocations russes qui se multiplient ces derniers temps. C’est le reportage de Marielle Vitureau.

06'32'' - Première diffusion le 10/12/2014.
 

Ce 7 décembre 2014, des avions militaires russes ont survolé la mer baltique tout équipement de liaison et de reconnaissance éteints. Des provocations à répétition qui ont contraint les avions de chasse qui assurent la mission de police du ciel de l’OTAN dans la région a décollé trois fois dans la journée.

Les journaux et télévisions locales ne parlent que de ça. Les Lituaniens ont vraiment peur. L’Union des tireurs, une organisation paramilitaire, connaît un regain de popularité. Ses sept mille adhérents, aussi nombreux que les soldats de l’armée régulière, se déclarent prêts à s’engager en cas d’invasion russe. Vilnius a décidé d’augmenter son budget militaire d’un tiers et vient de créer une force de réaction rapide.

Selon la Lituanie, qui va rejoindre la zone Euro le 1er janvier prochain, la Russie cherche à effrayer l’Occident par son imprévisibilité. Son but est de faire douter les pays de l’OTAN, qu’ils aient peur de se lancer dans un conflit ouvert alors que la Russie cherche à déstabiliser les démocraties à l’Est de l’Europe.

 

Publicado el 30/11/2016 - Modificado el 23/12/2016 - Por autor

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias