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Le président afghan Hamid Karzaï (C) lors d'une conférence de presse à Kaboul, le lendemain de son élection (3 novembre 2009).
Le président afghan Hamid Karzaï (C) lors d'une conférence de presse à Kaboul, le lendemain de son élection (3 novembre 2009).
Shah Marai / AFP
Lundi 2 novembre 2009, l’Afghanistan s’est doté d’un président, Hamid Karzaï. Au pouvoir depuis 8 ans, il était candidat à sa propre succession .Un président certes, mais mal, et même très mal élu affirment ces détracteurs.

45'53" - Première diffusion le 07/11/2009

Le 1er tour des élections, le 20 août 2009, s’est avéré entaché de fraudes massives. Des bureaux de vote fantômes ont envoyé des urnes pleines de bulletins de vote en faveur du président sortant, au détriment de son rival Abdullah Abdullah. En fait un quart des bulletins se sont révélés frauduleux. Cette fraude massive n’a été possible qu’avec la complicité des seigneurs de guerre locaux et des autorités électorales mises en place par Hamid Karzaï. On constate les fraudes, mais il faut tout de même organiser le second tour affirme la communauté internationale. Très bien mais, coup de théâtre : le docteur Abdullah Abdullah se retire de la course. Principale raison avancée : « les mêmes autorités électorales sont chargées d’organiser ce second tour, c’est un jeu de dupe ». Faute de concurrent Hamid Karzaï est proclamé président de l’Afghanistan pour les cinq prochaines années. Il est en fait un président par défaut.

Invités :
Karim Pakzad, afghan et chercheur à L’IRIS.
Arianne Quentier ,auteur de l’ouvrage Afghanistan, au cœur du chaos aux éditions Denoel,  a travaillé pour les Nations unies et l’Otan, et pour le ministère de l’intérieur afghan.

Publicado el 31/05/2017 - Modificado el 07/06/2017 - Por autor

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