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Brutal décrochage des prix du cuivre
Des feuilles de cuivre.
Bloomberg/Getty
Relativement épargné jusqu'à présent par la chute des matières premières, le cuivre a connu un déclin brutal des cours en janvier 2015, déclin accentué par les spéculateurs chinois.

Première diffusion le 16/01/2015

Un vent de panique a soufflé sur les cours du cuivre en janvier 2015. Un véritable typhon qui a entraîné les cours vers le bas : en une journée, mercredi, le métal rouge a perdu 7%, il est passé sous le seuil des 5500 dollars, son niveau le plus bas depuis cinq ans.

Jusqu'à présent, le cuivre avait été relativement épargné, il n'avait perdu que 14% en 2014 quand le pétrole, le charbon et le fer avaient déjà cédé la moitié de leur valeur. Le cuivre n'était pas dans la même situation de surproduction par rapport à la demande, au contraire on avait affaire à un déficit de cuivre. Cette année, les mines de cuivre devraient produire un peu plus que de besoin. Mais tout compte fait, pas de quoi entraîner une telle dépréciation du métal.

Cette dégringolade est de l'avis de beaucoup d'analystes très psychologique et très exagérée par la spéculation et particulièrement, c'est nouveau, la spéculation chinoise. Le cuivre est considéré comme le thermomètre de l'économie mondiale, depuis près de trente ans : son usage reflète l'activité à la fois dans l'industrie, l'immobilier et les infrastructures, puisqu'il est utile dans la plomberie et les câblages électriques des constructions ou des véhicules les plus divers.

Or, la Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique globale. Les fonds d'investissement chinois se sont emparés de cette nouvelle pour parier massivement à la baisse, et le marché physique n'a pas pu inverser la tendance. Au contraire : le cuivre entame sa saison creuse, un mois avant le Nouvel An chinois, les industriels cessent d'acheter du cuivre en prévision de cette grande pause dans l'activité du pays. D'où le décrochage brutal du cuivre qui a entraîné celui des actions des groupes miniers les plus dépendants du métal rouge comme Glencore, Freeport, Antofagasta, ou First Quantum. Désormais, les analystes se demandent quelle forme aura le « docteur cuivre » après le Nouvel An chinois, où normalement les commandes repartent de plus belle.

Publicado el 24/02/2016 - Modificado el 24/02/2016 - Por autor

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