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Alliance minière responsable, la PME française qui mise sur la bauxite en Guinée

Alliance minière responsable, la PME française qui mise sur la bauxite en Guinée
La bauxite est le minerai le plus utilisé pour la fabrication d'oxyde d’aluminium servant de matière première à la production d’aluminium métal.
http://amrbauxite.com
Une entreprise française, AMR, parie sur la bauxite en Guinée. La PME n'a pas d'expérience minière, mais elle a tout de même réussi à convaincre les investisseurs.

Première diffusion le 6/06/2016

C'est la première entreprise française à s'intéresser de nouveau à la bauxite en Guinée, vingt ans après le départ de Péchiney de Fria. Une toute petite entreprise, cette fois : AMR, ou Alliance minière responsable, inconnue il y a encore quelques mois, mais qui séduit un à un les investisseurs. Dernier en date : Xavier Niel, qui a fait fortune dans la téléphonie mobile, avec Free.

Les dirigeants d'AMR n'ont pas beaucoup plus de compétence dans la mine. Le président trentenaire, Romain Girbal, voulait lancer une affaire en Guinée, où il avait vécu adolescent. Il a d'abord songé au conditionnement de l'ananas à Kindia. C'est finalement sur le gisement de bauxite de Boké que le jeune homme a jeté son dévolu, lorsque les permis ont été redistribués par l'administration d'Alpha Condé.
 
AMR avait entre les mains les cartes des géologues soviétiques. Les investisseurs se sont laissé convaincre : des repreneurs de société, avec plus d'expérience dans l'immobilier ou les déchets, que dans la mine. Mais aussi Anne Lauvergeon, ex-PDG d'Areva, mise en examen depuis dans l'affaire Uramin, grand fiasco minier.
 
Mais grâce aux fonds collectés, AMR a pu terminer sa campagne d'exploration : 900 forages menés par une société guinéenne fondée par les Russes, Geoprospect, ont révélé un bon potentiel : 450 millions de tonnes de bauxite de qualité. Maintenant AMR se dit confiante sur l'obtention du permis d'exploitation de Boké en septembre prochain.
 
Pour en faire quoi ? Extraire la bauxite en embauchant 400 personnes, et exporter le minerai guinéen, affirme son jeune président. La Chine en a besoin pour compenser les embargos décidés par l'Indonésie et la Malaisie.
 
Le gisement est bien placé, à 35 km de la côte. Mais le terminal d'exportation, qu'il faudra partager avec un autre opérateur minier, n'est pas encore précisé.

Publicado el 04/07/2016 - Modificado el 04/07/2016 - Por autor

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