#El francés en la actualidad

Respirateur

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Le Royaume-Uni va envoyer mille respirateurs en Inde. Un geste modeste peut-on penser, mais qui témoigne d’une vraie solidarité et devrait aider à la lutte contre une épidémie qui ne désarme pas dans ce pays. Et, même sans avoir de connaissance technique ou médicale, on comprend avec le simple bon sens que ces respirateurs sont des appareils qui aident à respirer. En effet, l’un des symptômes les plus dangereux du Covid se localise autour des fonctions respiratoires. Ces outils servent donc à ce que la respiration, en générale fonction réflexe, mais qui demande de l’énergie, s’effectue en causant moins de dépense énergétique au patient. Ce n’est pas, bien sûr, un appareil qui respire à sa place, mais il le fait respirer, il aide à le ventiler, et facilite l’oxygénation du sang.

Le mot respirateur était d’ailleurs utilisé depuis longtemps, et un peu délaissé, pour désigner un simple tube de plastique coudé, avec un embout qu’on mord, et qui sert à respirer lorsqu’on a la tête dans l’eau. Les nageurs l’utilisent beaucoup quand ils ont un masque qui leur permet devoir sous l’eau. Mais aujourd’hui, on utilise davantage le mot tuba, emprunté au vocabulaire des instruments de musique et qui évoque le simple tube qui permet d’inhaler de l’air.

Car c’est bien cela, respirer : inhaler de l’air. Une fonction vitale évidemment : on ne peut se passer de respirer bien longtemps : on meurt très vite, sans air. Ce qui fait que le verbe a développé des sens figurés très compréhensibles.

Respirer, c’est ainsi se sentir à l’aise, bien dans sa peau. Ne pas avoir du mal à vivre. Mais souvent le verbe, dans cet emploi, est accompagné d’un adverbe ou d’un complément : je respire délicieusement, dès que je suis en vacances. Comme si d’ailleurs ne pas respirer, pendant un temps assez court, était lié à l’angoisse, à l’attente d’un dénouement ou d’un verdict. « Ouf je respire ! », c’est-à-dire, me voici bien soulagé. Respirer est donc souvent associé au soulagement, et même à un rythme plus tranquille après une période particulièrement oppressante. On le voit la respiration est souvent à une certaine idée du naturel, ce qui se confirme si l’on pense à l’expression fréquente « il ment comme il respire ! »

Avertissement !  
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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