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Journal en français facile du 22/11/2015

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RFI
Journal en français facile du 22/11/2015 - 20h00 - 20h10 TU

Priscille Lafitte :
Il est 20h en Temps universel. C'est l'heure de votre journal en français facile 
JINGLE 
Un journal co-présenté avec vous Sylvie Berruet, bonsoir. Dans l'actualité de ce dimanche 22 novembre,  Bruxelles est toujours sous alerte maximale. Le gouvernement a prolongé cette alerte jusqu'à lundi soir. 

Sylvie Berruet :
En France,  premières obsèques, premières cérémonies funèbres, à la mémoire d'une des victimes des attentats du 13 novembre. Il s'agit de Sébastien Proisy, qui était âgé de 38 ans. 

PL :
La Crimée n'a plus d'électricité depuis la nuit dernière. Cette péninsule, située au sud de l'Ukraine, se retrouve dans le noir. Le premier ministre parle d'un acte terroriste. 

SB :
Nous terminerons par le mot de la semaine, avec Yvan Amar : "faire débat".

SB :
Et on se rend d'abord à Bruxelles, encore paralysée ce lundi. Les écoles seront fermées, tout comme les stations de métro. 

PL :
une situation exceptionnelle, qui dure depuis samedi, et qui est décidée par le gouvernement belge : les menaces d'attentat sont sérieuses et imminentes, c'est à dire que les risques que des djihadistes commettent des attaques terroristes sont élevés, sont grands. Concrètement, les habitants de Bruxelles doivent éviter le métro, les bars, les cinémas, les matchs de foot. Bref, tous les lieux publics. La Gare du Midi n'est pas fermée,  elle fonctionne normalement vers les autres villes de Belgique, il est toujours possible de prendre le train vers Paris. mais la sécurité est renforcée.
Reportage de Laxmi Lota

À la gare du Midi, des panneaux informent les voyageurs : les accès aux quais 3 a 6 sont limités suite aux mesures de securite de niveau 4. Les contrôles sont renforcés avant d'accéder au Thalys, direction Paris ou Amsterdam. Certains voyageurs n'ont pas pris leurs précautions : pour pouvoir accéder au train, il faut montrer une piece d'identité et son billet. Des agents de sécurité en gilet orange, ainsi que la police effectuent ces vérifications pour chaque passager.
Les valises peuvent aussi être ouvertes et fouillées, mais pas systématiquement. L'accès aux trains régionaux se fait lui normalement. Dans le hall de gare, les cafés et commerces sont ouverts. Et pour bien montrer que la vie suit son cours, des cheminots ont même annonce un préavis de greve ce soir à Charleroi et Namur.

SB :
Les attentats du 13 novembre à Paris : des marches ont été organisées dans plusieurs villes de France  des marches "pour la paix", comme à Montpellier et à Concarneau, en Bretagne. 

PL :
le chanteur du groupe Eagles of Death Metal, Jesse Hughes, qui se produisait au Bataclan au moment du carnage des attaques, s'est exprimé pour la première fois dans une interview. Il rend hommage aux nombreuses personnes qui sont mortes en cherchant à protéger leurs amis, en s'interposant entre leurs amis et les terroristes. Un grand nombre d'obsèques, d'enterrement, des 130 morts vont se dérouler au cours de la semaine. Un enterrement déjà eu lieu, celui de Sébastien Proisy, 38 ans, dans la ville de Hasnon, dans le nord de la France. Tous les frais liés aux enterrements sont pris en charge par le Fonds de garantie des victimes du terrorisme qui couvrira de manière plus générale tous les préjudices subis par les victimes et leur familles.
Anna Piekarec

Le Fonds de garantie des victimes du terrorisme va traiter autant de dossiers que depuis sa création en 1986, c’est-à-dire 4000 ! Il s’agira d’indemniser les familles des 130 personnes tuées dans les attentats ainsi que les 350 blessés. Le montant de l’indemnisation dépendra des préjudices et des séquelles, comme le précise Stéphane Gicquel de la Fédération nationale des victimes d’attentats. (interview) 
Les premières avances doivent être versées aux victimes et à leurs familles dans un délai d’un mois pour leur permettre de prendre le temps d’analyser la situation. Après le processus peut durer longtemps et il faut se faire aider. (interview)
Le coût de l’indemnisation des victimes du 13 novembre va se chiffrer à plusieurs centaines de millions d’euros.

Un hommage national sera rendu vendredi aux Invalides.

SB :
La Crimée se retrouve plongée dans le noir.  Ce territoire, qui est tout proche géographiquement de l'Ukraine, mais est rattaché à la Russie depuis plus de 6 mois, n'a plus d'électricité. 

PL :
Dans la nuit de samedi à dimanche, des lignes à haute tension, qui acheminent, transportent l'électricité, ne fonctionnent plus. Elles auraient été sabotées. Les autorités de la Crimée ont dû instaurer l'état d'urgence. Détails, avec Etienne Bouche, depuis Moscou.

C'est au début de la nuit que la Crimée s'est retrouvée sans électricité. La péninsule de la mer Noire, qui a été rattachée de manière controversée à la Fédération de Russie, reste dépendante de l'Ukraine - c'est son espace économique naturel. Sur le continent, dans la région de Kherson, quatre lignes à haute tension alimentent la Crimée. Aujourd'hui elles ont toutes hors service, apparemment victimes de sabotages. La responsabilité de ces actes reste floue.
Depuis cette nuit, la Crimée se retrouve donc plongée dans le noir. L'état d'urgence a été instauré. Le ministère russe des Situations d'urgence a indiqué que les générateurs de la péninsule ont été mis en marche, notamment pour alimenter les hôpitaux et les établissements d'urgence. Au milieu de la nuit, certaines villes comme Simféropol et Yalta étaient partiellement connectées.
Les autorités locales assurent pouvoir fournir 1/3 seulement des besoins en électricité de la péninsule. Le Premier ministre de Crimée, Sergueï Aksionov, considère qu'il s'agit d'un « acte terroriste ». En raison de l'état d'urgence, la journée de lundi ne sera pas travaillée.

Etienne Bouche, Moscou, RFI

SB :
des élections se tiennent ce dimanche en Argentine 

PL :
C'est le second tour de l'élection présidentielle, qui oppose Daniel Scioli, candidat soutenu par l'actuelle présidente Cristina Kirchner, et Mauricio Macri, candidat de centre-droit. Mauricio Macri est le favori des derniers sondages. 

SB :
On termine ce journal en français facile avec l'expression de la semaine, décryptée par Yvan Amar.

PL :
On parlait tout à l'heure de la Crimée, et des raisons de la coupure d'électricité : cela fait débat.  "faire débat", une expression que l'on utilise beaucoup dans les médias. Yvan Amar

L’interdiction de manifester en France en réaction aux attentats de la semaine dernière, faity débat. On l’a entendu sur RFI et ailleurs, avec cette formule qui justement fait débat : de nombreux puristes de la langue s’insurgent, c'est-à-dire qu’ils sont mécontents et qu’ils le disent, d’entendre cette expression, assez courante depuis quelques années. Il est vrai qu’elle est récente. Son sens est bien facile à comprendre : ça fait déat, c'est-à-dire ça provoque un débat. Tout le monde n’est pas d’accord et les discussions sont vives : on en parle, on échange des idées, des opinions, des arguments.. Alors qu’est-ce qui peut choquer dans cette façon de parler ?  D’abord le fait qu’elle soit relativement à la mode, et qu’elle corresponde à une façon de s’exprimer qu’on entend et qu’on lit beaucoup dans les médias. Il faut dire aussi que c’est construit sur un modèle qu’on retrouve souvent dans des formules fréquentes : ça fait sens, pour dire ça a du sens. Ces expressions plaisent justement à cause de leur construction : pas de préposition, pas de petit mot entre le verbe faire et le nom qui le suit. Comme s’il y avait un contact immédiat entre les deux idées. Ca fonctionne un peu comme une connexion électrique : les deux termes se touchent et ça provoque comme une étincelle. Il faut aussi se souvenir que ces expressions se sont construites sur des modèles qui existent depuis longtemps et qui font partie de la langue usuelle : ça fait peur, c'est-à-dire ça provoque la peur. Mais attention cette organisation des mots n’est pas  utilisée dans tous les cas. Par exemple on ne dit pas pour exprimer le contraire de faire débat « ça fait consensus ». Ou en tout cas on ne le dit pas souvent, même si j’ai pu l’entendre ici et là.. Et on ne dit jamais « ça fait querelle » ou « ça fait réconciliation » !

PL :
Ça fait débat, une expression décortiquée, expliquée par Yvan Amar. C'est ainsi que s'achève ce journal en français facile,  merci de l'avoir suivi. Vous pouvez retrouver le texte, la version écrite du journal, sur le tout nouveau site, tout beau tout neuf : RFI savoirs. 

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