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Journal en français facile 29/08/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. J’ai la chance de le présenter avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. 

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Marie, bonsoir à tous.

MC : À la Une : la rébellion des Farc, en Colombie, reprend les armes. Elle tourne donc le dos aux accords de paix de 2016. Le président promet une réponse sévère.

ZK : La crise économique en Argentine risque de coûter très cher à Mauricio Macri. Le président est candidat à l’élection présidentielle du 27 octobre. Le pays a des difficultés à rembourser ses dettes.

MC : Et puis en Italie, Giuseppe Conte va former un nouveau gouvernement. Il sera surtout composé de membre du Parti démocrate et du Mouvement 5 Étoiles. La Ligue de Matteo Salvini sort du paysage politique.

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ZK : Le président colombien annonce une opération militaire contre les anciens chefs de la rébellion des Farc.

MC : Ivan Duque a ordonné la création d’une unité spéciale pour poursuivre ces ex-guérilléros, qui ont annoncé dans une vidéo qu’ils allaient reprendre les armes. On y voit Ivan Marquez ex-numéro 2 des Farc, entouré d’hommes et de femmes armés. Il accuse l’État colombien de ne pas avoir respecté les accords de paix de 2016. Cette annonce fait renaître les divisions au sein de la classe politique, autour du processus de paix. Les précisions de Stefanie Schüler.

Le premier à réagir est Alvaro Uribe. L’ancien président colombien avait mené une guerre sanglante contre les FARC et reste un ennemi juré des accords de paix. Il n’est que 5 heures du matin quand il écrit sur Twitter ne pas être surpris : « Il n’y avait pas de paix ici. Il n’y avait qu’une amnistie pour les responsables de crimes atroces ». Son successeur, Juan Manuel Santos, qui avait initié et signé les accords de paix entre le gouvernement et la guérilla, se veut au contraire plus déterminé que jamais : « 90 % des anciens guérilléros des FARC sont toujours dans le processus de paix », indique l’ex-chef d’État pour qui « les dissidents doivent être punis ». Des propos soutenus par l’ancien numéro 1 de la guérilla qui dirige aujourd’hui le parti issu des ex-FARC : « Une honte », c’est ainsi que Jorge Lodoño qualifie l’annonce de ses anciens compagnons d’armes avant d’assurer : « Nous sommes toujours là, prêts à agir dans la légalité en faveur du processus de paix ». De son côté le gouvernement colombien dit craindre une future alliance entre la nouvelle guérilla des FARC et l’autre groupe armé de Colombie, l’ELN. Une alliance derrière laquelle Bogota voit déjà la main du voisin vénézuélien.

ZK : Au Brésil, l’utilisation du brûlis agricole est interdite pendant soixante jours.

MC : Le président Bolsonaro a pris cette décision pour essayer d’arrêter les incendies gigantesques qui détruisent la forêt amazonienne. Le brûlis, c’est une technique qui consiste à mettre le feu à une zone forestière pour libérer de la place pour des cultures ou des élevages d’animaux.

ZK : En Argentine, la valeur de la monnaie, le peso, a encore baissé aujourd’hui. Conséquence de l’annonce des difficultés économiques du pays.

MC : Buenos Aires a demandé au Fonds Monétaire International de rééchelonner sa dette, c’est-à-dire d’organiser autrement le remboursement d’un prêt de 57 milliards de dollars. En échange, le pays promet de faire attention à ses dépenses. Si la crise continue, elle pourrait avoir des conséquences politiques. L’analyse de notre correspondant Jean-Louis Buchet.

Si elle n’est pas aussi brutale qu’on pouvait le craindre, la réaction des marchés traduit bien une défiance croissante à l’égard de Mauricio Macri. En annonçant mercredi soir qu’il allait rééchelonner le paiement de ses dettes avec des investisseurs privés et demander au FMI un nouveau calendrier pour le remboursement du crédit stand-by que celui-ci lui a octroyé en 2018, le gouvernement avoue ne pas pouvoir faire face à ses échéances. La tourmente monétaire qui a suivi la défaite de Macri aux primaires du 11 août face au péroniste Alberto Fernández l’a obligé à prendre ces mesures, qu’on savait inévitables, mais dont on pensait qu’elles seraient au menu du président qui prendra ses fonctions le 10 décembre. Macri est toujours candidat à sa succession, mais tout le monde pense que le vainqueur des primaires s’imposera à la présidentielle. L’ennui, c’est que le scrutin est prévu le 27 octobre et que le temps se fait long pour un gouvernement considéré partant et très affaibli. Les montants en jeu sont énormes : 66 milliards de dollars de dettes à court et moyen terme, 57 milliards pour le crédit du FMI. Il n’est pas encore question de défaut de paiement, mais, si la défiance continue et les négociations s’enlisent, la présidentielle pourrait être avancée. Jean-Louis Buchet, Buenos Aires, RFI.

ZK : Dans le sud du Yémen, le nouveau front, ouvert il y a quelques semaines, s’installe dans la durée.

MC : La ville d’Aden est repassée sous le contrôle des séparatistes, cette rébellion qui souhaite faire du sud, un pays indépendant. Hier, les forces gouvernementales annonçaient pourtant en avoir repris le contrôle. La rupture est violente entre les deux camps. Ils étaient pourtant unis ces dernières années pour combattre la rébellion chiite des Houthis, dans le Nord. Nicolas Falez, cette « guerre dans la guerre » pose également la question des alliances régionales.

Malgré une offensive des forces loyalistes, les séparatistes du sud sont de nouveau maîtres d’Aden. C’est un revers pour le camp gouvernemental qui affirme que ses troupes ont été visées par des frappes aériennes des Émirats arabes unis. Si cette information est confirmée, elle pourrait être lourde de conséquences pour la coalition régionale en guerre au Yémen, Arabie Saoudite et Émirats arabes unis en sont les principaux belligérants et se battent depuis 2015 contre la rébellion chiite des Houtis. Mais Saoudiens et Émiriens n’ont pas les mêmes alliances sur le sol yéménite. Riyad soutient le Président Abed Rabbo Mansour Hadi alors que les Émirats arabes unis ont tissé des liens avec les séparatistes. Ces derniers rêvent de ressusciter le Yémen du Sud, qui fut indépendant jusqu’en 1990. Désormais, ce sont les armes qui parlent entre les sudistes et le camp gouvernemental. Ce qui pose la question de la solidité de la coalition régionale qui les soutient.

ZK : En Grande-Bretagne, les conséquences de la décision de Boris Johnson. La cheffe du parti conservateur écossais démissionne.

MC : Dans une lettre Ruth Davidson explique qu’elle quitte son poste à cause d’un conflit avec le Premier ministre à propos du Brexit. Boris Johnson a demandé hier au parlement d’arrêter ses travaux pendant cinq semaines, à l’approche de la date prévue de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. De son côté, l’opposition travailliste a annoncé qu’elle lancerait un débat en urgence la semaine prochaine pour empêcher le Premier ministre d’aller au bout de sa décision.

ZK : En Italie, Matteo Salvini se retrouve exclu du jeu politique. Le chef de la Ligue appelle ses soutiens à une grande manifestation à Rome mi-octobre.

MC : Celui qui est encore ministre de l’Intérieur espérait, à faisant éclater sa coalition avec le Mouvement 5 Étoiles, l’organisation de nouvelles élections. Il a perdu son pari. Le Premier ministre sortant Giuseppe Conte a accepté de former un gouvernement basé sur les sociaux-démocrates du PD et les populistes du Mouvement 5 Étoiles. Juste après avoir rencontré le président Matarella, il a promis une équipe plus juste.

« Je le précise tout de suite : ce ne sera pas un gouvernement contre quoi que ce soit, ce sera un gouvernement pour le bien des citoyens, pour moderniser le pays, pour rendre notre nation encore plus compétitive sur la scène internationale, mais aussi plus juste, plus solidaire et plus inclusive. C’est le moment du courage et celui de la détermination : le courage de forger un meilleur pays et la détermination de poursuivre cet objectif sans se laisser freiner par aucun obstacle ».

MC : Propos recueillis par Vincent Souriau.

ZK : L’Ukraine a aussi un nouveau Premier ministre. Le plus jeune de son histoire, 35 ans.

MC : Oleksii Gontcharouk est peu connu du grand public. Ancien avocat, partisan de réformes économiques libérales, c’est un nouveau visage, que le président Volodymir Zelensky a présenté au parlement. Un parlement qui a approuvé ce choix avec une rapidité inédite.

ZK : En France, l’affaire des sondages de l’Élysée : plusieurs anciens proches de Nicolas Sarkozy vont connaître un procès.

MC : Claude Guéant, l’ancien secrétaire général de la présidence puis ministre, Patrick Buisson, l’un des conseillers de Nicolas Sarkozy ou encore Emmanuelle Mignon, son ex-directrice de cabinet. L’Association Anticor les accuse d’avoir commandé des sondages, sans passer par le processus obligatoire d’appels d’offres. Il permet à plusieurs entreprises de proposer leur service. L’ancien président ne risque rien dans cette affaire, mais il reste poursuivi dans d’autres dossiers judiciaires. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci Zéphyrin Kouadio. Vous pouvez réécouter ce journal sur notre site savoirs.rfi.fr.

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