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Journal en français facile 28/09/2019 20h00 GMT

28 Septiembre 2019
Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel, merci d’écouter RFI. Bienvenue pour votre journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter, Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : Au sommaire de ce journal : un premier tour de présidentielle en Afghanistan, marqué par des violences et des attaques menées par les talibans. Pour le moment le bilan provisoire est de cinq morts et près de quarante blessés. À Hong Kong, nouvelle journée de manifestations, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées. Un nouveau samedi de mobilisation un peu particulier puisqu’il survient cinq ans jour pour jour après le début du mouvement des parapluies. La qualité de l’air est habituelle assure le préfet de Normandie ce samedi, deux jours après l’incendie de l’usine Lubrizol près de Rouen. Pourtant aujourd’hui, de mauvaises odeurs se font encore sentir, et des habitants ont des maux de tête. Puis, c’est l’américain Christian Coleman qui a remporté ce soir, la finale du 100 mètres hommes, lors des championnats du monde d’athlétisme à Doha.

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SB : Pour commencer, des violences lors du premier tour de la présidentielle en Afghanistan.

AM : C’était la crainte, la peur des autorités pour ce premier vote. Les 9 millions 600 000 électeurs afghans devaient choisir entre 18 candidats, dont le président sortant. Les talibans avaient prévenu, plusieurs fois, qu’ils s’en prendraient à des bureaux de vote, notamment depuis que leur dialogue entamé avec les États-Unis est au point mort, c’est à dire est stoppé. Les attaques du jour ont fait cinq morts et près de quarante blessés. Un bilan qui devrait encore augmenter Christophe Paget.

Le bilan paraît très faible par rapport aux 60 morts des législatives de l’an dernier. Et on se rappelle que lors du second tour de la dernière présidentielle en 2014, le bilan avait d’abord été négligeable avant de grimper à plus de 100 morts le lendemain du vote. Selon le ministre de la défense afghan ce samedi “l’ennemi a mené 68 attaques » - plusieurs centaines selon les talibans - « contre des bureaux de vote dans tout le pays ». À Kaboul, les forces de sécurité avaient investi les rues et interdit aux camions d’entrer dans la capitale. La campagne commencée fin juillet a été particulièrement sanglante, avec de nombreux attentats. Et la peur semble avoir fait en partie son œuvre, puisque selon la Commission indépendante afghane des Droits de l’homme la participation cette fois paraît basse, particulièrement celle des femmes. Pour ce qui est de l’organisation technique, la Commission électorale indépendante se félicite – « nous avons eu une bonne élection ». Mais, comme prévu, les plaintes sont surtout venues d’électeurs n’ayant pas pu voter, car leurs noms ne se trouvaient pas sur les listes, alors qu’ils y étaient l’an dernier lors des parlementaires. Ce qui fait évidemment craindre des fraudes, de quelle ampleur c’est toute la question. Résultats préliminaires attendus dans trois semaines.

AM : En Autriche, le vote c’est demain. Les électeurs doivent aller aux urnes pour les législatives. Un scrutin provoqué par l’Ibizagate, le nom donné à un scandale de corruption qui a touché le FPE, le parti d’extrême droite et qui a mis fin à la coalition, l’alliance, avec les conservateurs qui dirigeaient le pays depuis décembre 2017.

SB : De la violence à Hong Kong ce samedi. Des dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie se sont rassemblés.

AM : Et ce, cinq ans jour pour jour après le début du Mouvement des Parapluies. À l’époque comme aujourd’hui, les dizaines de milliers d’étudiants mobilisés protestaient contre une proposition de réforme de Pékin jugée peu démocratiques. Les parapluies, un mouvement de révolte, l’aîné de celui qui secoue depuis plusieurs mois le territoire semi-autonome. Reportage sur place, Florence de Changy.

« Pour notre patrie, démocratie maintenant ! » Cinq ans après le coup d’envoi du mouvement des parapluies, les slogans ont à peine changé et Hong Kong vit l’acte 2 de sa révolte politique. Le jeune leader Joshua Wong, l’une des figures les plus reconnues du mouvement étudiant de 2014 a choisi la journée symbolique du 5e anniversaire du mouvement des parapluies pour annoncer sa candidature aux élections de district de novembre, après une tournée de lobbying pour Hong Kong en Allemagne et aux États-Unis : « Il y a cinq ans, nous avions dit que nous serions de retour et nous sommes à présent de retour, avec une détermination encore plus forte et avec maintenant le soutien de plusieurs millions de Hongkongais ». Mais le député de l’opposition Chu Hoi Dick rappelle que la route est encore longue. « Les Sud-Coréens se sont battus pendant 30 ans pour obtenir la démocratie, un combat aussi long pour que Taiwan obtienne la démocratie. Mais on a montré que rien ne peut nous arrêter dans ce combat ». Illustration du combat qui continue : La journée de fête nationale chinoise du 1er octobre a déjà été rebaptisée par les Hongkongais, journée de tragédie nationale. Florence de Changy Hong Kong RFI.

AM : La situation de l’air est normale. Voilà ce qu’a déclaré Pierre-André Durand ce samedi, lors d’une conférence de presse. Le préfet de Normandie veut rassurer, deux jours après l’incendie qui a touché l’usine chimique Lubrizol, près de Rouen dans l’ouest de la France. Des députés de gauche ont appelé à l’ouverture, dès la semaine prochaine d’une commission d’enquête parlementaire sur cet incendie.

SB : RFI, il est 22h06 à Paris, 20h06 à Dublin. Quelques spectateurs irlandais ont pu assister à un très beau spectacle cette semaine.

AM : Un spectacle aussi rare que surprenant. Un couple de baleines à bosse a été observé, a été vu, au large des côtes de Kerry dans le sud-ouest de l’Irlande. Jusqu’ici pourquoi pas, mais ce qui est étonnant, c’est que ce même couple a été observé, il y a vingt ans. Le récit, Emeline Vin.

On les connaît sous le nom de « numéro 1 » et « numéro 2 »… Ces deux baleines à bosse, d’une quinzaine de mètres de long, sont reconnaissables grâce aux marques distinctives présentes sur leur nageoire caudale. En 1999, c’étaient les premiers spécimens à entrer dans le registre du groupe d’observation irlandais des cétacés. L’Irish Whale and Dolphins Group a exprimé sa surprise de revoir les deux baleines, ensemble, aussi longtemps après leur première apparition documentée. Ce n’est pas rare de voir des cétacés, baleines, dauphins, au large des côtes, à l’automne. L’Irlande est un point de passage lors de leur migration entre l’Afrique et la Scandinavie. Mais au-delà de la jolie histoire… Si les baleines reviennent sur la côte ouest-irlandaise, c’est qu’elles y sont tranquilles et surtout qu’elles y trouvent à manger, du hareng, du cabillaud. Un signe de bonne santé pour les eaux irlandaises. L’histoire de numéro 1 et numéro 2 n’est pas tout à fait isolée… Il y a vingt ans, une troisième baleine les accompagnait. Elle, elle a déjà été revue 14 fois, dont une cette année. L’animal a été surnommé Boomerang. Emeline Vin, Dublin, RFI.

SB : Un joli spectacle également, ce soir à Doha au Qatar, lors des championnats du monde d’athlétisme.

AM : Joli spectacle pour Christian Coleman, vainqueur de la finale du 100 mètres. RFI il est 22h07 à Paris, l’heure de retrouver Yvan Amar et le mot de la semaine.

Des traders qui se transforment en musiciens de rue ? C’est bien ce qui se passe à New York, en tout cas pour certains d’entre eux, et Rfi vient de le rapporter. Alors un musicien des rues, on comprend bien ce que c’est. On l’imagine bien sympathique, mais en général pas très riche, vivant au jour le jour, se moquant un peu de la réussite sociale et financière. Un préjugé probablement ! Car les traders qui font le samedi soir de la musique dans la rue sont à l’opposé de cette image. De qui s’agit-il donc quand on parle de traders ? Le mot peut se traduire par opérateur de marché. Il s’agit de négociateurs qui jouent à la bourse, en achetant et revendant de façon souvent très rapide, et en spéculant, en jouant, en devinant les fluctuations du marché, c’est-à-dire les mouvements, les hausses et les baisses. Trader vient de l’anglais, et le mot arrive plutôt d’Amérique. Il a gardé son orthographe à l’anglaise, même si la syllabe finale permettrait qu’on le francise : son usage très courant n’est peut-être pas assez ancien ; d’autre part, cet accent américain que ça lui donne va bien avec l’image du mot. Enfin, même si le suffixe ressemble à son homologue français, le reste est tout à fait anglo-saxon ! On parle parfois aussi de broker, dans un sens assez semblable, et avec un mot tout aussi anglicisant. Et là encore, le radical est purement anglo-saxon. Devrait-on parler de courtier ? Le courtier le plus souvent négocier directement pour le compte de clients, alors que le trader travaille, non pas de façon indépendante, mais pour un établissement bancaire. Et puis il y a un troisième mot très courant, bien qu’encore familier, qui appartient au même univers : le dealer. Mais le mot est passé en français dans un cadre bien différent : celui qu’on appelle un dealer est un revendeur de drogue, qui fait un commerce illicite, en général sur une petite échelle, vendant des produits interdits à des consommateurs. Il ne fait donc ni dans le gros ni dans le demi-gros, pour reprendre des termes commerciaux : il vend au détail, parfois à la sauvette. Et fréquemment, on dit de lui qu’il deale.

AM : Le mot de la semaine, trader, présenté comme chaque jour par Yvan Amar. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci de l’avoir suivi, merci aussi à Sylvie Berruet. N’oubliez pas que vous pouvez le retrouver, à tout moment, sur notre site www.rfi.fr à la rubrique savoirs.

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