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Journal en français facile 27/02/2022 20h00 GMT

Studio RFI
GUERRE EN UKRAINE : pour l'ONU, l'idée d'un conflit nucléaire en Europe est inconcevable ; et autres nouvelles.

Transcription

Johanne Burgell : Merci d’écouter Radio France Internationale, il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour le présenter avec moi, Mehdi Medded, bonsoir Mehdi.

Mehdi Medded : Bonsoir Johanne bonsoir à tous.

JB : Un journal consacré une nouvelle fois à la situation en Ukraine. La guerre se poursuit au 4e jour de l'attaque russe dans le pays, la capitale Kiev résiste toujours. Mais aujourd’hui, le président russe, Vladimir Poutine, a franchi un nouveau stade, en tout cas dans la menace, faisant référence à l'utilisation possible de l’arme nucléaire. 

MM : L'Union européenne met en place de nouvelles sanctions contre la Russie. (Ndlr : le journaliste se trompe et dit « l'Ukraine »). Les avions russes n'ont plus le droit de passer par l'espace aérien européen. Bruxelles estime que la guerre va faire plus de 7 millions de personnes déplacées. 

JB : Puis ce conflit a aussi des conséquences sur le monde du sport. La Fifa, Fédération internationale de football, vient d'annoncer que la Russie devra jouer ses matchs sous un drapeau neutre.

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MM : L'ONU assure que l'idée d'un conflit nucléaire en Europe est inconcevable.

JB : Oui, c'est ce qu'a annoncé tout à l'heure le porte-parole des Nations unies, alors que Vladimir Poutine a brandi un peu plus tôt la menace nucléaire, au 4e jour de son offensive en Ukraine. Le président russe a annoncé qu'il mettait en place, je cite, « la force de dissuasion de l'armée russe ». On l’écoute.

« Chers collègues, vous voyez que les pays occidentaux ne prennent pas seulement des mesures économiques inamicales contre notre pays. Les dirigeants des principaux pays de l'OTAN font des déclarations agressives sur notre pays. Par conséquent, j'ordonne au ministre de la Défense et au chef de l'Etat-major de mettre les forces de dissuasion de l'armée russe en régime spécial d'alerte au combat ».

JB : Et de leur côté, pardon Medhi, les États-Unis ont dénoncé une escalade inacceptable et l'OTAN a aussi qualifié la conduite de Moscou d’« irresponsable ».

MM : L'Union européenne durcit le ton face à la Russie. 

JB : Elle ferme son espace aérien à tous les avions russes, y compris aux « jets privés des oligarques », en réponse à l'invasion de l'Ukraine. La présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen en a fait l'annonce tout à l'heure. Les médias russes, Russia Today et Spoutnik, eux sont désormais interdits de diffusion dans l'UE. Ils sont accusés de donner de fausses informations sur le conflit. Et puis autre mesure, l'Union européenne va acheter des armes, pour la première fois de son histoire et les livrer à l'Ukraine.

MM : Autre conséquence de ce conflit Johanne, des centaines de milliers d'Ukrainiens quittent leur pays. 

JB : Ils sont déjà près de 370 000 à avoir fui les combats en 4 jours et l’Union européenne s'attend à voir plus de 7 millions de personnes déplacées à cause de la guerre. Les ministres de l’Intérieur européens se sont réunis ce dimanche pour parler d’une protection temporaire automatique des réfugiés. Alors de quoi s’agit-il ? Laxmi Lota est à Bruxelles. 

C’est une directive européenne de 2001, mais qui n’a jamais été utilisée. Elle avait été décidée lors du conflit en ex-Yougoslavie. Lorsqu’il y a un « afflux massif » de réfugiés aux frontières extérieures, l’Union européenne peut mettre en place un système automatique : il permet aux personnes qui ont fui la guerre de recevoir rapidement une protection. Les Ukrainiens pourraient donc se voir accorder un droit de séjour temporaire dans l’UE pendant au moins un an. Ce statut peut être prolongé de deux ans maximum. Devenir résident temporaire éviterait aux Ukrainiens de passer par la procédure classique de demande d’asile. Pour l’instant cette directive spéciale n’est pas mise en place. « Il y a eu un long débat » explique le ministre de l’Intérieur français. Mais pas d’approbation de tous les États membres. Une nouvelle réunion des ministres de l’Intérieur est prévue jeudi. Ce système de protection des réfugiés sera une nouvelle fois à l’ordre du jour. Laxmi Lota, Bruxelles, RFI.

MM : Et c'est une première, l'armée russe reconnait qu'il y a eu des morts dans ses rangs.

JB : Oui, des soldats russes tombés au combat durant l'invasion de l'Ukraine, mais l'armée ne donne pas de chiffre précis. Le Kremlin est régulièrement accusé de ne pas parler de la mort des soldats russes pour ne pas choquer l'opinion publique. Alors que le pays est encore traumatisé par les différents conflits, notamment en Afghanistan et en Tchétchénie. 

MM : Et puis en France, Emmanuel Macron a convoqué un nouveau Conseil de défense, ce sera pour demain matin. 

JB : La France qui va porter une résolution, qui va défendre pardon…, à l'ONU une résolution pour garantir l'accès à l'aide humanitaire en Ukraine. Pour rappel, Paris a décidé samedi de renforcer son soutien à l'Ukraine, en particulier en équipements de défense, et de durcir ses sanctions contre la Russie, visant notamment l'accès à la plateforme bancaire Swift.

MM : Le G7 menace d'imposer de nouvelles sanctions à la Russie.

JB : C'est ce qu'affirme le groupe des 7 ce soir dans un communiqué. Alors qu'au rayon des sanctions économiques, l'Union européenne et ses alliés occidentaux avancent comme on l'a vu. Un accord politique vient tout juste d'être trouvé à Bruxelles pour bloquer les transactions de la banque centrale russe. Une façon d'affaiblir profondément Moscou. Précisions Alexis Bédu.

C'est la mesure la plus virulente. L'arme ultime en termes de sanctions économiques et financières. L'Union européenne cherche à paralyser les réserves de change de la banque centrale russe. Des réserves qui atteignent 640 milliards de dollars. Parmi lesquels 100 milliards sont placés à l'étranger. La proposition de Bruxelles, c'est de geler ces actifs russes pour étouffer financièrement le pays. Christopher Dembik est responsable de la recherche économique chez Saxo Bank. « Ça veut dire quoi si on fait cela ? Ça veut dire qu'on va réduire automatiquement la capacité de la Banque centrale russe à soutenir l'économie face aux sanctions. Puisqu’elle aura moins de réserves de change, elle va les utiliser avec parcimonie, et donc automatiquement, ça voudra dire que les sanctions qui sont prises ou d'autres sanctions qui pourraient venir serait beaucoup plus efficace pour nuire à l'économie et au système financier russe. Et surtout dans un premier temps, probablement à la monnaie russe qui va probablement s'effondrer. En termes de sanctions économiques et financières à l'instant T ça va être dur de faire mieux. » Le bannissement des banques russes de la plateforme Swift peut être contourné par Moscou. Mais cette paralysie des réserves de change, une fois qu'elles auront été localisées pourrait avoir un impact désastreux sur l'intégralité de l'économie russe. 

JB : Les précisions d’Alexis Bédu.

MM : Décidément, la guerre en Ukraine touche aussi le monde du sport, Johanne.

JB : La Russie devra jouer sous la bannière neutre et les rencontres à domicile devront se jouer en dehors du territoire russe. C'est ce que vient de décider la Fifa, la Fédération internationale de football. Depuis le début de la guerre, des compétitions ont été déplacées ou annulées, et des contrats sont actuellement menacés. Le milieu sportif affiche son opposition à l'invasion russe en Ukraine. Sophiane Amazian.

Ce dimanche, c'est la fédération tchèque de football qui refuse d'affronter la Russie en barrage pour la prochaine Coupe du Monde. Cette décision vient s'ajouter au refus de la Pologne, premier adversaire de la Russie dans ces barrages prévu le 24 mars prochain à Moscou. L'attaquant star de la Pologne Robert Lewandowski a d'ailleurs tweeté à ce sujet hier matin : « Je ne peux imaginer jouer en Russie ». Quelques heures plus tard, la Fédération suédoise s'est également exprimée contre la tenue d'un match face aux Russes. Hier soir, on a aussi appris la prise de recul du président de Chelsea : Roman Abramovitch, homme d'affaires russe, un proche de Vladimir Poutine. Il a annoncé confier la gestion de son club à sa fondation caritative. Et plus globalement, le Comité international olympique a demandé aux fédérations d'annuler ou de délocaliser tout événement sportif prévu en Russie ou en Biélorussie. Ce sera le cas des épreuves de ski alpin, des compétitions de boxe, pas de Grand Prix de Formule 1 non plus. Et pour terminer, l'un des enjeux de la semaine à venir, c'est ce partenariat entre l'UEFA et l'entreprise russe Gazprom, sponsor de la Ligue des Champions. Un contrat estimé à 40 millions d'euros par an.
 
JB : Sophiane Amazian du service des sports de RFI. Et pour terminer cette édition, j'ajoute que l'Union européenne vient de débloquer 450 millions d'euros pour fournir des armes à l'Ukraine. C'est une intervention de Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne. 

C'est la fin de ce Journal en français facile, merci Mehdi Meddeb d'avoir été avec moi, mais merci à tous pour votre fidélité à la radio du monde. 

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