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Journal en français facile 26/06/2022 20h00 GMT

Studio RFI
GUERRE EN UKRAINE : de nouvelles frappes russes sur Kiev ; et autres nouvelles.

Transcription

Johanne Burggel : À l’écoute de Radio France Internationale, il est 22 h à Paris, 20 h en temps universel. Bonsoir et bienvenue à tous dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour le présenter avec moi, Vincent Dublange, bonsoir Vincent.

Vincent Dublange : Bonsoir Johanne, bonsoir à tous.

JB : Au sommaire : de nouvelles frappes russes sur Kiev, la capitale ukrainienne. Moscou assure avoir visé une usine de production de missile. Une guerre qui se poursuit et qui est au cœur des discussions entre les dirigeants du G7.

VD : En Turquie, la gay pride avait été interdite à Istanbul, mais cela n'a pas empêché des militants LGBT de défiler, malgré la répression de la police et des dizaines d'arrestations. 

JB : Et puis l'Iran réalise un nouveau test de lanceur de missiles pour des recherches. Mais la communauté internationale estime que Téhéran utilise cette technologie pour développer enfaite des missiles balistiques.

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VD : De nouvelles sanctions ont été prises contre la Russie dès le début du sommet du G7.

JB : Les dirigeants des sept grandes puissances économiques du monde sont réunis en ce moment en Bavière, c’est en Allemagne, alors que de nouvelles frappes ont visé la capitale ukrainienne. Nous y reviendrons dans un instant. Le G7 a décidé de mettre fin aux importations d'or russe. Cela fera des milliards de dollars en moins dans les poches de la Russie, selon le président américain Joe Biden. Ce sommet du G7 va durer 3 jours et l'ambiance entre dirigeant est pour le moment détendue, comme le raconte notre envoyé spécial sur place, Daniel Vallot.

Temps splendide et cadre idyllique de cet hôtel de luxe perdu dans la montagne. Loin des manifestants altermondialistes, et à l’abri des caméras, en tout cas, de celles qui n’ont pas été conviées. Ambiance détendue comme il se doit pour un sommet du G7 dont l’un des objectifs reste d’afficher et de mettre en scène la bonne entente entre les dirigeants de ce club très fermé. Petite plaisanterie de Boris Johnson pour ouvrir le bal : faut-il tomber la veste et leur montrer nos pectoraux ? Référence aux photos viriles qu’affectionnait à une époque le président russe Vladimir Poutine. Vladimir Poutine qui n’est plus invité au G7 depuis 2014 et l’annexion de la Crimée, mais qui est bien évidemment au cœur de cette réunion avec la guerre en Ukraine. Les déclarations de soutien à l’Ukraine se multiplient, mais il y a aussi une proposition : formulée par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et le Canada, il s’agirait d’un embargo sur l’or russe. « Une façon de frapper au cœur la machine de guerre de Poutine » affirme Boris Johnson. Pour l'heure, les trois pays appartenant à l’Union européenne, la France, l’Allemagne et l'Italie, ne s’y sont pas engagés. Paris se dit favorable, il peut y avoir un accord de principe, dit l’Élysée, mais la décision in fine devra se prendre au niveau européen. Daniel Vallot, Garmisch-Partenkirchen, RFI.

VD : La guerre en Ukraine sur le terrain : de nouvelles frappes russes ont visé la capitale, Kiev. Un quartier résidentiel a été touché.

JB : Oui, le maire de la ville assure qu'une personne a été tuée et quatre autres blessées. La Russie affirme avoir frappé une usine de production de missiles, mais dit ne pas avoir visé une zone résidentielle, parlant de fausses informations. Difficile de vérifier de manière indépendante ces informations. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que depuis le début de la guerre, plus de 7 millions et demi d'Ukrainiens ont fui leur pays, selon l'ONU. Certains d'entre eux vivent désormais à Bruxelles. La capitale belge a décidé de mettre en place une cellule psychologique pour accompagner les familles d'accueil de ces réfugiés. En effet, la cohabitation peut devenir difficile avec le temps. Correspondance, Laxmi Lota.

Des familles d’accueil ont pu rencontrer ce week-end un psychologue spécialiste des parcours migratoires. « Comment dois-je m’y prendre quand la personne que j’héberge reste enfermée dans sa chambre ? », interroge par exemple cette Bruxelloise. Une autre explique que voyant la souffrance d’une réfugiée, elle lui a proposé de voir un thérapeute : mais sa proposition a été mal reçue, « je ne suis pas folle », lui a répondu la jeune femme ukrainienne. Christophe se demande pour sa part comment partir en vacances sans se sentir gêné. Plus de 7000 réfugiés ukrainiens sont accueillis par des citoyens à Bruxelles. Cela fait 4 mois. La barrière de la langue est toujours présente. Pour certains, c’est financièrement que cela pose problème : « prendre en charge deux adultes et trois enfants en plus, cela a un coût », confie un habitant. Ces familles peuvent mettre fin à leur accueil, mais « elles ressentent beaucoup de culpabilité », explique le directeur de la plateforme pour la santé mentale, à l’origine de cette cellule psychologique. Face à l’épuisement de certains accueillants, les autorités réfléchissent à des solutions d’hébergement à long terme. Laxmi Lota Bruxelles, RFI.

VD : Plusieurs milliers de personnes manifestent à Madrid pour dire non à l'OTAN.

JB : Oui, une protestation qui s'est tenue ce dimanche dans le centre de la capitale espagnole, pour demander la dissolution de l'Alliance Atlantique. Cela à deux jours de l'ouverture de son prochain sommet à Madrid. Des militants de gauche, des anticapitalistes, des écologistes, des féministes, ou encore des communistes ou encore le mouvement comme « Extinction Rébellion » ont défilé dans le calme et sous importante surveillance policière.

VD : Plus de 150 personnes ont été arrêtées en Turquie, lors de la marche des Fiertés.

JB : Comme chaque année, le rassemblement prévu à Istanbul avait été officiellement interdit par le gouverneur de la ville et comme chaque année, des militants LGBT ont subi une violente répression de la part de la police anti-émeutes qui a effectué des descentes dans des bars gays. Cela n'a pas empêché un petit groupe de trouver un chemin pour défiler à l'abri du regard de la police. Pour Ulgaz, un jeune homme transsexuel de 20 ans, cheveux teints couleur vert et jaune, pas question de rater l'évènement, malgré les risques. 

« C'est primordial, car nos libertés sont de plus en plus réduites et notre présence est même indésirable dans la rue, c'est pour ça qu'il est important de venir dans la rue aujourd'hui. Bien sûr que nous avons peur, mais nous devons prendre le risque, mais je ne voudrais pas que mes droits soient plus restreints. Déjà, on me crie parfois dessus dans la rue, surtout avec cette couleur de cheveux. Dans les toilettes, les gens me regardent méchamment, c'est courant pour moi ces choses-là et ma famille m'a complètement rejeté. » 

JB : Propos recueillis par notre correspondante Cerise Sudry-Ledu.

VD : Et puis de son côté, la Norvège a finalement célébré les Fiertés LGBT.

JB : Normalement prévue hier, cette marche avait été annulée après une fusillade faisant 2 morts et 21 blessés près d'un bar gay à Oslo. Ce dimanche, un hommage aux victimes a été rendu, cérémonie de deuil qui s'est tenue dans la cathédrale d'Oslo. Pour l'occasion, l'autel du vénérable édifice religieux avait été paré de drapeaux aux couleurs arc-en-ciel.

VD : Le ministère iranien de la Défense annonce avoir une nouvelle fois testé un lanceur de satellite.

JB : Un test avec un objectif de recherche, en tout cas, selon les Gardiens de la révolution. Un premier essai avait été effectué en février dernier afin de placer des satellites en orbite. Mais pour les pays occidentaux, avec la technologie utilisée pour le lancement des fusées, eh bien, Téhéran développe ses missiles balistiques. Correspondance, Siavosh Ghazi. 

La télévision iranienne a diffusé les images du lancement de cette fusée. Il s'agit du second test de ce nouveau lanceur à trois étages, qui utilise du combustible solide pour ses deux premiers étages et du combustible liquide pour son troisième étage. Ce qui permet à l’Iran d'augmenter la portée de ses lanceurs. Cette fusée peut placer des satellites à une altitude de 500 kilomètres. Selon les experts, cette technologie peut également être utilisée pour les missiles balistiques. Pour le moment, les missiles balistiques de l'Iran ont une portée maximale de 2 000 kilomètres, mais avec cette technologie leur portée peut augmenter encore. Ce qui inquiète les pays occidentaux. L'annonce de ce lancement intervient au lendemain de la visite du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, et l'accord de Téhéran pour redémarrer les négociations nucléaires avec les grandes puissances. Ces négociations sont bloquées depuis le mois de mars dernier. Téhéran exige en effet la levée des sanctions américaines contre les Gardiens de la révolution, ce que refuse Washington. Ce nouveau test montre en tout cas que l'Iran est déterminé à développer son programme balistique et spatiale malgré les accusations occidentales et israéliennes. Siavosh Ghazi, Téhéran, RFI.

VD : Enfin, un moment historique pour l'industrie spatiale australienne.

JB : Pour la première fois, un vol de la Nasa s'est déroulé depuis un site commercial situé hors des États-Unis. La fusée a en effet décollé de l'Outback australien, dans le nord du pays. L'engin transporte un petit télescope spatial décrit comme un « mini Hubble ».
C’est la fin de ce Journal en français facile, merci Vincent Dublange. 

VD : Merci à vous, bonne soirée.

JB : Et merci à vous pour votre fidélité.

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