#El francés en la actualidad

Journal en français facile 24/10 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Adrien Delgrange :
Bonsoir à tous! 
Il est 22h à Paris et Calais, 20h en Temps Universel. Merci à vous, vous avez choisi d'écouter RFI.

AD :
Et tous les jours à cette heure-ci, c'est l'heure du journal en français facile. Pour vous le présenter, je suis accompagné de Céline Pellarin. Bonsoir Céline.

Céline Pellarin :
Bonsoir Adrien, Bonsoir à tous.

AD :
Les titres de ce journal du lundi 24 octobre 2016 ?

CP :
Plus de 2300 Hommes et Femmes ont quitté volontairement le bidonville de Calais ce matin. Ils sont montés dans des autocars pour rejoindre des centres d'accueil en France.

AD :
Où en est l'offensive, l'attaque sur Mossoul après une semaine de combats ?
La coalition internationale dit avancer plus vite que prévu pour reprendre cette ville irakienne au groupe état islamique.

CP :
La Wallonie dit « non ».
Cette région du sud de la Belgique ne signera pas le CETA, le CETA est un accord de libre échange commercial entre l'Union européenne et le Canada.

AD :
Du football : Nous connaissons la liste des 30 joueurs retenus dans la course au « ballon d'or ». Le ballon d'or récompense le meilleur joueur de l'année et je peux déjà vous dire que la France et l'Argentine sont les pays les plus représentés dans ce concours. 
Voilà pour les titres.
Bienvenue à Tous.

CP :
Débutons ce journal par ce qui s'est passé ce matin dans le nord de la France, sur la commune de Calais. Les habitants d'un bidonville appelé « la jungle » ont été invités par les autorités françaises à quitter les lieux. 

AD :
Et cette opération évacuation, Céline, devrait durer plusieurs jours.
Car selon différentes sources il y aurait entre 6000 et 8000 personnes à vivre, à survivre dans ce bidonville. Mais depuis ce matin, en un seul jour, 2318 hommes et femmes ont été déplacés en autocar vers l'un des centres d'accueil du pays. Leur situation administrative sera examinée, étudiée par les autorités. Retour sur cette journée, avec Alice Pozycki :

2318 mises à l’abri, c’est un peu moins que l’objectif initial du gouvernement. A l’issue de cette première journée, l’état avait en effet prévu le départ de 3000 personnes à bord de 60 bus mais les migrants n’ont pas été aussi nombreux qu’espéré.
Devant l’affluence et la longue file d’attente de la matinée, une grande partie des afghans ont décidé de faire demi-tour, de retourner dans la jungle et revenir demain pour être de partout par groupe d’amis. 

Pour les mineurs isolés, le compte n’y est pas non plus, Bernard Cazeneuve a indiqué qu’ils étaient 600 à dormir dans les containers du centre d’accueil provisoire, 600 ce n’est même pas la moitié des enfants qui vivent seuls dans le bidonville.
Tout au long de la journée les départs se sont déroulés dans le calme à l’exception d’une certaine tension à l’entrée du hangar, les choses sont loin d’être terminées car les 2/3 des migrants vivants dans la jungle s’y trouvent encore, certains refusent de partir, ils attendent le dernier moment pour quitter les lieux.
Ceux-là bénéficient de quelques jours de répit supplémentaire car l’état n’a toujours communiqué de date butoir. Alice Pozycki, Calais, Rfi.

AD:
A noter : à l'heure actuelle, des rassemblements de soutien aux migrants ont lieu en France. C'est le cas à Nantes, Rennes et Paris. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies, exemple d’une pancarte de manifestants où l'on peut lire "aucun être humain n'est illégal".

CP :
5 français tués dans un crash d'avion ce matin à Malte.

AD :
L'avion devait effectuer des missions de reconnaissance en Méditerranée pour le ministère français de la Défense.
L'appareil s'est écrasé juste après son décollage tuant ainsi les cinq Français qui se trouvaient à son bord.
Plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour tenter de déterminer les causes du drame.

CP :
L'actualité en Irak : des combats pour reprendre du terrain au groupe État islamique se poursuivent.

AD :
« Après une semaine d'opération sur Mossoul, tous les objectifs ont été atteints jusqu'à présent », déclare l'émissaire du président américain pour la coalition internationale antijihadiste, intervenant en soutien aux forces irakiennes.
Mais qui participe précisément à l'opération contre le groupe État islamique ? 
La Turquie dit avoir dépêché des militaires en direction de Mossoul pour libérer cette ville irakienne contrôlée par les djihadistes du groupe État islamique, mais Bagdad affirme que la Turquie ne joue aucun rôle dans la bataille. Ecoutez, le Général Major Saad Maan, il est le porte-parole du ministère de l'Intérieur irakien.

« La Turquie ne participe pas à l’opération pour la libération de Mossoul. Elle n’a même pas l’autorisation du gouvernement irakien pour y participer.
Nous venons d’ailleurs de publier un communiqué officiel dans lequel on dément toute participation de la Turquie aux opérations à Mossoul.
Nos forces ont les moyens de se déployer sur le terrain. Elles montent sur les différents fronts. Elles prennent de nouvelles positions, de sécuriser les axes routiers, sur toutes les zones autour de Mossoul.

Ce dimanche nous avons d’ailleurs chassé les djihadistes de 13 villages. Depuis le début de l’opération il y a une semaine nous avons reconquis 51 villages. Certaines familles commencent même à revenir dans leur maison.
Dans ces régions, nos forces armées comptent aussi sur l’aide de la "mobilisation tribale" que nous avons armée. L’armée et la police fédérale irakiennes tiennent leurs positions dans toute la région. »

AD :
Le Général Major Saad Maan, porte-parole du ministère de l'Intérieur irakien, interrogé par notre envoyé spécial en Irak Sami Boukhelifa.

CP :
L’actualité à présent sur le continent africain. Au Cameroun, suite à l'accident de train à Eseka, le bilan s'alourdit, Adrien.

AD :
Soixante-dix-neuf personnes sont mortes dans le déraillement d'un train entre Yaoundé-Douala vendredi au Cameroun, et près de 600 autres sont blessées. Aujourd'hui était une journée de deuil national dans le pays.
La priorité maintenant pour les autorités camerounaises, c'est de lancer un appel au don du sang. La Croix rouge camerounaise mobilise ses réseaux, notamment dans les universités. Bernard Ayissi Nouma secrétaire général de la Croix Rouge camerounaise au téléphone avec Nicolas Sur.

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AD : Pour demander le retrait de la force de l'ONU (la Minusca) en Centre-Afrique.
Une journée « ville morte » était suivie ce lundi dans plusieurs quartiers de Bangui, la capitale, et ce à l'appel d'un collectif de la société civile centrafricaine. Des casques bleus ont bloqué des manifestants qui se dirigeaient vers le quartier général de la Minusca pour faire un sit-in devant le bâtiment.

CP :
Intéressons-nous au CETA : cet accord de libre-échange avec le Canada risque de ne pas être signé, puisque la Wallonie n'en veut pas Adrien.

AD :
D'ailleurs, le Premier ministre belge vient d'annoncer que son pays ne pourra pas signer en l’état cet accord commercial.
Charles Michel a tenu plusieurs réunions avec les dirigeants des régions du pays.
L’une d’elles, la Wallonie, dit « non » : les élus de cette région refusent de donner leur feu vert au CETA. Pour autant, Anastasia Becchio, il est encore tôt pour enterrer cet accord négocié depuis des années :

« La Commission n’a pas l’habitude de travailler avec des ultimatums ou des délais (…) il nous faut de la patience », a expliqué le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas.
La Belgique pourrait donc bénéficier de quelques semaines supplémentaires pour tenter de sortir de l’impasse. Le président du Conseil européen avait pourtant donné jusqu’à ce lundi soir à la Belgique pour faire connaitre sa position. Mais l’objectif, aujourd’hui est de tenter de sauver les meubles. Du temps, c’est ce que réclament les autorités wallonnes.
« Nous avons une marmelade de textes, 490 pages de traités, 1 100 pages d’annexes », a expliqué le président du parlement de cette région francophone du sud du royaume, sur RFI. André Antoine plaide pour une base juridique solide avec les Canadiens, qui pourra servir d’ossature aux futurs accords commerciaux conclus avec les États Unis ou la Chine.
Le chef du gouvernement wallon continue de demander plus de garanties face aux multinationales, qui auraient la possibilité de porter plainte contre un État adoptant une politique publique contraire à leurs intérêts.
« Nous ne voulons pas, dit Paul Magnette, que ça mette en cause les normes sociales, environnementales, la protection des services publics ». Une posture qui irrite son homologue flamand, favorable au CETA. « C’est une honte, dit Geert Bourgeois. Nous sommes la risée du monde entier ». 

CP : 
La Belgique avait jusqu’à ce soir pour faire connaitre sa position. La signature du CETA entre l'UE et le Canada est prévue pour jeudi, c’était Anastasia Becchio.

AD :
Parlons Football avant de refermer ce journal. La liste des prétendants au « Ballon d'Or 2016 » est désormais connue dans son intégralité. Parmi les français : Antoine Griezmann, Hugo Lloris, Dimitri Payet et Paul Pogba.

AD :
C’est la fin de ce journal en français facile présenté par Céline Pellarin

CP :
Et Adrien Delgrange

AD:
Mise en onde : Fabrice Violet. Et merci à vous, où que vous soyez sur la planète, de l'avoir écouté.

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