#El francés en la actualidad

Journal en français facile 24/05/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel (TU). L’heure de votre Journal en français facile avec Zéphyrin Kouadio à la co-présentation. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : plusieurs blessés légers après l’explosion d’un colis piégé dans le centre de Lyon. La section antiterroriste du Parquet s’est saisie de l’enquête.

ZK : L’émoi de la Première ministre britannique. Theresa May démissionnera le 7 juin. Elle l’a annoncé ce matin un départ sur fond de Brexit qu’elle n’aura pas réussi à mener à bien.

LB : La fin de la campagne pour les élections européennes. Derniers meetings avant une pause médiatique obligatoire, ce soir minuit et avant l’ouverture des bureaux de vote en France ce sera dimanche.

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ZK : Direction Londres, tout d’abord, où la Première ministre britannique a donc officialisé son départ ce vendredi. Theresa May va quitter son poste le 7 juin, pratiquement 3 ans après son arrivée au 10 Downing Street.

LB : À sa prise de fonction en juillet 2016, elle avait pour mission de mener à bien la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Un Brexit pour lequel ses compatriotes avaient voté à 52 %. 3 ans après, elle est donc poussée vers la sortie. Son remplaçant sera connu d’ici la fin du mois de juillet, mais la course pour le poste de Premier ministre a déjà commencé, plusieurs députés sont en effet candidats. Muriel Delcroix.

Les larmes de Theresa May n’ont pas l’air d’avoir dissuadé ses collègues puisque près d’une vingtaine de députés conservateurs n’ont pas fait mystère de leurs intentions. À commencer par les ministres de Theresa May, même ceux qui s’étaient montrés les plus loyaux. Une liste composée à peu près à égalité de femmes et d’hommes dont une majorité de brexiters plus ou moins intransigeants. Un point commun : ces personnalités ne sont ni très connues, ni très expérimentées, ni très charismatiques à l’exception de trois d’entre elles : Jeremy Hunt, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères qui s’est d’ailleurs signalé le premier ce vendredi : ancien remanier, il s’est très vite mué en avocat fervent du Brexit, allant jusqu’à comparer l’UE à l’Union soviétique. Il y a ensuite Michael Gove, le ministre de l’Environnement, fin tacticien et qui attend dans l’ombre depuis longtemps. Brexiter de la première heure, il est l’un des artisans de la victoire lors du référendum de 2016 aux côtés de Boris Johnson, avant de le poignarder dans le dos lors de la succession de David Cameron. Boris Johnson qui est bien sûr pour l’instant le favori. Cet avocat d’une sortie sans accord a confirmé vendredi sa candidature, mais son parcours pourrait être semé d’embûches : très populaire auprès de la base du parti il s’est fait de solides ennemis parmi les députés dont certains feront tout pour lui mettre des bâtons dans les roues.

LB : Cette annonce de la démission de Theresa May intervient sur fond d’élections européennes. Elles ont commencé hier au Pays-Bas et au Royaume-Uni justement. Aujourd’hui, c’est au tour des électeurs tchèques et irlandais de se rendre aux urnes. La plupart des autres pays de l’UE voteront dimanche, à commencer par la France où la campagne officielle se termine ce soir à minuit.

ZK : En France, justement, l’actualité c’est cette explosion d’un colis piégé à Lyon.

LB : Dans une rue très fréquentée du centre de la ville, plusieurs personnes ont été blessées. Les détails avec Stéphane Geneste.

Une explosion a donc eu lieu en fin d’après-midi dans une rue piétonne du centre-ville de Lyon, une explosion due à un colis piégé. Pour le moment, on recense au moins 10 blessés légers, dont un enfant, aucun pronostic vital n’est engagé. Un homme âgé d’une trentaine d’années est actuellement recherché par les enquêteurs, il circulait en vélo dans la zone. D’après des images de vidéo surveillance, il aurait déposé vers 17h30 un sac devant une boulangerie juste avant l’explosion. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête, le procureur de Paris, Remi Heitz, est attendu sur les lieux de l’explosion dans les prochaines minutes. Le président de la République parle lui d’une attaque avec des blessés, Emmanuel Macron en a profité pour adresser toutes ses pensées aux victimes. Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a quant à lui donné à l’ensemble des préfets du pays des consignes de vigilance pour renforcer la sécurité des sites accueillant du public.

LB : Autre réaction, celle d’Édouard Philippe, le Premier ministre a décidé d’annuler sa participation au dernier meeting de campagne de la liste de la majorité aux élections européennes qui se tient ce soir à Paris dans la salle de la Mutualité.

ZK : L’actualité dans le monde c’est aussi cette annonce de Donald Trump qui veut envoyer des renforts militaires au Moyen-Orient.

LB : 1500 soldats supplémentaires devraient être déployés. Ils seront essentiellement chargés d’assurer des missions de protection, a précisé le président des États-Unis. Cette annonce intervient sur fond de tensions grandissantes avec l’Iran.

ZK : Donald Trump encore qui adresse ses félicitations au Premier ministre indien, grand vainqueur des législatives.

LB : Les législatives en Inde dont on connaît les résultats définitifs. Les nationalistes hindoues de Narendra Modi s’imposent avec 303 sièges. Le meilleur score de l’histoire du BJP qui disposera d’une large majorité parlementaire.

ZK : Et puis au Kenya, la Justice refuse de décriminaliser l’homosexualité.

LB : Contrairement à ce que demandaient des associations de défense des droits des homosexuels, la Haute Cour du Kenya a refusé d’abroger des lois datant de l’époque coloniale. « Une telle décision, explique-t-elle, ouvrirait la voie à des unions entre personnes du même sexe. » Justement dans le même temps, à des milliers de kilomètres de Nairobi, Taïwan célébrait son premier mariage entre personnes du même sexe, une semaine après le feu vert du Parlement, une première en Asie.

ZK : On se rend en Israël où Benyamin Netanyahu a jusqu’à mercredi pour dévoiler la composition de son prochain gouvernement issu des élections du 9 avril dernier.

LB : La loi israélienne lui accorde 42 jours pour former une coalition une fois désignée Premier ministre par le président. Mais à cinq jours de la fin de ce délai, le chef du gouvernement israélien n’a toujours annoncé aucun accord formel avec quel que parti que ce soit et les négociations sont particulièrement compliquées avec l’un de ses anciens ministres : Avigdor Libermann, ultra-nationaliste mais aussi fervent défenseur de la laïcité. Désormais, Benyamin Netanyahu n’écarte pas de former un gouvernement sans majorité absolue ou de convoquer de nouvelles élections. A Jérusalem, Guilhem Delteil.

Dès les résultats des élections législatives proclamés, le sujet s’était annoncé comme le plus délicat à gérer pour Benyamin Netanyahu. Le prochain gouvernement devra faire passer une nouvelle loi sur le service militaire des ultra-orthodoxes et le sujet divise profondément les partis sur lesquels le Premier ministre voudrait s’appuyer. D’un côté, les formations religieuses veulent maintenir une exemption de service aussi large que possible pour la population qui suit scrupuleusement les règles du judaïsme. De l’autre, Avigdor Libermann se veut le chantre du camp laïc et souhaite l’adoption d’une loi qui imposerait à plus d’ultra-orthodoxes de servir dans l’armée. Et c’est sur ce texte que Benyamin Netanyahu n’arrive pas à obtenir de compromis. Jeudi soir, le Premier ministre a convoqué les chefs des partis qu’il aimerait faire siéger au gouvernement, mais Avigdor Libermann a refusé de se rendre à la réunion. À quelques jours de la fin du délai qui lui est accordé pour former une coalition, Benyamin Netanyahu est désormais pressé par le temps. Face au manque de solution, il étudierait la possibilité de former un gouvernement sans son ancien ministre de la Défense. Une telle coalition n’aurait pas de majorité absolue et son espérance de vie serait courte. Mais Benyamin Netanyahu - comme Avigdor Libermann - se dit prêt à affronter de nouvelles élections. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

ZK : C’était au mois de mars dernier, un Boeing 737 Max s’écrasait en Éthiopie, 5 mois seulement après une autre catastrophe impliquant le même modèle d’avion en Indonésie.

LB : Deux catastrophes qui ont coûté la vie de 346 personnes et qui entraînent l’arrêt des vols de 737 Max. Les avions de ce modèle sont immobilisés depuis deux mois et demi et aucune date n’a été décidée pour leur retour en service lors de la réunion au Texas des autorités mondiales de l’aviation civile. Des experts estiment pourtant qu’il devrait pouvoir voler à la fin de l’été au moins pour les compagnies américaines. Altin Lazaj.

Les représentants des 33 pays où volaient le 737 MAX n’ont fait qu’échanger des informations et surtout poser des questions à la FAA, l’agence fédérale de l’aviation. Cette dernière n’a communiqué aucune date pour le retour dans les airs de l’avion. Mais l’agence Reuters révèle qu’il pourrait être remis en service aux États-Unis dès la fin du mois de juin, citant des sources anonymes au sein de l’administration américaine de l’aviation. Toutefois cette décision ne devrait pas influencer les autres pays. Ils ont déjà fait savoir qu’ils prendront leurs propres décisions sur la mise en service. Et cela risque de prendre plusieurs mois, car rétablir la confiance va être long, estiment les experts du secteur. Les enquêtes d’opinion menées par la compagnie américaine Southwest montrent que les passagers ne sont pas prêts à monter à bord tout de suite. Et les pilotes ne sont pas disposés non plus à prendre des risques. En attendant, cette crise coûte beaucoup d’argent au Boeing. Le constructeur américain a suspendu les livraisons du 737 MAX et devra indemniser les compagnies aériennes pour le manque à gagner.

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