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Journal en français facile 23/11/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une ce soir : vers une levée du confinement au Royaume-Uni. Le pays d'Europe le plus touché par la pandémie de coronavirus en nombre de morts va rouvrir ses magasins non essentiels. Annonce ce lundi du Premier ministre Boris Johnson.

SB : Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu se serait rendu en Arabie saoudite. C'est une information qui fait beaucoup de bruit car Israël et l'Arabie saoudite n'ont pas de relation diplomatique. Riyad dément. Éléments d'explications dans cette édition.

RA : Et puis en Russie une réforme de l'impôt sur le revenu. Le taux d'imposition des hauts revenus va passer de 13 à 15%. Objectif donner l'image d'un gouvernement qui redistribue au mieux les richesses.

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SB : C'est le pays européen le plus endeuillé par la pandémie de coronavirus : au Royaume-Uni, le Premier ministre Boris Johnson annonce son plan de sortie de confinement.

RA : Le virus a tué plus de 55 000 personnes dans le pays, les habitants doivent à nouveau rester chez eux depuis quatre semaines, mais ce confinement va donc prendre fin, sous certaines conditions, des conditions que nous détaille notre correspondante à Londres Muriel Delcroix.

Boris Johnson s’est efforcé de contrebalancer les espoirs générés par l’arrivée prochaine de vaccins contre le Covid par une attitude de prudence. Le Premier ministre a ainsi présenté son Plan Hivernal destiné a-t-il expliqué à « protéger la population jusqu’au printemps en attendant l’arrivée imminente de la cavalerie scientifique ». Cela signifie la réouverture mercredi 2 décembre de tous les magasins non essentiels, les salles de gym, les coiffeurs et les lieux de culte. Les activités sportives en extérieur pourront aussi reprendre et pour la première fois depuis le mois de mars, jusqu’à 4 000 fans seront autorisés à revenir dans les stades dans les régions les moins touchées par la maladie. Les restaurants et les pubs pourront rouvrir également jusqu’à 23h et non plus 22h, un coup de pouce pour l’économie durement affectée alors qu’approche pour les commerçants la période faste menant aux fêtes de fin d’année. Néanmoins le retour des restrictions par région verra trois niveaux plus stricts qui seront dévoilés jeudi et Boris Johnson a prévenu que ce ne serait pas un Noël comme les autres et que les familles devraient considérer tous les risques avant de se réunir. Muriel Delcroix Londres RFI.

RA : Et à noter que le Premier ministre s'est exprimé devant les députés par vidéo conférence car Boris Johnson se trouve à l'isolement après avoir été en contact avec une personne infectée par le coronavirus.

SB : Et puis la pandémie ailleurs dans le monde.

RA : Avec en Italie la barre des 50 000 morts liés au virus qui a été atteinte ce lundi. En France le Président Emmanuel Macron doit s'exprimer demain soir (ce sera à suivre en direct sur RFI) pour évoquer un allègement du confinement. Enfin aux É États-Unis, premier pays touché, d'importants mouvements de population observés à trois jours de Thanksgiving, fête célébrée aux États-Unis : avec des aéroports remplis comme jamais depuis le début de la pandémie ou encore des files d'attente interminables pour se faire tester, malgré les appels des autorités à rester chez soi.

SB : Aux États-Unis, Joe Biden annonce plusieurs nominations à son futur gouvernement.

RA : Deux noms à retenir, d'abord celui qui occupera le poste de Secrétaire d'État il s'agira d'Antony Blinken, ancien adjoint au Secrétariat d'État de 2015 à 2017. Et puis un autre nom plus connu, John Kerry sera l'émissaire spécial du Président américain sur le climat. John Kerry ancien Secrétaire d'État de Barack Obama et qui aura donc la tâche de réintégrer les États-Unis à l'accord de Paris sur le climat.

SB : Et puis cette question : le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est-il rendu en Arabie saoudite ?

RA : C'est ce qu'indique plusieurs sources que l'on va développer mais d'abord il faut rappeler le contexte : officiellement Israël et l'Arabie saoudite n'ont pas de relation diplomatique, donc si l'information se confirme ce serait ce qu'on appelle « une bombe diplomatique ». Il est dit que Benjamin Netanyahu aurait rencontré le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman, ainsi que le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo. Information démentie par l'Arabie saoudite mais plusieurs éléments vont dans cette direction. Correspondance à Jérusalem de Guilhem Delteil.

C'est un vol annoncé sur des sites repérant les mouvements aériens qui a attiré l'attention. Hier soir à 19h30, un avion privé, que Benyamin Netanyahu a déjà utilisé dans le passé, a décollé de Tel Aviv en direction de Neom, une station balnéaire en cours de construction sur les rives saoudiennes de la mer rouge. L'appareil a passé deux heures au sol puis est revenu à Tel Aviv à minuit et demie. Le vol est intervenu alors que Mike Pompeo, le Secrétaire d'État américain, se trouvait précisément à Neom en compagnie du prince héritier d'Arabie saoudite, Mohamed Ben Salman. Officiellement, cette rencontre tripartite n'est confirmée ni par le bureau de Benyamin Netanyahu, ni les autorités saoudiennes ni le Département d'État. Et elle a été officiellement démentie cet après-midi par le ministre saoudien des Affaires étrangères. Mais plusieurs sources israéliennes comme saoudiennes citées par la presse confirment sa tenue. Rien n'a filtré pour l'instant de la teneur des échanges entre les trois dirigeants mais l'administration de Donald Trump ne fait pas mystère de sa volonté d'obtenir une normalisation des relations entre Israël et l'Arabie saoudite. Les accords obtenus avec les Émirats arabes unis et Bahreïn sont son principal succès diplomatique au Moyen-Orient: un engagement semblable de Riyad, principale puissance régionale, serait une avancée majeure pour l'équipe de Donald Trump et un gage de pérennité de ces accords sous la future administration Biden. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

SB : En Espagne la gestion du flux de migrants fait débat.

RA : Depuis le début de l'année plus de 18 000 migrants sont arrivés aux Canaries, c'est douze fois plus que l'an dernier à la même période. Les Canaries constituent un archipel qui appartient à l'Espagne mais qui est situé au large des côtes nord-ouest de l'Afrique. Face à cet afflux, Madrid a donc annoncé en fin de semaine dernière un plan d'urgence pour créer 7 000 places d'hébergement. C'est une mauvaise solution estime Elena Lugli de l'ONG Médecins du Monde aux Canaries, on l'écoute.

« La stratégie du gouvernement nous parait assez claire, après les annonces qu'il a faite : il semble vouloir transformer les Canaries en un grand centre de détention. Cela évoque des situations que nous avons déjà vécues auparavant, à Lesbos ou à Lampedusa. Cela nous semble injuste et totalement contraire aux droits fondamentaux, aux droits humains et aux droits internationaux de circulation, car la migration, il faut le rappeler, est un droit pour toutes les personnes. Cette situation pourrait créer une pression sur la population locale de l'île, c'est d'ailleurs ce qu'on a déjà commencé à voir ici, avec ces situations improvisées, incontrôlées et sous pression. Tout cela a créé le rejet de la population locale qui est de plus en plus aigu et totalement inédit, on n'avait jamais vu cela auparavant. En plus, les sites pour monter ces tentes seraient autour de zones militaires, ou des clairières. Mais cela ne nous semble pas être une bonne solution. Car ces installations ne vont pas garantir que les personnes soient accueillies dans des conditions dignes, et elles leur interdisent de circuler vers les lieux où elles souhaitaient se rendre, en Europe ou ailleurs, pour trouver des opportunités pour elles-mêmes ou leur famille. »

RA : Elena Lugli de l'ONG  Médecins du Monde aux Canaries face au projet du gouvernement de créer 7 000 places d'hébergement pour les migrants. Propos recueillis par Carlos Herranz (de la rédaction en espagnol de RFI).

SB : En Russie Vladimir Poutine honore sa promesse d'une réforme de l'impôt sur le revenu.

RA : Promesse que le Président russe avait faite cet été, et qui prévoit une hausse de l'impôt sur le revenu, dont le taux va passer de 13 à 15% pour les plus gros revenus. Vladimir Poutine a signé une loi dans ce sens ce lundi. L'objectif à travers cette mesure c'est de montrer l'image d'un gouvernement qui est prêt à agir pour protéger sa population. Le détail avec Paul Gogo à Moscou.

Vladimir Poutine l'a annoncé lundi en fin d'après-midi, les revenus supérieurs à 5 millions de roubles par an soit environ 55 000 euros, seront désormais taxés à hauteur de 15% et non plus 13%. C'est en juin dernier que le président Poutine avait fait cette promesse devant les russes dans un contexte plus que particulier. Car quelques jours plus tard, Vladimir Poutine poussait les russes à se déplacer dans les bureaux de vote pour donner leur approbation à sa réforme constitutionnelle. C'est cette réforme qui lui permettra entre autre de réaliser deux mandats de plus à la tête du pays. L'enjeu était et est toujours important pour le Kremlin car la crise économique aggravée par le coronavirus en juin est plus que jamais d'actualité en ce moment. Il s'agit donc pour Vladimir Poutine de montrer que le pouvoir compte prendre des mesures fortes ou symboliques contre cette crise. Les 60 milliards de roubles supplémentaires que devrait rapporter cette loi seront utilisés pour soigner les enfants atteints de maladies rares. Le symbole est important, car il s'agit d'une nouvelle exception au taux d'imposition unique qui avait permis au Premier ministre actuel de moderniser les services fiscaux lorsqu'il en était à la tête. Paul Gogo, Moscou, RFI.

RA : Enfin en France, le procès de Nicolas Sarkozy suspendu ce lundi peu de temps après son ouverture. Nicolas Sarkozy est jugé pour corruption dans l'affaire dite des écoutes ce qui est inédit pour un ancien Président français. Le procès doit reprendre jeudi.

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