#El francés en la actualidad

Journal en français facile 23/07/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir et bienvenue dans votre journal en français facile que j'ai le plaisir de présenter avec Zéphyrin Kouadio ce soir. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Marie, bonsoir à toutes et à tous.

MC : À la Une de l'actualité, un nouveau Premier ministre en Grande-Bretagne. Boris Johnson pourra prendre ses fonctions demain. L'ancien maire de Londres a été élu aujourd'hui à la tête du parti conservateur britannique.

ZK : Quatorze pays européens sont d'accord pour mettre en place un système de répartition des migrants secourus en mer Méditerranée. Ils pourraient l'officialiser en septembre lors d'une réunion sur l'île de Malte.

MC : Les homosexuels et les travailleurs du sexe restent les personnes les plus touchées par le virus du Sida, notamment à cause de leur exclusion de la société. C'est la conclusion de scientifiques réunis à Mexico pour parler de la maladie.

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ZK : En Grande-Bretagne, Boris Johnson promet de faire ce que Theresa May n'a pas fait, sortir le pays de l'Union européenne.

MC: Il pourra se mettre à travailler dès demain, puisqu'il deviendra le nouveau Premier ministre britannique. Boris Johnson a été largement élu à la tête du parti conservateur, ce mardi, en battant Jeremy Hunt, l'actuel ministre des Affaires étrangères, avec 66 % des voix. Son portrait avec Béatrice Leveillé, l'envoyé spécial de RFI à Londres.

Né à New York en 1964, Alexander Boris de Pfeffel Johnson fait partie de l’élite britannique. Il a vécu à Bruxelles où son père était diplomate, fait ses études à Oxford et bâtit sa carrière sur des excentricités et des mensonges. Jeune journaliste, il est viré par le Times pour avoir inventé une citation avant de devenir correspondant du Daily Telegraph à Bruxelles où il fait de ceux qu’il appelle des eurocrates sa cible préférée. Quand il quitte le journalisme pour se lancer en politique, il met son talent au service des europhobes influençant les électeurs du parti conservateur. Élu maire de Londres en 2008 puis en 2012. Il devient en 2016 un des leaders de la campagne en faveur du Brexit en promettant de donner les 350 millions de livres que coûte l’Union européenne au Royaume-Uni au NHS, le système de santé britannique. Tout est faux y compris le chiffre de 350 millions de livres. Il le reconnait dès le lendemain de la victoire. Nommé malgré tout ministre des Affaires étrangères par Theresa May, il claque rapidement la porte du gouvernement. Présenté au cours de la campagne comme le seul conservateur capable de terrasser Jeremy Corbyn, le leader travailliste, son discours enthousiasme les militants les plus radicaux. Il va lui falloir désormais affronter la réalité, c’est-à-dire la Chambre des communes et l’opinion publique qui lui sont hostiles. Béatrice Leveillé

ZK : En France, l'Assemblée nationale a ratifié le traité de libre-échange, appelé Ceta. C'est-à-dire qu'elle a donné son accord à son application.

MC : Ce traité doit supprimer les taxes de douanes sur la grande majorité des produits échangés entre l'Union européenne et le Canada. Jamais un texte n'avait autant divisé la majorité présidentielle en France. Des élus pensent que cet accord va à l'encontre de la lutte contre le réchauffement climatique et met en danger les agriculteurs français.

ZK : Une première étape vers un accord européen sur la répartition des migrants secourus en Méditerranée.

MC : Les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur d'une quinzaine de pays européens étaient réunis hier à Paris. Ils se sont mis d'accord sur un projet franco-allemand, sur la base du volontariat. L'Italie était absente. L'objectif, c'est la conclusion d'un accord formel en septembre prochain à Malte. Les précisions de Juliette Gheerbrant.

Quatorze pays ont pays donné un accord de principe au mécanisme proposé par la France et l’Allemagne, et huit d'entre eux ont acté une participation « active » selon l'Élysée. Ce sont, outre les initiateurs du projet, le Portugal, le Luxembourg, la Finlande, la Lituanie, la Croatie et l’Irlande. La France cherche depuis des mois une solution pour éviter les crises récurrentes de migrants laissés des jours et des jours en mer. Le principe est de demander à Malte et l'Italie l'ouverture de leurs ports en échange d'une répartition rapide des migrants - du moins ceux qui sont susceptibles d'avoir droit au statut de réfugié. Pour les autres, Paris préconise l'accélération des retours, volontaires ou contraints. L'Élysée rappelait par ailleurs, il y a quelques semaines, que les débarquements doivent se faire « au plus proche » des lieux de sauvetage, excluant d'accueillir des navires sur les côtes françaises. Matteo Salvini avait décliné l'invitation à la réunion, il l'a qualifiée de « flop ». Le ministre italien estime que malgré cet accord l’Italie va continuer à être le camp de réfugiés de l'Europe. Emmanuel Macron espère finaliser un accord à Malte au mois de septembre. Pendant ce temps, les discussions continuent. Le Haut-commissaire de l'ONU aux réfugiés a salué une avancée, mais il a redit son inquiétude face à la diminution des capacités de sauvetage en Méditerranée.

ZK : En Chine, l'ancien Premier ministre Li Peng est mort. Il avait 90 ans.

MC : Il s'est rendu tristement célèbre en donnant l'ordre de réprimer le printemps de Pékin et donc en autorisant les forces de l'ordre à intervenir sur la place Tiananmen où des milliers de personnes manifestaient en 1989. Il y a eu de nombreux morts, mais le bilan exact reste inconnu.

ZK : En Irak, des manifestations sont à nouveau organisées pour exiger l'accès à des services de base.

MC : Avec la chaleur de cette saison, l'électricité se fait rare et l'eau propage, elle répand, de nombreuses maladies. L'association Human Rights Watch vient de publier un rapport sur ses craintes d'une nouvelle épidémie dans la région de Bassora, dans le sud du pays. Elle appelle les autorités à mettre fin à des décennies de mauvaise gestion. Oriane Verdier.

Rappelez-vous l'été dernier, les rues de Bassora s'enflammaient. Des milliers d'hommes et de femmes réclamaient la fin de la corruption et l'accès à de l'eau propre et l'électricité. Leur colère était en partie nourrie par une épidémie d'envergure qui a avait causé des dizaines d'hospitalisations. À l'automne, un nouveau gouvernement était constitué sur la base de promesses de changement, mais selon le rapport de Belkis Wille de Human Rights Watch rien n'a été fait : « Le ministère de la Santé n'a jamais précisé les raisons de l'hospitalisation des 118 personnes l'année dernière. Ils n'ont pas non plus essayé d'isoler les canalisations dans les quartiers avec la plus grande population affectée pour empêcher la propagation de la maladie. Les autorités ne sont pas arrivées à assurer qualité satisfaisante de l'eau, ce qui met les habitants de la région en danger. Parmi les polluants que nous avons identifiés, il y avait des fuites de pétrole. C'est certainement pour cela que les personnes interviewées nous ont dit que l'eau de leur robinet sentait le pétrole et qu'ils pouvaient y mettre feu. » La pollution et la toxicité de l'eau ont poussé des milliers de familles à partir. Nombre d'entre elles vivaient de l'agriculture. Les terres cultivables ont diminué de moitié en l'espace de dix ans. La région de Bassora est très riche en pétrole. De l'or noir détourné par la corruption des autorités.

ZK : François de Rugy, l'ancien ministre français de l'Écologie, estime avoir été innocenté par les enquêtes menées par le gouvernement et l'Assemblée nationale.

MC : Il était l'invité du journal télévisé de la chaîne publique France 2 ce soir. Pour lui, ces enquêtes montrent qu'il n'a pas réalisé des travaux trop importants dans son logement au ministère ni organisé des dîners privés aux frais de l'État.

ZK : 5 000 chercheurs et scientifiques sont à Mexico cette semaine pour parler du VIH/SIDA.

MC : Ils sont réunis pour le plus gros congrès sur le sujet. Ils font un point sur les avancées de la recherche et présentent les nouvelles découvertes. Le contexte est bien particulier. La lutte contre la maladie avance, mais bien trop lentement pour espérer la voir disparaître. Ceux qu'on appelle les populations clés restent toujours aussi frappés par le virus; les homosexuels ou encore les prostitués. Sur place, Simon Rozé.

Pour la première fois, l’an dernier, les populations clés ont représenté la majorité des nouvelles contaminations par le VIH. Victimes de discriminations, elles sont en effet trop souvent laissées à la marge des programmes de soin. Shannon Hader de l’ONUSIDA : « Il y a des pays qui criminalisent le VIH, qui criminalisent les travailleurs du sexe, les usagers de drogue, les personnes LGBTQ. Ça n’aide en rien. Dans notre combat contre la stigmatisation, nous devons absolument dénoncer ces législations qui font beaucoup de mal. » C’est en effet un domaine où la science ne peut pas grand-chose. Exemple, aux États-Unis avec Anthony Fauci, le directeur de l’Institut des maladies infectieuses : « 13 % de la population des États-Unis est afro-américaine. Mais 43 % des nouvelles infections sont dans cette communauté, et 60 % d’entre elles sont parmi les homosexuels. Ces personnes vivent principalement dans des endroits où règne une stigmatisation très importante contre les Noirs, les gays et les séropositifs. Quand nous voulons toucher ces communautés avec nos programmes, la structure sociale rend cela très compliqué. Donc, même si on a tous les outils médicaux, la difficulté est là. » La situation est d’ailleurs particulièrement grave en Europe de l’Est, la seule région du monde où l’épidémie progresse, les populations clés y représentent 95 % des nouvelles infections. Simon Rozé, Mexico, RFI.

ZK : Greta Thunberg a rencontré aujourd'hui des parlementaires français.

MC : La jeune militante écologiste suédoise était invitée par des députés pour débattre sur le climat. Mais des élus ont refusé de participer à la rencontre, car ils pensent qu'elle est sous influence. Greta Thunberg a insisté sur l'existence de rapports scientifiques qui montrent qu'il y a urgence à agir contre le réchauffement climatique.

C’est la fin de ce journal en français facile. Merci Zéphyrin Kouadio.

ZK : Merci à vous Marie.

MC : Et rendez-vous sur notre site savoirs.rfi.fr pour réécouter ce journal.

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