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Journal en français facile 21/05/2022 20h00 GMT

Studio RFI
AUSTRALIE : le résultat des élections législatives ; et autres nouvelles.

Transcription

Raphaël Delvolve : Vous écoutez Radio France Internationale, il est 20h en temps universel, 22h dans nos studios à Paris. Voici le Journal en français facile. Et avec moi pour ce Journal en français Facile, Mehdi Meddeb. Bonsoir Mehdi !
 
Medhi Meddeb : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous !
 
RD : Dans ce journal, nous parlerons de l'Australie. Il y avait les élections des députés aujourd'hui. Le dernier chef du gouvernement, le conservateur Scott Morrison, les a perdus. C'est une lourde défaite, son parti était au pouvoir depuis 9 ans. Le travailliste Anthony Albanese va le remplacer.
 
MM : Ce sera l'une des principales tâches du nouveau gouvernement français, dévoilé hier : la réforme du système des retraites. Le président Emmanuel Macron veut changer l'âge de départ à 64 ans, contre 62 aujourd'hui. Ce projet divise beaucoup en France.
 
RD : La COP 15 d'Abidjan s'est refermée hier en Côte d'Ivoire. Cette conférence des Nations unies sur l'environnement était consacrée à la désertification, c'est à dire le fait que plus rien ne pousse dans de nombreuses terres devenues sèches en raison du réchauffement de la planète. La COP 15 d'Abidjan n'a pas été beaucoup suivi dans le monde.
 
MM : Et puis nous parlerons aussi de cinéma. Avec le film « Goutte d'or » montré à La Semaine de la Critique au Festival de Cannes, dans le sud de la France. Isabelle Chenu nous présentera ce long-métrage dans le monde de la voyance dans un célèbre quartier de Paris. 

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 MM : Les australiens élisaient donc leurs députés ce samedi.
 
RD : Des élections législatives qui ont conduit à la défaite de la coalition de partis de Droite au pouvoir depuis 9 ans. Le camp des conservateurs et leur leader, Scott Morrison ont été battu par la gauche, le camp des travaillistes. Il va donc y avoir un nouveau chef de gouvernement. En Australie comme en France ou au Royaume-Uni, on l'appelle le Premier ministre. Gregory Plesse est notre journaliste présent à Sydney en Australie. Gregory, le Premier ministre sortant Scott Morrison a reconnu sa défaite.

Oui absolument, à ce stade du dépouillement, l’alliance du parti Libéral et National enregistre un net recul, ils ne devraient pas avoir plus de 60 députés sur les 151 qui composent le Parlement australien. Et a priori, c’est donc le leader travailliste, Anthony Albanese, qui va devenir le prochain Premier ministre. La question qui se pose désormais, c’est de savoir si son parti emportera la majorité absolue ou non. Si ce n’est pas le cas, il devra composer avec des candidats, issus de petits partis, qui font une véritable percée ce soir. C’est le cas des Verts, par exemple, qui sont en passe de gagner trois sièges supplémentaires au Parlement mais surtout de candidats indépendants, qui ont pour point commun d’avoir fait de la crise climatique le cœur de leur engagement politique. Cela signifie que si les Travaillistes doivent trouver avec ces indépendants et les Verts, ils vont devoir sérieusement verdir leur programme, qui en l’état, prévoyait certes de réduire les émissions de gaz à effet de serre davantage que Scott Morrison mais qui restaient en revanche plutôt complaisants à l’égard des énergies fossiles. Ils ne s’opposent pas, par exemple, à l’ouverture de nouvelles mines de charbon, alors que l’Australie en est déjà le premier exportateur mondial et qu’au sein des pays développés, l’Australie est aussi le pays qui par habitant, pollue le plus au monde.

RD : Gregory Plesse, notre journaliste présent en Australie. Et aujourd'hui en France, un homme s'est réjoui ouvertement de la défaite de Scott Morrison. C'est l'ancien ministre des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian. Au moment de céder sa place à sa successeur, Catherine Colonna, il a dit que cette défaite du conservateur australien lui « allait très bien », je cite. En septembre dernier, la France n'avait pas du tout apprécié que l'Australie mette fin à un important contrat prévoyant l'achat de sous-marins français.
 
MM : Allons justement en France, où depuis hier le nouveau gouvernement est entré en fonction. Il est dirigé par la Première ministre Élisabeth Borne et devra notamment changer le système de retraite français.
 
RD : Et lorsque l'on procède à un changement dans la loi, en français on emploie le verbe « reformer ». En l'occurrence, le nouveau gouvernement va devoir mener la réforme des retraites. Avant sa réélection, le président a dit vouloir changer l'âge légal de départ. C'est à dire, l'âge auquel les Français auront droit d'arrêter de travailler. Emmanuel Macron veut que les Français aient le droit de partir plus tard qu'aujourd'hui, 62 ans. Patricia Lecompte, quelle personnalité du nouveau gouvernement va conduire cette réforme des retraites ? 

Pour le moment aucun nom de ministre n'a été évoqué. Mais il est certain que ce dossier restera sous la houlette d'Élisabeth Borne. Il est probable que le nouveau ministre du travail Olivier Dussopt sera de la partie. Dans cette réforme, la seule proposition qui ne fait pas débat est l'instauration d'une retraite plancher à 1 100 euros par mois pour tous ceux qui ne seront pas parvenu à une retraite à taux plein. En revanche pour les autres sujets les discussions promettent d'être houleuses. L'exécutif veut supprimer les différents régimes spéciaux pour les nouveaux entrants à la RATP et au sein des industries électriques et gazières. Mais surtout il veut reculer le départ de l’âge légal de la retraite. Fixé actuellement à 62 ans il pourrait être repoussé à 64 voire 65 ans. Pour y parvenir l'exécutif relèverait progressivement de quatre mois supplémentaires la durée de cotisation, ce qui déclenche la colère des partenaires sociaux. Ils considèrent cette mesure injuste. Le dialogue avec les syndicats pourrait débuter dès cet été sans pour autant s'éterniser. La feuille de route est claire tout sera mis en œuvre pour qu'elle aboutisse rapidement.

MM : Patricia Lecompte. Hier, en Côte d'Ivoire, la COP 15 s'est achevée. Elle a duré deux semaines et 196 pays étaient représentés dans la capitale économique, Abidjan.
 
RD : Alors cette COP, acronyme de conférence des parties, c'est une réunion organisée par l'ONU et parlant des problèmes d'environnement. Il y a 3 types de réunion organisée chaque année. L'une, très connue, sur le climat. Une autre sur l'importance de la variété des espèces vivantes sur la Terre, on appelle ça la biodiversité. Et enfin, une COP consacré au phénomène de la désertification. C'était elle qui se tenait à Abidjan ces 15 derniers jours. Mais alors Jeanne Richard, cet évènement n'a pas beaucoup intéressé.

Plus de 6 500 participants inscrits, des pavillons qui ont su résister aux orages tropicaux et plusieurs milliers d’articles de presse sur la COP 15 désertification. De quoi réjouir Abou Bamba, président du comité d’organisation. Pourtant, il reconnait qu’elle reste bien moins suivie que la COP sur le climat dont la dernière édition s’est tenue à Glasgow en Écosse. « C’est sans aucune commune mesure, à Abidjan, on a passé la barre de 6 500 délégués. Glasgow c’était 40 000 personnes. C’est vrai qu’il y a un travail médiatique à faire. C’est peut-être la COP des pauvres, la COP des pays en développement mais c’est quand même une COP particulièrement importante ». En effet à l’heure où les sécheresses, les incertitudes sur la production agricole mondiale et l’augmentation du prix des denrées alimentaires frappent de nombreux pays. Les décisions des États sur la gestion des terres auraient pu être plus suivi. Sur place pratiquement aucun média international n’a fait le déplacement. Pratiquement aucune grande ONG n’est venue ou alors elles sont restées très discrète comme le reconnait Manon Albagnac de l’ONG Cari. « Les organisations de la société civile qui sont à cette COP, elles pourraient avoir un rôle, peut être un peu plus d’alertes, ou de critiques vis-à-vis des partis qui ne respectent pas leurs engagements, voir même vis-à-vis du secrétariat qui ne poussent pas pour des décisions suffisamment importantes ». Car sur le fond, c’est vrai les avancées sont restées timides sur plusieurs questions, notamment la lutte contre les sécheresses. Jeanne Richard, Abidjan, RFI.

MM : Et on termine avec le cinéma. Allons à la Semaine de la critique, un évènement organisé à Cannes, en parallèle du célèbre festival, cette semaine dans le sud de la France.
 
RD : La Semaine de la critique, où le film « Goutte d'Or » a été salué. Réalisé par Clément Cogitore, il se déroule dans le quartier parisien de la Goutte d'Or et nous plonge dans le milieu de la voyance, des marabouts et des faux mages. Isabelle Chenu l'a regardé pour RFI. 

Il a 35 ans, il s'appelle Ramsès et dans le quartier de la goutte d'or à Paris où se mêle pauvreté, violence, et trafics en tout genre, il règne sur le marché de la voyance. On vient de loin avec une photo du défunt dont on n'arrive pas à faire le deuil on attend des heures, on paie cher et en liquide. Clément Cogitore explore les coulisses d'un monde et d'un commerce de la consolation rarement montré au cinéma. « C’est tous en grande partie des charlatans, ils n’ont pas tous les mêmes techniques ou manières de travailler, mais lui il travaille beaucoup mieux que les autres, et il prend énormément de part de marché. Tout en faisant aussi pas mal de dégâts d’un point de vue humain ou économique sur l’écosystème du quartier, de sa profession. Ce qui créait pas mal de tension. » Un univers de combines bientôt percutés par une réalité l'arrivée de bande d'enfants migrants. « Au moment où j’ai commencé à écrire en 2016/2017, des bandes de gamins mineurs, pour les plus jeunes qui peuvent avoir 12 ans, 10 ans, sont arrivés pour échouer dans des squares de la Goutte d’or. Ça a duré 2 ans où ça a vraiment perturbé la vie du quartier donc ce qui est dans le film est assez documenté ». Souvent filmé de nuit « Goutte d'Or » flirte aussi avec l'inexplicable, un film au charme énigmatique. Isabelle Chenu, Benjamin Abayou, Cannes, RFI.

RD : Et avant de se quitter, un mot de football avec la victoire de l’Olympique lyonnais en Ligne des championnes. La principale compétition européenne en foot féminin. Les joueuses de Lyon ont battu le FC Barcelone 3 buts à 1 en finale ce soir. C’est le 8e titre de l’OL, l’Olympique lyonnais, en Ligue des championnes.

Voila c’est ainsi que se referme ce Journal en français facile ; Merci Medhi Meddeb de l’avoir présenté avec moi. 

MM : Merci Raphaël, merci à tous, très bonne soirée sur RFI.

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