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Journal en français facile 19/07/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Marie Casadebaig : Bonjour et bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté avec Céline Pellarin. Bonjour Céline.

Céline Pellarin : Bonjour Marie, bonjour à tous.

MC : À la une, la démission du chef d'État-major des armées françaises. Le général de Villiers avait critiqué les choix budgétaires du gouvernement.

CP : La colère des musulmans à Jérusalem. Ils refusent toujours de se rendre sur l'esplanade des mosquées, à cause des détecteurs de métaux, installés par Israël.

MC : Et puis l'hommage rendu dans le monde entier au militant des droits de l'homme chinois, Liu Xiaobo. Il est mort il y a une semaine.

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CP : Du changement à la tête des armées françaises. Le général Pierre de Villiers a démissionné du poste de chef d'État-major.

MC : Il a décidé de quitter ses fonctions, après avoir remis en cause une décision du gouvernement. Les armées doivent économiser plus de 800 millions d'euros cette année. Le président Emmanuel Macron avait sévèrement reproché ces critiques à Pierre de Villiers, précisant aujourd'hui que c'était à la ministre de défendre le budget, pas au chef d'état-major. Le conseil des ministres lui a trouvé un successeur, quelques heures plus tard : Le général Lecointre, l'ancien conseiller militaire du Premier ministre. Son portrait par Johanna Hébert.

Le général Lecointre a autant l'expérience du combat militaire... Que des coulisses du pouvoir. Le nouveau chef d'État-major des armées est d'abord connu pour sa participation à des opérations extérieures. L'Irak en 1991 pendant la première guerre du Golfe. L'opération Turquoise en plein génocide du Rwanda en 94, mais aussi, la guerre de Bosnie-Herzégovine en 1995. C'est d'ailleurs cette année-là, à Sarajevo, qu'il s'illustre. Alors capitaine, c'est lui qui mène l'assaut pour la reprise d'un pont tenu par les troupes serbes. L'opération est un succès. François Lecointre permet alors la libération de 14 otages. Pour Emmanuel Macron, ce fait d'armes fait de lui un «héros». Mais le général Lecointre reste modeste. À cette occasion, il avait cité Montesquieu : « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux. » François Lecointre passe par l'armée de Terre puis par la marine et c'est en 2009 qu'il fait ses premiers pas dans les arcanes du pouvoir. Il fait un passage express au cabinet militaire du ministère de la Défense avant de retourner sur le terrain. L'année dernière, François Hollande le nomme chef du cabinet militaire du Premier ministre. En moins d'un an, il a donc travaillé avec Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, et Édouard Philippe. Maintenant qu'il est chef d'État-major des armées, Emmanuel Macron attend de lui une loyauté sans faille.

CP : Du changement aussi en Côte d'Ivoire, mais au ministère de la Défense. Il sera dirigé désormais par Hamed Bakayoko, l'ancien ministre de l'Intérieur. Il remplace Alain-Richard Donwahi à ce poste sensible, puisque les mutineries se multiplient, c'est-à-dire les rébellions de soldats. Autre changement, Issa Coulibaly devient ministre de la Fonction publique.

MC : En Syrie, les habitants sont victimes aussi bien des armes des autorités que de la coalition internationale, qui combat le groupe Etat islamique. Près de Raqa, la capitale de l'EI, 15 personnes ont été tuées, dans des bombardements aériens étrangers. Et à Deir Ezzor, ce sont des tirs supposés russes, en soutien à l'armée syrienne, qui ont tué, 15 autres civils.

CP : Au Yémen aussi, les premières victimes de la guerre sont civiles. Une vingtaine de personnes ont été tuées, dans une frappe attribuée à la coalition arabe, menée par l’Arabie Saoudite. Ils se trouvaient dans un camp de déplacés près de Taëz, la grande ville du sud-ouest du pays, aux mains des rebelles chiites.

CP : Pour la quatrième journée consécutive à Jérusalem, les musulmans ont refusé d'entrer sur l'esplanade des Mosquées.

MC : Ils protestent de cette manière contre l'installation par Israël de détecteurs de métaux à l'entrée de ce lieu saint, des installations qui alertent au passage de pièces métalliques donc d'armes. Israël a pris cette décision après une attaque, la semaine dernière, dans laquelle deux soldats israéliens ont été tués. Les juifs ont le droit de se rendre sur l'esplanade, mais pas d'y prier. Les musulmans ont peur, avec ces nouvelles mesures, que les choses changent. Sheikh Azam Al Khatib est le directeur du Waqf, la fondation islamique qui s'occupe du lieu saint.

Israël et le gouvernement israélien, d'après nos évaluations de la situation, veulent modifier le statuquo en installant ces détecteurs de métaux et en empêchant une libre circulation des fidèles qui veulent entrer pour prier. C'est inacceptable. Nous rejetons toute modification des statuts historiques de ce lieu saint. Nous voulons aussi garantir que le roi Abdallah de Jordanie conserve la souveraineté sur ce site. C'est lui qui a autorité sur ce lieu saint et nous allons nous assurer que cela reste ainsi. Nous, au sein du Waqf, nous n'accepterons jamais ces mesures. Nous voulons que Jérusalem soit une ville de paix, un joyau pour toutes les religions, que chacun peut visiter sans restriction. Et aucun fidèle de quelque religion que ce soit ne devrait être bloqué lorsqu'il fait un pèlerinage dans la ville sainte.

CP : L'Union européenne menace la Pologne de sanction si son gouvernement va au bout de sa réforme judiciaire. Varsovie pourrait perdre son droit de vote au sein de l'organisation. L'opposition qualifie cette politique de « coup d'État rampant », c'est-à-dire caché. Et dimanche et hier, plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre. Le projet de loi donne, par exemple, du pouvoir au ministre de la Justice sur la Cour suprême.

MC : Une semaine après la mort de Liu Xiaobo, ses partisans lui rendent hommage. Le militant chinois des droits de l'Homme, prix Nobel de la paix, a succombé à un cancer dans un hôpital du Nord-Est de la Chine. Les autorités avaient refusé de le laisser quitter sa prison plus tôt.

CP : Un peu partout dans le monde, des groupes ont suivi les consignes, les règles de ses proches, alors que Pékin fait tout pour effacer la mémoire de Liu Xiaobo, considéré comme un criminel. Anastasia Becchio.

Placez une chaise vide de préférence au bord de la mer ou d’une rivière et postez cette photo sur les réseaux sociaux : telles sont les consignes données par le groupe d’action « Liberté pour Liu Xiaobo » aux partisans du dissident défunt. Une chaise vide, comme symbole de son absence lors de la remise du prix Nobel de la paix en 2010 et la mer, sa dernière demeure. Les proches du dissident ne décolèrent depuis que les autorités chinoises ont imposé à sa famille qu'il soit incinéré, et ses cendres dispersées en mer. Pas de sépulture donc, pas de lieu de recueillement. D’où cette action symbolique menée au 7e jour de son décès, un jour important selon la tradition chinoise. Pékin a par inadvertance transformé les deux tiers de la surface de la Terre en une vaste zone de protestation et de mémoire, soulignent des militants interrogés par le Guardian, à l’instar de Hu Jia, un ami du défunt. C’est donc tout naturellement au bord de la mer qu’une cérémonie du souvenir est organisée aujourd’hui à Hong Kong. Des événements à la mémoire de Liu Xiaobo également à Londres, Boston, Vancouver ou Melbourne. Hasard ou non, à l’approche de ces commémorations, le quotidien libéral hongkongais Apple Daily, souligne que la messagerie WhattsApp a été bloquée, hier pendant 24 heures, en Chine.

MC : Les incendies dans le sud de l’Europe. Au Portugal, les principaux feux de forêt ont été maîtrisés, dans le nord du pays. Croatie, les pompiers sont enfin arrivés à contenir les feux qui menaçaient Split. En revanche, le Monténégro appelle à l’aide les pays voisins.

CP : En Algérie, Blaoui Houari est mort. Cette personnalité historique de la chanson à Oran avait 91 ans. Il a sorti une centaine d'albums et écrit plus de 900 chansons qui ont inspiré de nombreux autres artistes, dont les inventeurs du style Raï. Blaoui Houari a été enterré aujourd'hui à Oran.

MC : La mort aussi aujourd'hui de Max Gallo, écrivain et historien français. Il avait 85 ans.

CP : Deux cyclistes ont abandonné le tour de France.

MC : L'allemand Marcel Kittel, victime d’une chute collective le Français Thibaut Pinot. Il avait de la fièvre. Le slovène Primoz Roglic, lui, est arrivé au bout, et en tête. Et Christopher Froome garde le maillot jaune de leader. Le résumé de cette 17e étape avec Éric Chaurin.

Alors que le Slovène Primoz Roglic file en solitaire vers sa 1re victoire sur le tour, le podium est en train de se jouer au sommet du Galibier. Par trois fois, Romain Bardet accélère, par trois Fabio Aru est décroché, l'italien revient les deux premières, mais pas la troisième. Aru laisse une demi-minute dans l'affaire et descend du podium où le Colombien Rigoberto Uran prend sa place après avoir devancé Bardet sur la ligne. Des secondes de bonification qui profitent aussi à Chris Froome qui compte désormais 27 secondes d'avance sur Uran et bardet exactement dans le même temps. De quoi se demander si Chris Froome n’a pas déjà gagné le tour. Romain Bardet : « Non, il reste encore l’Izoar et le chrono. Il a fait une meilleure opération que moi au niveau de temps aujourd’hui, mais la course n’est pas finie. Je ne sais pas, aujourd’hui il a pu répondre à mes attaques, donc faudra réessayer. » Un qui n’a plus à essayer, c’est Michael Matthews, le nouveau porteur du maillot vert, après l’abandon de Marcel Kittel dans cette 17e étape. L’Australien s’était rapproché très de l’allemand après sa victoire d’étape la veille, mais l’allemand est tombé. Du coup c’est un Mickael Matthew un peu partagé qui s’est confié à Thomas de Saint Léger. « C’est un sentiment… Oui… un sentiment vraiment mitigé. Je ne pensais pas avoir le maillot aujourd’hui. J’espérais pouvoir le porter sur le podium dans les 3 jours à venir et voir ce qui se passerait à Paris. Mais avec la malchance de Kittel aujourd’hui, mon sentiment est un sentiment mitigé. Je ne pensais pas l’obtenir comme ça » Reste à le ramener sur les Champs Elysées. Eric Chaurin, Serres-Chevalier, RFI.

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