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Journal en français facile 18/09/2020 20h00 GMT

18 Septiembre 2020
Studio RFI
Transcription

François Bernard : Merci d'écouter Radio France Internationale en direct de Paris où il est 22 heures. Bonsoir à tous, merci de nous rejoindre pour votre Journal en français facile. C'est Sylvie Berruet qui va le présenter avec moi, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir François, bonsoir à tous. Dans l'actualité de ce vendredi 18 septembre : les États-Unis annoncent l'interdiction, à partir de dimanche, du téléchargement des applications TikTok et WeChat. 
Plusieurs pays d'Europe, dont l'Espagne, la France et le Royaume-Uni, durcissent leurs mesures pour enrayer une nouvelle vague de coronavirus.

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FB : Un nouvel épisode de l'hostilité entre les États-Unis et la Chine.

SB : L’administration américaine met à exécution la menace de Donald Trump contre deux applications chinoises.

FB : Les nouvelles versions de WeChat et TikTok ne pourront plus être téléchargées sur le sol américain à partir de dimanche soir.

SB : Écoutons les explications de notre correspondante à Washington Anne Corpet.

« Le parti communiste chinois a démontré qu’il avait l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale » explique le département du commerce dans le communiqué, qui annonce la mise en place des mesures de restriction. Dès dimanche soir minuit, les transactions financières réalisées aux États-Unis ne pourront plus être effectuées via l’application WeChat. Les paiements réalisés depuis l’étranger seront eux toujours autorisés pour les entreprises américaines. Tik Tok pourra elle être utilisée sans restriction jusqu’au 12 novembre prochain, mais le téléchargement de l’application et de ses mises à jours sera impossible dès dimanche soir. L’application de vidéos en ligne bénéficie d’un sursis pour donner une chance aux négociations en cours sur le rachat des activités de l’entreprise aux États-Unis par un groupe américain. Tik Tok compte 100 millions d’utilisateurs dans le pays.

FB : Des élections américaine et deux candidats dans le même État : le président Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden font tous les deux campagnes dans le Minnesota.

SB : Joe Biden a durci le ton depuis quelques jours et intensifié ses critiques sur la gestion de la pandémie par Donald Trump. « Ce président devrait démissionner », estime-t-il.

FB : Plusieurs pays d'Europe, dont l'Espagne, durcissent leurs mesures pour enrayer une nouvelle vague de Covid.

SB : La France a enregistré 13 215 nouveaux cas en 24 heures, nouveau record depuis le lancement des tests à grande échelle dans le pays.

FB : Depuis le début de l'épidémie, au moins 31 249 décès liés au Covid ont été enregistrés en France.

SB : La France se dote d'une nouvelle arme contre le Covid-19, les tests salivaires, avec l'espoir de réduire les délais des tests, gros point noir de la politique actuelle de lutte contre le rebond de l'épidémie.

FB : En Espagne, le gouvernement de la région de Madrid a ordonné un re-confinement partiel de certains des quartiers les plus pauvres de la capitale espagnole. Cette mesure, qui concerne au total quelque 850 000 habitants, entrera en vigueur lundi.

SB : Le Royaume-Uni fait face à une « deuxième vague » de coronavirus, a dit le Premier ministre Boris Johnson. Son gouvernement n'écarte pas de recourir à un nouveau confinement général pour toute l'Angleterre comme « dernière ligne de défense ».

FB : En Allemagne, la saison 2020-2021 des carnavals, très prisés en Allemagne, est annulée en Rhénanie du nord-Westphalie, la région la plus peuplée du pays.

SB : En Grèce, le gouvernement grec a annoncé un renforcement des mesures de protection face à la résurgence des cas en particulier dans la région d'Athènes. Il a fermé à nouveau les cinémas et il a réimposé le télétravail dans les secteurs public et privé.

SB : Dans une démarche diplomatique inédite, les Pays-Bas menacent de poursuivre le régime en justice.

FB : Le ministres des Affaires étrangères, Stef Blok, dresse un constat clair : le régime Assad a commis des crimes atroces, les crimes sont accablants, il doit y avoir des conséquences.

SB : Écoutez ce qu'en dit notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas.

C’est par une note diplomatique que les Pays-Bas accusent la Syrie de violations des droits de l’Homme. Ils invoquent la Convention sur la torture et l’obligation, pour le régime de Damas, de cesser les crimes et d’offrir des réparations aux victimes. La Haye propose une négociation. Si elle devait échouer, fort probable, les Pays-Bas proposent à la Syrie de se rendre devant une Cour d’arbitrage. Sachant très bien qu’un arbitrage réclame l’accord des deux parties. Or il est peu probable que Damas y répondent. Les Pays-Bas préviennent donc déjà, ils se rendront devant une Cour internationale, sans préciser laquelle. Tout semble indiquer qu’il s’agirait de la Cour internationale de Justice, cette Cour de l’ONU chargée de régler les différends diplomatiques entre États. Mais pour pouvoir plaider devant elle, il faut avoir auparavant épuisé tous les moyens de négociation. C’est exactement ce que fait le ministère des Affaires étrangères néerlandais avec cette note diplomatique. La démarche néerlandaise s’inscrit dans un large éventail d’initiatives judiciaires initiées dès les premières années de la guerre en Syrie. Jusqu’ici, les poursuites pénales enclenchées dans des pays européens n’ont jamais permis de cibler les plus hauts responsables à Damas. La Cour pénale internationale avait, elle, été mise hors-jeu par le veto Russe au Conseil de sécurité.

FB : La jeunesse soucieuse du climat et de retour : les 25 et 26 septembre prochains, Youth for Climate appelle à des nouvelles journées mondiales d’action pour le climat.

SB : Elles seront ajustées en fonction des circonstances du Covid et à des nouvelles grèves scolaires, lancé par Greta Thunberg.

FB : Lors d'une conférence de presse en ligne, la jeune militante suédoise explique, pourquoi il est si urgent d'agir pour le climat. Écoutons Greta Thunberg.

Là où je vis, nous disons : nous devons agir maintenant pour nos enfants et les générations futures. Mais nous oublions tout le temps qu'il y a des gens qui meurent aujourd'hui même en raison de la crise climatique. J'ai le privilège d'être entendue... et de pouvoir m'exprimer. Dans beaucoup d'endroits les gens ne le peuvent pas ! Lorsqu'ils se battent pour leurs droits, on les menace. Aujourd'hui nous devons effectuer des changements sans précédent sur tous les plans. Pour cela, nous avons besoin de tout le monde. Nous devons traiter cette crise comme ce qu'elle est : une crise ! Sinon nous ne serons pas capables de réussir les changements nécessaires.

FB : En plein débat sur le communautarisme, l’audition d’une syndicaliste étudiante voilée à l'assemblée nationale a provoqué le départ d’une députée proche du président Macron et de collègues de droite, choqués par ce qu'ils voient comme une provocation.

SB : L'incident pose une question : faut-il revoir le règlement de l'assemblée ? Anne Soetemondt.

« Je vais quitter cette réunion, je ne peux accepter qu’au sein de l’Assemblée Nationale, un personne se présente avec un hijab ». L’affaire démarre hier. Face à la numéro 2 de l’UNEF, voilée, la députée marcheuse Anne Christine Lang marque sa désapprobation et quitte la salle. « Le port du hijab est incompatible avec l’idée que je me fais de la laïcité ». Bientôt suivie par les députés LR, emmenés par pierre Henri Dumont. « Nous faisons le constat avec regret qu’un syndicat étudiant a fait le choix d’enfreindre le principe même de laïcité. Face à cet acte communautariste délibéré, les députés républicains décident donc de quitter cette audition ». En portant le hijab dans l’enceinte de l'assemblée pour être auditionnée, la syndicaliste n’a pourtant enfreint aucune loi ni aucun règlement, il est là le problème pour la socialiste Ségolène Royal qui s'étonne que la jeune fille ait pu entrer dans l'enceinte du bâtiment. « C'est parce que le règlement n'a pas prévu ce cas et demande une révision du règlement intérieur au nom de la laïcité. "Bah voilà, il faut le faire ».  Honteux répond l’insoumis Adrien Quatennens, qui rappelle dans un tweet que moine, prêtre et rabbin ont déjà été auditionnés en commission à l’assemblée.

FB : Du sport, du cyclisme. Le Danois Andersen a enlevé la 19e étape du Tour de France, à Champagnole dans le Jura.

SB : C'est sans conséquence pour le classement général mené par Primoz Roglic.

FB : Demain, l'unique contre-la-montre du Tour se dispute sur 36 kilomètres entre Lure et La Planche des Belles Filles.
C'est la fin de ce Journal en français facile.

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