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Journal en français facile 17/04/2022 20h00 GMT

Studio RFI
GUERRE EN UKRAINE : la plus grosse banque russe dans le viseur de l'Union européenne ; et autres nouvelles.

Mayeule de Charon : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris, l'heure de votre Journal en français facile. Et avec Zéphyrin Kouadio, nous sommes ensemble dix minutes pour un tour du monde de l'actualité. Bonsoir Zéphyrin. 

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Mayeule, bonsoir à toutes et à tous. 

MDC : Et au sommaire ce soir, la plus grosse banque russe dans le viseur de l'Union européenne, la Sherbank jusqu'ici épargnée par les sanctions. Elle joue, en effet, un rôle important dans les achats européens de pétrole à la Russie.  

ZK : Au Mexique, la disparition de l'une figures de la lutte sociale. Rosario Ibarra est morte à l'âge de 95 ans. Elle avait notamment créé le comité Eureka pour la défense des prisonniers politiques disparus.  

MDC : En France, le vote blanc ou nul arrive en tête chez les soutiens de la France insoumise. C'est le résultat de la consultation réalisée par Jean-Luc Mélenchon. Près de 200 000 personnes ont participé.   

ZK : Et puis en football, c'est le choc de cette 32e journée de Ligue 1. Le classico PSG-OM. Nous irons au Parc de Princes dans ce journal.  

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MDC : Le pétrole et les banques russes seront visés par les prochaines sanctions européennes.  

ZK : C'est ce qu'a affirmé la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen à la presse allemande. L'Union européenne achète chaque année près de 80 milliards de dollars de pétrole à la Russie et prépare des mesures pour s'en passer. 

MDC : Dans le collimateur de l'UE, il y a la plus grosse banque russe, la Sherbank, jusque-là épargnée en raison du poids qu'elle joue dans les achats européens de pétrole. Olivier Rogez. 

Contrairement aux Américains, les Européens avaient jusqu'à présent évité de sanctionner la Sberbank. L'établissement qui appartient en majorité à la Banque centrale de Russie constitue, en effet, l'un des canaux privilégiés pour payer le pétrole et le gaz acheté à Moscou. Mais à l'heure où l'Union européenne se prépare à se passer du pétrole russe, la Sberbank se retrouve dans le viseur. Elle constitue l'épine dorsale de la finance russe, pesant 35% environ du secteur bancaire. Et toute sanction européenne directe contribuerait à l'affaiblir davantage, en ayant de plus des répercussions sur l'ensemble de l'économie russe. L'UE en fait donc une cible prochaine. Cible sans doute plus facile à atteindre à court terme que le secteur pétrolier. Car, si selon Ursula Von der Leyen, l'UE travaille actuellement à des « mécanismes intelligents » pour lui permettre de se passer d'importation d'or noir russe. Des sources européennes indiquaient, vendredi, que le débouclage des accords existants ou encore la quête d'alternatives pourrait prendre encore plusieurs mois. Un tiers du brut consommé en Europe provient de Russie. 

MDC : Merci Olivier Rogez.  

ZK : Sur le terrain, le Premier ministre ukrainien affirme que Marioupol n'est pas tombée. « Les défenseurs de Marioupol combattront jusqu'au bout » malgré l'ultimatum de la Russie. Les derniers combattants ukrainiens avaient jusqu'à 10h TU ce matin pour évacuer les lieux.  

MDC : La Russie qui a de nouveau bombardé Kiev pour le troisième jour consécutif après le naufrage du Moskva en mer Noire. Selon Moscou, une usine d'armement a été touchée. À Kharkiv dans l'est, au moins cinq personnes ont été tuées et 13 autres ont été blessées après des frappes. 

ZK : Les déplacés et les victimes de la guerre en Ukraine étaient au centre de la bénédiction du pape François, aujourd'hui.  

MDC : Le traditionnel Urbi et Orbi prononcé pour les fêtes de Pâques depuis Rome devant 50 000 fidèles. Le chef spirituel de plus de 1 milliard de catholiques dans le monde a insisté « sur la nécessité de paix pour l'Ukraine martyrisée et durement éprouvée par cette guerre cruelle et insensée ». 

ZK : Le pape qui a également plaidé pour un accès « libre » aux lieux saints, alors que plus d'une vingtaine de personnes ont été blessées, aujourd'hui, lors de heurts entre palestiniens et Israéliens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. 

MDC : Elle était une  figure emblématique des luttes sociales au Mexique. Rosario Ibarra est morte à l'âge de 95 ans. 

ZK : Dans les années 70, les forces de sécurité mexicaines avaient fait disparaître son fils Jesus Piedra, militant communiste. À l'époque 500 à 600 personnes avaient disparu sans laisser de trace.  

MDC : Rosario Ibarra avait ensuite fondé le comité Eureka pour la défense des prisonniers politiques disparus. Elle avait également été sénatrice. Et sa disparition ne touche pas seulement les Mexicains. 

ZK : Écoutez Jose Antonio Guevara Bermudez, juriste rattaché à la Cour internationale des droits de l’Homme, également co-directeur du Centre d’enquête sur les crimes odieux à Mexico : 

« Nous perdons au Mexique, et je dirais même en Amérique latine, une icône de la défense des droits de l’Homme et de la défense des victimes des disparitions forcées. Elle a fondé une des premières, si ce n’est la première, organisation de mères cherchant leurs enfants disparus au Mexique. Et en plus, elle a soutenu pendant toute sa carrière politique la cause des droits de l’Homme en cherchant à faire passer grâce à son travail législatif des réformes et des initiatives. Rosario Ibarra a rendu sa médaille Belisario Dominguez au président Lopez Obrador de très belle manière, lui disant qu’il pourrait la lui rapporter quand les disparus auront été retrouvés. Précisément parce que, et j’en suis convaincu, Rosario Ibarra avait vu que le président ne tenait pas sa promesse de campagne de financer à une hauteur suffisante la recherche des personnes disparues, mais aussi d’enquêter sur les responsables et les punir, poursuivre et sanctionner les militaires impliqués dans les disparitions des années 70 et au-delà. » 

MDC : Jose Antonio Guevara Bermudez, juriste rattaché à la Cour internationale des droits de l’Homme joint par Marcos Gracia Herrera. 

ZK : En Afrique du Sud, le bilan s'est alourdit, ce dimanche, après les terribles inondations qui ont touché la côte Est. 

MDC : 443 personnes sont mortes principalement dans la région de Durban. 63 sont toujours portées disparues annoncent les autorités. 

ZK : En France, le premier tour de la présidentielle l'a montré la semaine dernière, la part importante du vote utile. 

MDC : Emmanuel Macron a aspiré les voix de Valérie Pécresse. Marine Le Pen celles d'Éric Zemmour. Et Jean-Luc Mélenchon les voix des partis de gauche. 

ZK : Mais il y a un pays où le choix entre le candidat le plus proche de ses convictions et celui qui a le plus de chance de gagner n'existe pas : l'Australie. MDC : Son mode de scrutin est unique au monde : c'est le vote préférentiel. Alors comment est-ce que ça marche ? Les explications de notre correspondant à Sydney, Grégory Plesse

Devoir choisir entre son candidat de cœur ou celui de la raison, c’est un dilemme qui ne se pose pas aux électeurs australiens. Et ce, tout simplement, parce qu’en Australie on ne vote pas pour un parti, mais pour tous, et par ordre de préférence. Ainsi, si au moment du dépouillement, aucun d’entre eux n’obtient la majorité absolue, celui qui a obtenu le plus faible nombre de voix est éliminé et ses bulletins sont alors transférés vers les autres candidats, en fonction du deuxième choix fait par ses électeurs. Ce processus se répète jusqu’à ce que l’un des candidats en lice, en additionnant ses voix aux reports dont il bénéficie, passe la barre des 50%. Le système n’empêche pas les partis politiques de passer des accords de préférence et ensuite de recommander à leurs partisans de les suivre, mais au final ce sont les électeurs qui décident. Or, leur choix numéro un se porte de moins en moins sur les deux grandes formations politiques australiennes, la Coalition et les Travaillistes. Et pour la prochaine élection, qui se tiendra le 21 mai prochain, ces candidats issus de partis mineurs pourraient créer la surprise. Ils cumulent plus de 32% des intentions de vote dans les derniers sondages. Un niveau encore jamais atteint. Grégory Plesse, Sidney, RFI. 

MDC : Et à une semaine du deuxième tour de la présidentielle française, le vote blanc ou nul arrive en tête de la consultation réalisée par Jean-Luc Mélenchon auprès de ses soutiens. 37% des 200 000 voix exprimées. 

ZK : Le vote pour Emmanuel Macron arrive en deuxième position avec 33%. Le choix pour Marine Le Pen n'était pas proposé.  

MDC : C'est le choc ce soir de la 32e journée de Ligue 1, le classico entre le PSG et son dauphin l'OM. On retrouve Cédric de Oliveira au Parc des Princes pour RFI, et Cédric, le PSG mène 2 buts à 1. 

(Transcription manquante) 

MDC : Merci Cédric de Oliveira en direct du Parc des Princes pour ce PSG-OM.  

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