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Journal en français facile 16/11/2017 20h00 GMT

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RFI
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Gilles Moreau : 21h Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, voici votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité : Saad Hariri, le Premier ministre libanais démissionnaire, sera samedi à Paris. « Il est libre de partir quand il le veut », assure l'Arabie saoudite où se trouve actuellement Saad Hariri.

SB : Au Zimbabwe, incertitude politique après le coup de force de l'armée. Le président Mugabe, actuellement retenu à son domicile, refuse de renoncer au pouvoir. Il l'a dit aux généraux qu’il a rencontrés aujourd'hui.

GM : En France, mobilisation en baisse contre la politique du gouvernement. Politique qualifiée de « libérale » par les syndicats contestataires. Selon le ministère de l'Intérieur, les manifestations ont réuni 80 000 participants, dont 8 000 à Paris.

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SB : Saad Hariri, le Premier ministre démissionnaire du Liban, est attendu samedi à Paris à l'invitation du président Macron.

GM : L’Élysée a confirmé qu'il serait reçu par le président français. « Saad Hariri est libre de partir quand il veut », a déclaré aujourd’hui à Riyad le ministre saoudien des Affaires étrangères. Il a démenti des rumeurs sur une interdiction de quitter le pays, démenti qui a coïncidé avec la visite à Riyad du chef de la diplomatie française. L'initiative de Paris pourrait donc permettre à Saad Harriri de quitter le territoire saoudien, mais pourra-t-il continuer sa carrière politique ? Rien n'est moins sûr. Explications de Toufic Benaïchouche :

Otage des Saoudiens ou non ? En tous cas l'initiative française à l'avantage de sauver la face des uns et des autres. Pour le président libanais, aucun doute le 1er ministre libanais est l'otage des Saoudiens. Et le fait que la France ait lancé une invitation pour que Saad Harirri se rende à paris lui sauve la mise et également celles des dirigeants saoudiens. Le Liban était même prêt à saisir le conseil de sécurité des Nations-Unies sur la question. Difficile à présent, en tous cas, pour l'Arabie saoudite de ne pas permettre la sortie du royaume de Saad Harirri. Ce serait un aveu de sa privation de liberté. La question désormais est plus de savoir si une fois hors du royaume saoudien, le Premier ministre libanais sera libre de ses choix. Beaucoup s'interrogent. Retournera-t-il, après sa venue à Paris, effectivement à Beyrouth? Et si oui, a-t-il vraiment les coudées franches pour continuer sa carrière politique ? Si au contraire il choisit l'exil à Paris, cela pourrait être l'aveu qu'il subit d'énormes pressions de Riyad. On le voit cette histoire rocambolesque n'est pas encore finie.

SB : Incertitude politique au Zimbabwe, après le coup de force de l'armée qui s'est emparée du pouvoir dans la nuit de mardi à mercredi.

GM : Retenu à son domicile par les militaires, le président Robert Mugabe refuse de renoncer au pouvoir. C’est ce qui ressort des premières discussions qu'il a eues avec les généraux. Parmi eux, le chef d'état-major, le général Constantino Chiwenga, un homme au coeur de l'actuel bras de fer. Depuis hier matin des soldats et des blindés sont déployés en plusieurs endroits stratégiques de la capitale Harare. Du côté de l'opposition, plusieurs personnalités sont sorties de leur silence aujourd’hui pour exiger le départ du chef de l'État et une transition vers des élections libres.

SB : Au Kenya, une décision de justice cruciale pour l'avenir politique du pays.

GM : C’est lundi prochain que la Cour suprême se prononcera sur des recours déposés pour invalider l'élection présidentielle du 26 octobre. Les juges pourraient soit ordonner la tenue d'un nouveau scrutin, soit confirmer la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta.

SB : En Afghanistan, le groupe État islamique a revendiqué l'attentat-suicide qui a fait 14 morts aujourd’hui à Kaboul.

GM : Un kamikaze a fait sauter sa charge à l’extérieur d'une salle où se tenait une réunion politique. Le bilan aurait été beaucoup plus lourd si le service de sécurité ne l'avait pas tenu à l'écart.

SB : Direction le Cambodge, où l'opposition sera absente des élections législatives prévues dans un an.

GM : La Cour suprême vient de dissoudre le principal parti d'opposition. Les précisions sur place de Juliette Buchez :

Décision attendue, car cela fait plusieurs mois que l’étau se resserre autour du Parti du sauvetage national du Cambodge. Début septembre, Kem Sokha, le président actuel du Parti était accusé de trahison. Le mois suivant, le ministère de l’Intérieur a demandé à la Cour suprême d’étudier la dissolution du parti. C’est aujourd’hui chose faite. La Cour Suprême a jugé que le CNRP a bien tenté de fomenter une révolution de couleur, c’est-à-dire un soulèvement populaire soutenu par un pays tiers. Les 118 membres du parti sont donc aujourd’hui bannis de politique pour une durée d’au moins 5 ans, à moins qu’ils rejoignent le parti au pouvoir. Le CNRP perd de facto les 489 mandats de chefs de communes et les mandats de 55 députés qu’il détenait. Des prochaines élections législatives de juillet 2018 se feront sans le seul parti d’opposition qui ait jamais tenu tête au CPP, le parti du Premier ministre Hun Sen. Décision attendue dans un contexte tendu, car plusieurs organisations ont accusé le gouvernement de vouloir supprimer l’opposition. Policiers et militaires avaient bouclé l’accès à la Cour Suprême aujourd’hui. L’équipement antiémeute posé sur la route.

GM : Siemens s’apprête à supprimer 6 900 emplois dans son pôle énergie. Le conglomérat allemand précise que la moitié environ des suppressions auront lieu en Allemagne.

SB : Économie toujours, avec une nouvelle étape critique pour la dette du Venezuela.

GM : Les créanciers du pays se réunissent aujourd'hui à New York. Ils pourraient placer en défaut de paiement PDVSA, du nom de la compagnie pétrolière d'État. Explications d'Anieshka Koumor :

Petróleos de Venezuela SA est une compagnie pétrolière publique appartenant à l'Etat vénézuélien depuis la nationalisation de l'industrie d'hydrocarbures, en 1976. L'entreprise déclarée en défaut de paiement elle ne pourra plus s'approvisionner sur les marchés en produits indispensables pour l'extraction et le raffinage d'hydrocarbures, tels que par exemple, les solvants pétroliers ou le brut léger, nécessaire à la dilution de pétrole lourd vénézuélien. Sans compter que PDVSA souffre depuis des années d’un manque d’investissement chronique. Pour faire face à la crise aggravée par la chute du prix du pétrole, PDVSA n’a cessé d’augmenter ses propres importations de gaz et de pétrole plombant ainsi sa situation financière. Selon l'opposition le total des dépenses pour les seules importations d’essence s'élève à 9 milliards de dollars depuis 2011. Si les sanctions américaines imposées à Caracas ne concernent pas le pétrole, elles réduisent fortement la marge de manœuvre financière de PDVSA. Le groupe ne peut pas, notamment, rapatrier les profits réalisés par sa filiale américaine, Citgo.

GM : Une première dans le conflit ukrainien : pour la première fois, Vladimir Poutine s’est entretenu directement avec les chefs séparatistes pro-russes de l'est de l'Ukraine. Conversation téléphonique hier soir. Il a été question d'un échange de prisonniers entre les deux camps.

SB : En France, mobilisation en baisse contre la politique du gouvernement, politique qualifiée de « libérale » par les syndicats contestataires, CGT en tête.

GM : Aujourd’hui les manifestations ont réuni 80 000 participants, dont 8 000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. De son côté, la CGT a comptabilisé 40 000 manifestants dans la capitale. Cette nouvelle journée d'action - la 4e - « n'est pas un baroud d'honneur », a assuré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, « ça va continuer », a-t-il promis. Le train continue de perdre du terrain en France face aux autres modes de transport. Il a représenté en 2016 moins de 10% des déplacements dans l'hexagone. C’est moins que dans la plupart des autres pays d'Europe.

SB : Parlons maintenant « livres ». Une écrivaine est enfin récompensée en cette saison de prix littéraires.

GM : Le Goncourt des lycéens revient en effet à Alice Zeniter, finaliste malheureuse des deux prestigieux prix, Goncourt et Femina. Elle devient donc la première lauréate d'une saison qui jusqu'ici n'avait récompensé que des écrivains. Catherine Fruchon-Toussaint :

En 30 ans, le Goncourt des lycéens est devenu le prix le plus important en librairie avec en moyenne plus de 444.000 exemplaires vendus contre le Goncourt 400.000. Cette année encore, les 2000 lycéens qui ont voté vont sans conteste relancer le succès de ce roman L'art de perdre, qui, déjà couronné par trois distinctions, est dans les meilleures ventes depuis sa sortie. Un texte au carrefour de l'histoire familiale et politique qui à partir de la Guerre d'Algérie raconte le destin de 3 générations. D'abord le grand-père kabyle devenu harki qui doit s'exiler en 1962. Le fils Hamid qui grandit en Normandie et enfin Naïma la petite fille, employée dans une galerie d'art parisienne et qui pour une exposition va à Alger où elle découvre ses origines et ses racines. Puissant, L'art de perdre est un livre où Alice Zeniter réussit à mettre des mots sur le silence, la honte et tout un pan du passé douloureux entre la France et l'Algérie. Un roman vibrant et très contemporain écrit par une jeune femme de 31 ans, née donc presque en même temps que le Goncourt des lycéens.

SB : Grand nom du théâtre français, le comédien Robert Hirsch est mort. À 92 ans, il disait ne jamais vouloir prendre sa retraite et avoir le théâtre pour « religion ».

GM : C’est la fin de votre journal en français facile. Bonsoir à tous, bonsoir Sylvie.

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