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Journal en français facile 16/05/2022 20h00 GMT

Studio RFI
FRANCE : Élisabeth Borne, Première ministre française ; et autres nouvelles.

Transcription

Anne Corpet : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bienvenue dans le Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Anne, bonsoir à tous. 

AC : Élisabeth Borne nommée Première ministre en France. C'est la deuxième fois qu'une femme occupe cette fonction. La nouvelle cheffe du gouvernement a dit qu'il fallait « agir plus vite et plus fort » face au « défi climatique et écologique ». 

SB : Pas de grand bouleversement politique au Liban après les élections législatives. Le nouveau parlement restera dominé par les partis traditionnels. Le vote a eu lieu hier sur fonds de crise économique majeure. 

AC : L'envol des salaires des grands patrons aux États-Unis. Les neuf premiers dirigeants d'entreprises américains ont touché, au minimum, une rémunération totale de 50 millions de dollars par an. 

SB : Le masque n'est plus obligatoire en extérieur au Japon depuis aujourd'hui. C'est la première fois depuis le début de la pandémie que le dispositif sanitaire est allégé dans ce pays.

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SB : En France, Élisabeth Borne a été nommée Première ministre par Emmanuel Macron.

AC : C'est la deuxième femme qui accède à ce poste. Elle a dédié sa nomination à toutes les petites filles, et les a encouragés à suivre leurs rêves. Élisabeth Borne devra mettre en œuvre la « planification écologique » promise par le président français. Elle a déclaré qu'il fallait agir « plus vite et plus fort face au défi climatique ». Sa nomination met en tout cas un terme à un suspense qui a duré plus de trois semaines. Valérie Gas.

Finalement, le suspense se termine par une annonce sans surprise. Emmanuel Macron a choisi Élisabeth Borne, celle dont le nom avait été parmi les premiers à circuler. Celle qui cochait le plus de cases dans le portrait-robot qu'Emmanuel Macron avait donné pour le poste : fibre sociale, productive, environnementale... Emmanuel Macron tient aussi enfin son engagement de nommer une femme à Matignon, et c'était une attente forte. Plutôt techno que politique, mais qui a une solide expérience des rouages gouvernementaux puisqu'elle a été ministre pendant la totalité du quinquennat, d'abord aux Transports, puis à la transition écologique et au Travail. Et enfin une femme de gauche qui a collaboré notamment avec Ségolène Royal. Objectif : rassurer l'aile gauche de la Macronie sans effrayer la droite qui représente le socle électoral du président. Emmanuel Macron l'a préférée notamment à une autre personnalité, elle, de droite, Catherine Vautrin, ex-ministre de Jacques Chirac, plus clivante contre laquelle il y avait eu une levée de bouclier ces derniers jours dans la majorité. Emmanuel Macron a choisi une Première ministre qui ne lui fera pas d'ombre, Élisabeth Borne est très discrète, ce qui laisse penser que c'est le président qui mènera la bataille des législatives. 

SB : Les combats s'intensifient dans l'est de l'Ukraine.

AC : Il y a eu au moins dix morts ce lundi lors de bombardements à Severodonetsk, dans le Donbass. C'est ce qu'annoncent les autorités ukrainiennes. La ville est presque complètement encerclée par les forces russes.

SB : Et conséquence de la guerre en Ukraine, Anne, la Suède, a officiellement annoncé aujourd'hui sa candidature à l'Otan.

AC : Elle imite ainsi la Finlande qui a confirmé dimanche sa volonté d'intégrer l'alliance atlantique. La Russie a prévenu qu'elle réagirait si des infrastructures militaires de l'Otan étaient déployées dans ces deux pays.
Mais la Turquie s'oppose pour le moment à l'arrivée de la Finlande et de la Suède dans l'Otan. Il faut que tous les membres de l'Alliance soient d'accord pour qu'une candidature soit acceptée. 

SB : Le Liban attend les résultats définitifs des élections législatives.

AC : Le scrutin s'est déroulé hier. Même si les résultats officiels n’ont pas encore été publiés, la composition du nouveau Parlement est déjà connue. 
Malgré la crise économique majeure que traverse le pays, les partis traditionnels vont continuer de dominer l'assemblée. Le mouvement indépendant qui dénonce la corruption des responsables de ces partis, a réussi à faire élire une douzaine de candidats. Correspondance à Beyrouth, Paul Khalifeh.

Malgré les ressentiments d’une bonne partie des Libanais, la classe politique et les grandes familles traditionnelles, que l’on donnait pour morts il y a deux ans, continueront de dominer le nouveau Parlement. Deux grands vainqueurs se dégagent de ce scrutin même si aucun d’eux n’a obtenu à lui seul une nette majorité parlementaire. Le Hezbollah et son allié « Amal » ont réussi à rafler la totalité des 27 sièges chiites, ce qui leur confère une totale exclusivité sur la représentation de cette communauté dans le système confessionnel Libanais. Autre vainqueur, les « Forces libanaises » de Samir Geagea, ennemi juré du Hezbollah et allié de l’Arabie saoudite. Avec une vingtaine de sièges, il détient désormais le plus important bloc parlementaire chrétien dans la Chambre. Et cela, au détriment du Courant patriotique libre fondé par Michel Aoun, qui voit son bloc tomber ӑ une quinzaine de sièges. La nouveauté de ce scrutin est l’entrée au Parlement de candidats issus du mouvement de contestation qui ont opéré des percées dans plusieurs circonscriptions. Leur bloc comptera entre 12 et 15 membres. Fait marquant de cette élection, le recul du vote sunnite dans les grandes villes, y compris Beyrouth. L’électorat de cette communauté a ainsi exprimé sa solidarité avec son leader, l’ancien Premier ministre Saad Hariri, poussé à une retraite politique anticipés par l’Arabie saoudite. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI.

SB : Les soldats américains bientôt de retour en Somalie.

AC : Joe Biden a décidé de rétablir une présence militaire dans ce pays pour combattre les jihadistes shebab affiliés à Al-Qaïda. Le président américain répond ainsi à une demande de son ministère de la Défense. Moins de 500 soldats des forces spéciales vont être déployés en Somalie.

SB : Aux États-Unis, les salaires des grands patrons sont en forte augmentation. 

AC : C’est ce qui ressort d’une enquête du Wall Street Journal publiée ce dimanche. Elle porte sur 400 entreprises américaines. En 2021, le salaire moyen des grands patrons a fortement augmenté : il est approche les 15 millions de dollars. Et c'est un record, Myriam Berber.

Entre salaires, primes, avantages et stocks options, la rémunération totale d'un grand PDG américain a bondi, l’an dernier, de 12%. Pour la majorité d’entre eux, cette somme vient d'actions et de stock-options. Les neuf premiers dirigeants ont touché, au minimum, une rémunération totale de 50 millions, de dollars annuels. Les mieux payés viennent des technologies de l'information et des médias. Deux secteurs qui ont profité du développement du numérique, pendant la pandémie. Parmi eux, on retrouve les patrons du groupe de voyage Expedia, le géant des médias Warner Bros Discovery, le groupe informatique Apple, ou encore le patron de la banque JPMorgan Chase. Conséquence de ce nouveau record. Le rapport entre le salaire des patrons, et celui des employés a fortement augmenté. Les patrons ont, en moyenne, gagné 250 fois plus, que leurs salariés en 2021. Contre 238 fois, l'année auparavant.  

SB : Au Japon, c'est à l'extérieur que le port du masque n'est plus obligatoire depuis ce matin. 

AC : Il reste imposé à l'intérieur, mais dans la rue, il pourra être enlevé quand les distances sociales peuvent être respectées. C'est la première fois depuis le début de la pandémie de Covid que les autorités japonaises allègent le dispositif sanitaire. Pourtant, tout indique que dans les rues, les Japonais vont continuer à porter le masque. Explications à Tokyo avec Bruno Duval.

Le Japon est frappé par une septième vague de l'épidémie. Or, près de la moitié de sa population n'a toujours pas reçu la dose de rappel de vaccin. Malgré ce contexte sanitaire précaire, le port du masque est désormais facultatif sur la voie publique, ce qui déconcerte ces Tokyoïtes. « Comme la plupart des jeunes, je n'ai pas encore reçu la troisième dose de vaccin. Donc, même si Omicron n'a pas l'air d'être très dangereux pour les gens de notre âge, ça me semble plus prudent de ne pas baisser la garde ». « Le nombre de contaminations repart à la hausse et pourtant, désormais, on peut ôter son masque ?! La logique m'échappe... » « Quoi que dise le gouvernement, je vais continuer à mettre mon masque tout le temps et partout, et puis aussi à sortir le moins possible de chez moi et à éviter tout contact avec des gens non masqués ». « Ce virus me fait tellement peur que je serai absolument incapable d'être détendu en public si j'enlevais mon masque ». Les études montrent que depuis le début de l'épidémie, plus de neuf Japonais sur dix ont toujours gardé leur masque alors qu'ils ne risquent pas la moindre amende s'ils l'enlèvent. La pression sociale explique cette discipline, dans un pays où l'on est prié d'avoir en permanence un comportement irréprochable... quitte, parfois, à ne pas suivre les consignes des autorités : quand, de l'avis général, elles paraissent déraisonnables. Bruno Duval, Tokyo, RFI.

SB : En France, c'est dans les transports publics que le masque n'est plus obligatoire.

AC : Et oui depuis ce matin, car le nombre de contaminations et d'hospitalisations dues au Covid continue de baisser dans le pays. Le masque reste cependant obligatoire dans les hôpitaux et centres de santé.

22h10 à Paris, c’est la fin de ce Journal en français facile.

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