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Journal en français facile 14/06/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI. Il est 20 heures en temps universel, 22 heures à Paris et Bruxelles.

Clémentine Pawlotsky : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir à tous.

CP : À la Une, le sommet de l'Otan. Les alliés transatlantiques sont réunis à Bruxelles. Ils ont notamment affiché leur unité face à la Chine et la Russie.

SB : En Israël, c'est le début d'une nouvelle ère politique. Un nouveau gouvernement est entré en fonction sans Benyamin Netanyahu. Nous entendrons la réaction du Premier ministre palestinien.

CP : Nous irons aussi en Corée du Sud, où la campagne de vaccination contre le Covid-19 progresse rapidement. Les autorités ont décidé d'assouplir les mesures sanitaires.

SB : Et puis, nous reviendrons sur la démission du président de la Fédération internationale de basket, le Malien Hamane Niang. Une enquête du New York Times l'accuse d'avoir ignoré des abus sexuels sur de jeunes joueuses maliennes.

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SB : Le sommet de l'Otan s'est ouvert aujourd'hui à Bruxelles.

CP : Oui, journée de retrouvailles entre les dirigeants et chefs de gouvernement de l'Otan. Retrouvailles entre les deux rives de l'Atlantique. L'objectif des dirigeants est de revitaliser l'organisation, après quatre ans de présidence Trump. Et c'est une mission réussie, selon les 30 alliés, très satisfaits de pouvoir à nouveau compter sur le président des États-Unis, Joe Biden. Les dirigeants se sont d'ailleurs montrés très unis face à la Chine et la Russie. Les précisions de Pierre Benazet.

L’Amérique est de retour, la diplomatie est de retour, les slogans de Joe Biden étaient exactement ce que voulaient entendre les 29 autres chefs d’États et de gouvernements de l’Otan. Ils se sont employés à donner des gages au président des États-Unis et, dans leur déclaration finale, ils ont en quelque sorte ajouté la Chine à la Russie comme adversaire de l’Otan. Malgré les implications économiques pour la France et surtout l’Allemagne qui ont lourdement investi en Chine, les alliés ont choisi de qualifier les attitudes et la politique internationale chinoises de « défis systémiques » pour l’Otan. Même si le terrain d’action de l’Alliance va déjà de la Bosnie jusqu’à l’Afghanistan, qui a une frontière avec la Chine, il ne s’agit pas pour autant de l’étendre encore selon le secrétaire général, Jens Stoltenberg, qui répondait en cela au scepticisme exprimé par Emmanuel Macron. Pour Jens Stoltenberg, la Chine menace des intérêts alliés sur leur territoire propre par exemple sur le plan économique ou par le biais de cyberattaques et c’est sur leur propre terrain que les 30 pays de l’Otan doivent faire face à la Chine. Ce n’était cependant qu’un des axes de ce sommet qui a relancé un nouveau concept stratégique pour faire face aux défis de demain, le climat, l’espace, le cyberespace, de nombreuses priorités pour ce sommet des retrouvailles transatlantiques. Pierre Benazet, Bruxelles, RFI.

CP : Et dans le cadre de ce sommet de l'Otan, les président français et turque se sont rencontrés. Emmanuel Macron affirme que le climat était « apaisé ». Lui et Recep Tayyip Erdogan se sont engagés à travailler ensemble sur la Libye et Syrie. Les relations entre les deux dirigeants se sont apaisées ces derniers mois. Elles s'étaient beaucoup dégradées en 2020, notamment lorsque le président turc avait mis en cause la « santé mentale » d’Emmanuel macron. Recep Tayyip Erdogan s'est aussi entretenu avec le président des États-Unis, Joe Biden. Il dit avoir eu un entretien « très productif et sincère » avec son homologue américain. Le dirigeant turc précise qu'« aucun problème dans les relations entre les deux pays n'est insurmontable ».

SB : Une page se tourne en Israël. Benyamin Netanyahu n'est plus Premier ministre.

CP : Il occupait ce poste depuis douze ans. Mais hier, le Parlement israélien a voté pour une nouvelle coalition, la coalition « du changement ». Elle est dirigée par le chef du parti d'extrême droite nationaliste, Naftali Bennett. Il occupera le poste de Premier ministre pendant deux ans. Il sera ensuite remplacé par le centriste Yaïr Lapid. Des milliers de personnes se sont rassemblées hier soir à Tel-Aviv pour célébrer ce changement de gouvernement. Pour les Palestiniens, en revanche, le nouveau pouvoir ne changera rien. Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh s'est exprimé cet après-midi. Il demande au gouvernement israélien de mettre fin à l'occupation et à la colonisation des territoires palestiniens.

« Le départ du Premier ministre israélien du gouvernement après douze ans au pouvoir marque la fin d'une des pires périodes de l'histoire du conflit israélo-palestinien. Une période aussi mauvaise que la période où le président Trump était au pouvoir aux États-Unis, avant d'être mis dehors par les urnes. Mais nous ne considérons pas le nouveau gouvernement comme moins mauvais que ses prédécesseurs. Nous condamnons l'annonce du nouveau Premier ministre Naftali Bennett et son soutien à la colonisation, en particulier dans les zones C. Et nous réitérons que notre peuple continuera à faire face à ces tentatives, les mêmes que son prédécesseur. Ce que nous attendons, du nouveau gouvernement israélien, c’est qu’il commence à travailler pour mettre fin à l'occupation et à ses outils coloniaux tels que les colonies, et qu'il reconnaisse les droits légitimes du peuple palestinien. »

CP : Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh qui réagissait au changement de gouvernement en Israël. De son côté, le Hamas palestinien affirme que la nouvelle coalition au pouvoir ne change rien aux relations entre les deux ennemis.

SB : Autre réaction, celle des États-Unis.

CP : Le président américain Joe Biden dit avoir hâte de travailler avec le nouveau Premier ministre israélien, Naftali Bennett. Les deux hommes se sont parlés au téléphone. L’Allemagne affirme aussi vouloir coopérer étroitement avec le nouveau gouvernement. Enfin la France, se dit prête à « accompagner tout effort permettant une reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens ».

SB : Et voilà qui pourrait justement envenimer la situation : le nouveau gouvernement israélien donne son feu vert à une manifestation controversée.

CP : Des militants juifs nationalistes et d'extrême droite ont prévu de marcher demain à Jérusalem-Est, un secteur palestinien occupé par Israël. Le Hamas a menacé l'État hébreux de représailles si cette marche a lieu près de l'esplanade des Mosquées, le troisième lieu saint de l'islam.

En Israël toujours, le masque contre le Covid-19 ne sera plus obligatoire dans les lieux publics fermés à partir de demain. L'annonce a été faite ce soir par le nouveau ministère de la Santé.

SB : Au Royaume Uni, la levée des restrictions sanitaires est repoussée.

CP : Les lieux publics devaient rouvrir le 21 juin, finalement ça sera le 19 juillet. Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé le maintien des mesures de lutte contre le Covid-19. Il se dit très préoccupé par le variant Delta qui se propage plus rapidement que prévu.

SB : Toujours au sujet du Covid-19, la Corée du Sud assoupli ses règles sanitaires.

CP : À partir de juillet, certains résidents en Corée du Sud pourront échapper à la quatorzaine, s'ils ont été vaccinés à l'étranger. Jusqu'à présent, cette règle ne s'appliquait que pour les personnes ayant été vaccinées à l'intérieur du pays. Cet allègement des mesures sanitaires est assez unique en Asie. Il est possible grâce à l'accélération très rapide de la campagne de vaccination. Correspondance à Séoul, de Nicolas Rocca.

La Corée du Sud est restée fidèle à sa culture d’efficacité surnommée « Ppali Ppali », concernant sa campagne vaccinale. Un terme signifiant « vite vite » qui a caractérisé l’impressionnante croissance économique du pays, et qui depuis la fin mai, s’adapte parfaitement à la vaccination. En passant de 8% à 23% de la population ayant reçu une dose en quelque semaines, le pays se range désormais au rang des bons élèves au sein du continent asiatique. L’objectif du gouvernement de 13 millions de personnes ayant reçu une dose à la fin juin est déjà quasiment atteint, et pourtant la Corée du Sud a longtemps attendu avant de lancer sa campagne du fait de commandes tardives. L’accélération de la vaccination permet désormais au pays d’envisager un futur plus ouvert, avec la mise en place dès le mois prochain d’une exemption de quatorzaine pour les personnes ayant reçu les vaccins reconnus par l’Organisation mondiale de la santé à l’étranger. Une ouverture modérée, car elle concerne uniquement les résidents et non les touristes. De plus quinze pays où la situation des variants est jugée préoccupante sont exclus de cette procédure. Une interrogation persiste sur les droits qui seront octroyés à ces vaccinés en dehors de la Corée du Sud, alors que dès juillet les personnes ayant reçu le sérum dans le pays seront autorisées à circuler sans masques. Nicolas Rocca, Séoul, RFI.

SB : Le président de la Fédération internationale de basket est accusé d'avoir fermé les yeux sur des abus sexuels au Mali.

CP : Le Malien Hamane Niang a démissionné, hier, au moins temporairement. Il a décidé de quitter ses fonctions juste avant la publication d'une enquête du New York Times sur des allégations de harcèlement sexuel sur des joueuses au Mali. Les explications de Tom Rossi.

Pendant 12 ans, de 1999 à 2011, il aurait ignoré au moins une douzaine d'abus sexuels sur des jeunes joueuses maliennes, dont la majorité étaient adolescentes. C'est ce qu'on peut lire dans cette enquête du New York Times publiée, ce lundi, au lendemain de sa démission. Hamane Niang a été patron de la Fédération malienne de basketball et ministre des Sports pendant cette période. Il ne pouvait pas ne pas savoir que des entraineurs maliens abusaient sexuellement de jeunes joueuses selon Human Rights Watch. Une dizaine d'officiels de la fédération sont incriminés. Parmi eux, un ami proche de Niang, Cheick Oumar Sissoko, ancien président de l'Association des entraineurs de basket du Mali ou encore l'actuel coach de la sélection des moins de 19 ans, Amadou Bamba. Selon plusieurs témoignages, l'ex-ministre de 69 ans aurait même été témoin de scènes d'agression sexuelle sans réagir. Lui nie fermement ses accusations et dit vouloir coopérer à l'enquête de la Fédération internationale de basket.

CP : Explications de Tom Rossi.

Excellente soirée sur RFI.

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