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Journal en français facile 14/04/2021 20h00 GMT

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Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile.

À la Une ce soir : les troupes américaines vont quitter l'Afghanistan. Annonce de la nouvelle administration du président Joe Biden. Une page se tourne, les États-Unis sont présents en Afghanistan depuis près de 20 ans.

L'inquiétude des pêcheurs de Fukushima après la décision des autorités japonaises. Tokyo annonce que l'eau stockée dans la centrale nucléaire endommagée, cette eau qui sert à refroidir les cœurs des réacteurs, sera rejetée dans l'océan Pacifique.

Dans cette édition également, des quarantaines à près de 2 000 euros pour de nombreux voyageurs arrivant en Irlande.

Et puis J-100. Dans 100 jours, le début des Jeux olympiques de Tokyo. Et les incertitudes qui restent nombreuses.

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RA : C'est la phrase du jour : « l'heure est venue de mettre fin à la plus longue guerre de l'Amérique » a déclaré Joe Biden à propos de l'Afghanistan. Le président américain s'est exprimé ce soir depuis la Maison Blanche. « Les États-Unis vont entamer leur retrait définitif le 1er mai », affirme-t-il. Cette décision n'est pas une réelle surprise car le retrait des troupes américaines d'Afghanistan est prévu selon un accord conclu en février 2020 par son prédécesseur. Mais c'est une page qui se tourne, les États-Unis sont intervenus en Afghanistan il y a près de 20 ans, suite aux attentats du 11 septembre. Ils ont chassé du pouvoir les talibans, mais se sont ensuite enlisés dans ce pays qui reste instable. Avant le discours de Joe Biden, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken s'était exprimé un peu plus tôt dans la journée à propos de ce retrait. Je vous propose de l'écouter.

« C'est un moment important pour notre alliance, près de 20 ans après les attaques du 11 Septembre contre les États-Unis. Ensemble, nous sommes allés en Afghanistan pour faire face à ceux qui nous ont attaqués et pour nous assurer que l'Afghanistan ne devienne de nouveau un refuge pour des terroristes qui pourraient attaquer l'un d'entre nous. Et ensemble, nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés. Et maintenant, il est temps de ramener nos forces à la maison. Et je suis ici pour travailler étroitement avec nos alliés, avec le secrétaire général sur le principe que nous avons établi depuis le début : entrer ensemble, s'adapter ensemble et sortir ensemble. ».

RA : Le secrétaire d'État américain Antony Blinken depuis Bruxelles où il participait à une réunion au siège de l'Otan. Car dans le sillage de la décision des États-Unis, les autres troupes de l'Alliance quitteront elles aussi l'Afghanistan, la ministre allemande de la Défense l'a confirmé.

Réaction du président afghan Ashraf Ghani qui s'est entretenu par téléphone avec Joe Biden. Il dit « respecter » la décision américaine et affirme que les forces de sécurité afghanes « sont pleinement capables de défendre leur peuple et leur pays ».

On part au Japon à présent où l'émotion reste vive après la décision du gouvernement concernant la centrale nucléaire accidentée de Fukushima : Tokyo a annoncé que l'eau stockée dans cette centrale serait rejetée dans l'océan Pacifique. Le sujet faisait débat, il s'agit de l'eau utilisée pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires touchés par le tsunami de 2011. Au total, cela représente 1,25 millions de tonnes d'eau, de l'eau qui a été filtrée à plusieurs reprises pour retrier la plupart des substances radioactives. En revanche, le tritium va rester. Le tritium, c'est un radionucléide qui selon les experts est sans grand danger. Cela affole cependant les pêcheurs de Fukushima. Écoutez plutôt ce reportage de Bruno Duval.

Les pêcheurs de la région de Fukushima accusent le coup. À l'image de ce responsable d'une coopérative, qui s'attend au pire : « Ces rejets en mer, ce sera le coup de grâce donné à notre profession. Qui voudra encore acheter nos poissons quand on aura déversé tout ce tritium dans l’océan ? Ils seront invendables : tous les consommateurs se méfieront. Et puis, ce sera dur aussi pour les commerçants des stations balnéaires. Quel touriste va oser venir se baigner dans une mer où on a déversé des eaux qui n'ont été que partiellement décontaminées ? Bref, je croise vraiment les doigts pour qu'on n'en arrive pas là... » Les consommateurs vont-ils accepter de risquer de se retrouver avec, dans leur assiette, de la limande ou du maquereau au tritium ? Ils pourraient finir par hésiter, y compris les plus solidaires comme ces deux Tokyoïtes croisés au rayon poissons d'un supermarché : « Depuis 2011, ma mère et moi, on achète systématiquement les poissons provenant de Fukushima. Pour aider tous ces pêcheurs, qui sont vraiment formidables » « Avec tout ce qu'ils ont enduré, c'est bien de les soutenir. D'autant que, dix ans après la catastrophe, leur vie n'est toujours pas facile. » 18% seulement des sondés approuvent la décision du gouvernement. Et 7 sur 10 déclarent qu'après de tels rejets en mer, ils y regarderont à deux fois avant d'acheter du poisson de Fukushima. Bruno Duval, Tokyo, RFI.

La pandémie de coronavirus. Et le vaccin AstraZeneca toujours dans la tourmente. Aujourd'hui, le Danemark est devenu le premier pays d'Europe à renoncer définitivement à ce vaccin, en raison du risque de caillots sanguins. Toujours dans la course à la vaccination en revanche le duo Pfizer-BioNtech va accélérer ses livraisons : avec 50 millions de doses de son vaccin qui seront livrées dès le mois d'avril, c'est l'exécutif européen qui l'annonce.

Et puis également en Europe, on s'intéresse à l'Irlande. Car à partir de demain, jeudi, les voyageurs en provenance de plus de 70 États arrivant en Irlande devront passer deux semaines, en quarantaine, à l’hôtel. Coût de cette mesure, près de 2 000 euros, à la charge des personnes. Sauf les étudiants irlandais qui bénéficient du programme d'échange à l'étranger Erasmus. Les explications à Dublin d'Emeline Vin.

Un million d’euros mis de côté par le gouvernement irlandais pour payer la quarantaine de ses étudiants à leur retour d’Erasmus. Sur les 1 000 jeunes Irlandais qui étudient en ce moment dans des universités européennes, la moitié, vivent actuellement dans des pays visés par la « quarantaine obligatoire à l’hôtel » - la France, l’Italie, la Belgique, l’Autriche et le Luxembourg. L’État s’engage à payer les 1 800€ de facture pour leur séjour de deux semaines, dans un hôtel choisi par le gouvernement. La mesure ne s’applique pas en revanche aux étudiants internationaux obligés par leur cursus de venir en Irlande de ces pays, ni aux centaines d’autres Irlandais qui étudient à l’étranger hors programme d’échanges. Ils sont par exemple 500 aux États-Unis, pays aussi sur la liste. La participation de l’État aux frais de quarantaine des étudiants Erasmus fait débat dans le pays. Certains « contribuables » dénoncent les différences entre citoyens irlandais revenant de l’étranger et jugent non essentiels les échanges universitaires alors que de nombreux établissements à travers l’Europe dispensent leurs cours par vidéo. Emeline Vin, Dublin, RFI.

Et puis dans 100 jours, soit un peu plus de trois mois, c'est l'ouverture des Jeux olympiques de Tokyo. Prévus l'an dernier, reportés en raison de la pandémie de Covid-19. Les interrogations sont encore nombreuses, le nombre de spectateurs, la sécurité des athlètes notamment. Pour le reste certaines traditions des JO vont perdurer. Comme par exemple le porte-drapeau, le porte-drapeau c'est l'athlète qui représente son pays. Et un homme et une femme auront cet honneur. Et les candidats sont nombreux en France, Christophe Diremszian.

Pas obligatoire, mais préconisée par le CIO, la parité sera donc de mise en tête du cortège français le 23 juillet. Pour succéder à Teddy Riner en 2016, un mini collège électoral a été formé, composé de deux représentants par fédération olympique - un homme et une femme à chaque fois. Des ambassadeurs votants, mais aussi candidats s'ils le souhaitent. Il ne s'agira pas de désigner nommément ses favoris, mais de les classer par ordre de préférence en leur attribuant des points. Ces candidats pourront ouvertement faire campagne, ils ont jusqu'à fin juin, voire début juillet pour le faire. L'un d'entre eux, le perchiste Renaud Lavillenie, déjà très investi dans la défense des athlètes au sein de la fédération internationale, a un temps d'avance - il a manifesté son intérêt depuis décembre 2019. La lanceuse de disque Mélina Robert-Michon, 42 ans au moment de l'ouverture des Jeux de Tokyo, y pense depuis longtemps pour achever en beauté sa longue carrière. Autre favorite, Clarisse Agbegnenou, quadruple championne du monde de judo, mais peut-il y avoir deux porte-drapeaux issus d'un même sport d'une olympiade à l'autre ? Le choix de Florent Manaudou, au contraire, serait une récompense pour la natation, privée du rôle depuis 1968. À moins que les électeurs fassent preuve d'audace en désignant la spécialiste de voile Charline Picon, moins connue, mais seule femme tenante d'un titre olympique parmi les prétendants.

RA : Également en sport football suite et fin des quarts de finale retour de la Ligue des Champions ce soir. Les deux affiches du jour le déplacement du Real Madrid sur la pelouse de Liverpool, et le Borussia Dortmund qui accueille Manchester City. Pour rappel les deux premières équipes qualifiées pour les demi-finales sont les Anglais de Chelsea et le Paris Saint-Germain, vainqueur hier du Bayern Munich.

C’est la fin du Journal en français facile.

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