#El francés en la actualidad

Journal en français facile 12/04/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Jérome Bastion : Bienvenue sur Radio France Internationale, il est 22h à Paris, 20h en temps universel, et c'est l'heure de votre Journal en français facile ! L'actualité est toujours dominée par la pandémie de Covid-19 qui continue de faire des victimes dans le monde, et perturbe les célébrations pascales :
 - Pâques sans fidèle à la basilique Saint-Pierre de Rome : à la pandémie doit répondre une « contagion de l'espérance », a dit le pape François, qui s'est surtout adressé aux plus démunis et a appelé à alléger la dette des pays pauvres.
- une mini crise diplomatique entre Israël et la Turquie sur la livraison de matériel médical dont Ankara bloque l'exportation au motif qu'une quantité équivalente d'équipement doit être également fournie aux Palestiniens. 
- la situation de confinement stricte à l'origine de situations explosives en Inde pour des milliers de travailleurs saisonniers qui se retrouvent démunis et poussé à la révolte, souvent durement réprimée par la police.
 
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JB : La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 112 510 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, dont plus de 77 000 en Europe, et le nombre de contaminations approche désormais les 2 millions de personnes dans 193 pays. Un chiffre forcément partiel qui ne recense que les cas dûment testés. Rien que pour ces dernières 24h, ce sont 5 441 nouveaux décès qui ont été officiellement enregistrés, dont près du tiers aux États-Unis, premier pays touché. En Europe, le tableau est contrasté avec l'Italie, l'Espagne et la France qui montrent un recul des cas et des hospitalisations désormais, et la Grande-Bretagne, qui a enregistré 737 nouveaux décès dimanche. Mais le premier ministre Boris Johnson a lui été renvoyé à son domicile après avoir été hospitalisé et placé en réanimation : « le NHS a sauvé ma vie, tout aurait pu basculer pour moi », a-t-il dit en remerciant les service de santé qui ont veillé sur lui.

Pâques exceptionnelle dans le confinement cette année : pas de messe et aucun rassemblement autorisé, afin de se protéger du coronavirus. Les centaines de millions de chrétiens étaient priés de fêter la résurrection du Christ dans un cadre privé. Au Vatican, Le pape François a prononcé sa bénédiction Urbi et Orbi dans une basilique Saint-Pierre vide. Il est bien sûr revenu sur cette pandémie qui a déjà fait de très nombreuses victimes et plongé le monde dans une grave crise économique. À cette pandémie doit répondre selon lui, une « contagion de l'espérance ». François a lancé un appel à la solidarité, plaidant notamment pour l'assouplissement des sanctions internationales et l'allégement de la dette des pays pauvres.

« Compte tenu des circonstances, les sanctions internationales qui empêchent les pays qui en font l’objet de fournir un soutien convenable à leurs citoyens doivent être assouplies. Il faut permettre à tous les États de répondre aux besoins les plus importants du moment en réduisant voire en annulant la dette qui pèse sur les budgets des pays les plus pauvres. »

JB : Extrait de la bénédiction Urbi et Orbi du pape François ce dimanche matin au Vatican.
 
En marge de cette même pandémie, mais toujours lié à cette crise sanitaire, on assiste à une brouille diplomatique entre Israël et la Turquie. Du matériel médical qui devait être livré à des établissements hospitaliers en Israël reste actuellement bloqué en Turquie, car Ankara exige que soit livré aux Palestiniens le même matériel. Les explications de Michel Paul.

Il s’agit d’une transaction purement commerciale. Du matériel médical acquis par des particuliers en Turquie et destiné à des hôpitaux en Israël. Des tonnes de masques chirurgicaux, des combinaisons et des gants stériles pour aider dans la lutte contre le coronavirus. Selon le site d’information Bloomberg, Ankara a approuvé la vente de ce matériel. De source israélienne citée par les médias on indique qu’au dernier moment les autorités turques ont bloqué le matériel qui se trouve à l’heure actuelle dans un hangar proche de l’aéroport d’Istanbul. Motif, l’exigence de transférer du  matériel semblable aux palestiniens. Le ministère israélien des affaires étrangères refuse de réagir à cette demande. Mais de sources diplomatiques on affirme qu’Israël ne permettra pas d’exploiter cette affaire à des fins politiques, mais que si la Turquie désire livrer ce genre de matériel à l’autorité palestinienne personne ne s’y opposera.

JB : Le ministre turc de l'Intérieur Suleyman Soylu a annoncé dimanche soir sa démission, invoquant la mise en place de deux jours de couvre-feu dans les principales villes du pays, dont l'annonce vendredi a provoqué une ruée dans les magasins à même de favoriser la transmission du coronavirus. Si sa démission est acceptée par le président Erdogan, il s'agira du deuxième membre du gouvernement à quitter son poste depuis le début de l'épidémie qui a contaminé plus de 50 000 personnes dans le pays et causé plus d'un millier de morts.
 
En Inde, les autorités sont dépassées par la quantité de travailleurs journaliers qui se retrouvent sans ressources depuis que le confinement a été décrété. Des troubles ont éclaté ce week-end dans l'un des centres qui s' efforcent d'héberger ces personnes à New Delhi. Correspondance de Côme Bastin. 

C’est un sabotage qui reflète la saturation et le désespoir qui règne au sein des centres pour travailleurs migrants en Inde. Trois bâtiments ont été incendiés par leurs occupants à New Delhi, près de la rivière Yamuna. Le refuge accueillait des travailleurs journaliers sans aucune ressource et incapables de regagner leurs campagnes, alors que l’activité économique et les transports sont paralysés en Inde. Prévu pour une centaine de personnes, il en hébergeait et alimentait des milliers de façon chaotique depuis le confinement. Vendredi, des affrontements entre le personnel et les occupants avaient éclaté autour de la nourriture. La police était alors intervenue brutalement et quatre ouvriers avaient sauté dans la rivière. L’un d’entre eux s’y était noyé, ce qui avait en retour fait exploser la contestation le lendemain. Samedi soir, le feu était maîtrisé et la police a annoncé avoir arrêté six émeutiers. Plus de 200 centres tentent ainsi de gérer l’urgence sociale dans la capitale Indienne, mais la problématique traverse tout le pays. Dans l’État du Gujarat, des centaines de travailleurs migrants se sont révoltés vendredi soir et ont mis le feu à des voitures pour réclamer un toit et de la nourriture.

JB : Dans le reste de l'actualité : en Afghanistan, les Talibans s'apprêtent à relâcher 20 de leurs prisonniers parmi les membres de l'administration afghane, dans le cadre de l'accord de cessation des hostilités et après plusieurs vagues de libérations de militants islamistes par Kaboul. Le gouvernement a annoncé une troisième série de libérations, Sonia Ghezali.

Les 20 prisonniers seront remis aux équipes du Comité international de la Croix-Rouge dans la ville de Kandahar, dans le sud du pays. Le porte-parole du bureau politique des talibans à Doha au Qatar l’écrit sur Twitter. Plus tôt dans la journée, les autorités afghanes avaient annoncé la libération de 100 prisonniers talibans. 200 autres ont été libérés au cours de cette semaine. Le climat semble donc s’apaiser entre les deux parties, ni l’une ni l’autre n’évoque une reprise des discussions. Les talibans qui s’entretenaient à Kaboul avec les autorités afghanes au sujet de la libération des prisonniers, avaient mis fin aux échanges dans la nuit de lundi à mardi. Ils estimaient que la libération progressive des prisonniers étaient inacceptable alors que Kaboul ne cesse de réclamer de son cote l’arrêt des violences.  Les talibans campent sur leur position : à savoir, pas de cessez-le-feu ni de dialogue intra afghan tant que 5000 de leurs combattants, détenus dans les prisons gouvernementales, ne sont pas libérés. Ces discussions intra-afghanes devaient démarrer le 10 mars quelques semaines après la signature de l’accord de Doha entre américain et taliban, prévoyant le retrait progressif des troupes étrangères d’Afghanistan.

JB : Le président américain Donald Trump a salué dimanche l'entente entre les principaux pays producteurs de pétrole sur une baisse de la production pour tenter de faire remonter les cours, en pleine pandémie mondiale du nouveau coronavirus. C'est un « très bon accord pour tous! », a tweeté M. Trump. « Cela sauvera des centaines de milliers d'emplois dans le secteur de l'énergie aux États-Unis. Je voudrais remercier et féliciter le président russe Poutine et le roi Salmane d'Arabie saoudite. Je viens de leur parler depuis le Bureau ovale » de la Maison Blanche, a-t-il ajouté.

Alors que le Venezuela connait des files d’attentes kilométriques devant les stations-service, le pays manquant de liquidités pour acheter des combustibles à l’étranger ; car oui : ce pays producteur de pétrole connait des pénuries de carburant.

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