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Journal en français facile 12/01/2022 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Charlotte Pawlotsky : Merci d’écouter RFI. Il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris et Bruxelles. 

Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile.  

À la Une, les discussions entre la Russie et l'Otan, cette alliance de pays d'Europe et d'Amérique du Nord. Pas de compromis pour l'instant sur le dossier ukrainien. Des différences fondamentales continuent d'opposer les deux camps.  

Aux États-Unis, le président Joe Biden va tenter un pari politique risqué pour faire passer sa réforme électorale, censée protéger l’accès au vote des Afro-Américains.  

À suivre, ce nouveau plongeon historique de la livre libanaise, la monnaie utilisée au Liban.  

Et puis, Facebook à nouveau dans la tourmente. L'autorité américaine de la concurrence va pouvoir poursuivre le groupe pour abus de position dominante sur les réseaux sociaux.  

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CP : Les négociations entre la Russie et l'Otan sont, pour l'instant, dans l'impasse.  

Elles se sont ouvertes aujourd’hui à Bruxelles, en Belgique. L'objectif est d'éviter un nouveau conflit en Ukraine. L'Otan, qui regroupe des pays d'Europe et d'Amérique du Nord, a donc évoqué, avec Moscou, le renforcement des troupes russes autour du territoire ukrainien. Il a aussi été question du désarmement et des missiles balistiques, mais les divergences,les différences, entre les deux parties restent difficiles à surmonter. À Bruxelles, Pierre Benazet.  

« Je n’ai jamais eu de discussions aussi franches avec l’Otan », estime le vice-ministre russe des Affaires étrangères, et on sait qu’en langage diplomatique une discussion franche est une discussion très tendue. La délégation moscovite est arrivée avec des exigences, selon le secrétaire-général de l’Alliance, Jens Stoltenberg. Première exigence russe : un arrêt de l’élargissement de l’Otan, trente pays membres cela suffit semble dire le Kremlin. Et surtout pas d’élargissement à l’Ukraine, ce qui serait – on l’a bien compris ici – un véritable casus belli vu de Moscou. L’Otan a opposé une fin de non-recevoir évidente à cette exigence. La perspective d’une adhésion à l’Otan offerte en 2008 à l’Ukraine reste sur la table et l’Alliance jugera souverainement lorsque le pays sera prêt à la rejoindre. De la même façon, l’Otan a rejeté la demande russe de retrait des troupes et des moyens militaires déployés depuis quelques années face à elle sur le territoire des alliés orientaux comme les Baltes ou les Polonais. Le bilan n’est toutefois pas entièrement négatif car les tensions se sont déplacées des champs de manœuvre vers les salles de réunion et surtout Russes et alliés se sont mis d’accord pour continuer le dialogue et organiser de nouvelles rencontres. Pierre Benazet, Bruxelles , RFI.

CP : Huit états ont perdu leur droit de vote à l'ONU, dont plusieurs pays africains comme le Soudan, le Congo ou encore la Guinée.  

Le secrétaire général de l'organisation, Antonio Guterres, explique que ces pays ont contracté une dette trop importante à l’égard de l'ONU. Une dette qu'ils devront rembourser s'ils souhaitent récupérer leur droit de vote.  

Direction les États-Unis à présent, où le président Joe Biden s'apprête à faire un pari politique risqué.  

Le dirigeant doit participer demain à une réunion des démocrates au Sénat, pour tenter de faire passer en force sa grande réforme électorale censée protéger l'accès au vote des Afro-Américains. Mais pour y parvenir, Joe Biden envisage de remettre en cause une règle parlementaire appelée « filibuster ». Alors de quoi s'agit-il ? Eh bien, le « filibuster », c’est lorsque les parlementaires font durer, le plus longtemps possible les débats sur un projet de loi pour empêcher que le texte soit soumis au vote. Autrement dit, cette technique du « filibuster » permet d'empêcher à une loi d'être adoptée. Explications de Daniel Vallot.  

C’est une particularité du Sénat qui a fait les grandes heures de l’histoire parlementaire américaine : le « filibuster » permet aux élus hostiles à une loi d'empêcher son vote en gardant la parole indéfiniment. Le record historique appartient à un élu de Caroline du Sud qui, en 1957, s’exprima durant 24 heures et 18 minutes pour empêcher le vote d’une loi anti-ségréagation. Le terme ne dérive pas par hasard du mot flibustier puisqu’il s’agit concrètement de pirater les débats. Pour contourner le « filibuster », une seule option existe : réunir une majorité qualifiée de 60 sénateurs, impossible actuellement pour le camp démocrate. Ce que propose donc Joe Biden, c’est de déclencher ce que l’on appelle à Washington « l’option nucléaire » : abandonner cette règle des 60 voix, et permettre à titre exceptionnel aux Sénateurs d’adopter la réforme à la majorité simple. Pour les Républicains, cela créerait un dangereux précédent, et reviendrait à « casser le Sénat ». Joe Biden est conscient du risque politique, mais il est prêt semble-t-il à le prendre. Il faudra pour cela convaincre chacun des 50 sénateurs démocrates : ce qui n’est pas gagné d’avance car plusieurs d’entre eux se sont inquiétés de cette remise en cause de la tradition parlementaire américaine.  

CP : Explications signées Daniel Vallot.  

Dans l'actualité également, la livre libanaise qui poursuit sa chute.  

Elle a même enregistré une baisse historique, aujourd’hui. Tandis que les prix des produits de consommations et du carburant augmentaient. Résultat, de nombreuses boulangeries et magasins alimentaires ont dû fermer leurs portes, et des mouvements de colère ont éclaté dans plusieurs régions du Liban. Correspondance de Paul Khalifeh.  

La nouvelle dépréciation de la livre libanaise, ce mardi, a causé une forte perturbation de la chaîne d’approvisionnement des produits de consommation. L’effondrement de la monnaie nationale a poussé de nombreux magasins à fermer leurs portes en attendant une stabilisation du marché des changes dans un pays dollarisé à l’extrême et qui importe une grande partie de ses besoins. De longues queues se sont formées devant les boulangeries après une mise en garde contre une pénurie de blé et de farine. Ces denrées sont en rupture de stock, a prévenu le président du syndicat des boulangers, car les réserves n’ont pas été renouvelées. En cause, la Banque du Liban qui tarde à fournir les fonds nécessaires en dollars pour financer les importations. La chute de la livre a entraîné une nouvelle hausse du prix des carburants. Les 20 litres de mazout se vendait mardi à presque 400 000 livres, c’est-à-dire 65% du salaire minimum, qui est passé de l’équivalent de 450 dollars à moins de 20 dollars en deux ans. Le mazout est un produit essentiel pour le chauffage des foyers, surtout dans les régions rurales, et pour faire fonctionner les générateurs privés qui ont pris le relai de l’État. Un État, qui ne fournit plus que deux à trois heures de courant électrique par jour. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI.  

CP : La Hongrie est, elle aussi, confrontée à une inflation galopante. 

C’est-à-dire des prix qui augmentent rapidement. Le gouvernement a donc décidé de plafonner les prix des denrées alimentaires de bases. Ils ne pourront pas dépasser un certain seuil. La mesure entrera en vigueur début février. Elle concernera précisément six produits : le sucre blanc, la farine de blé, l'huile de tournesol, les cuisses de porcs, les filets de poulet et le lait demi écrémée. 

L’autorité américaine de la concurrence, la FTC, va pouvoir poursuivre Facebook en justice pour abus de position dominante dans les réseaux sociaux.  

C’est ce que vient de décider un juge fédéral de Washington. Une mauvaise nouvelle pour Meta, la maison-mère de Facebook. Les précisions de Myriam Berber.  

Dans sa plainte, la FTC soutient que le géant de l’Internet a, illégalement, racheté ou enterré les nouveaux innovateurs, pour évincer la concurrence. Facebook a, en effet, racheté la messagerie WhatsApp, pour près de 20 milliards de dollars, ainsi que l’application de photos Instagram. Le marché des réseaux sociaux est, aujourd’hui, contrôlé à plus de 65% par Facebook. La pression s’accentue contre le géant californien. Sa réputation s’est encore dégradée, à l’automne, avec les révélations de la lanceuse d’alerte Frances Haugen, une ancienne ingénieure, qui  a dénoncée devant les parlementaires américains et européens l’emprise du groupe sur la vie quotidienne. Ses applications sont utilisées, tous les mois, par trois milliards et demi de personnes, dans le monde. Cette plainte en justice ravive le débat, sur le démantèlement de Facebook. Aux États-Unis, du clan républicain aux démocrates, cette idée gagne du terrain dans la classe politique. Mais le géant de l’Internet a toujours une longueur d’avance et sait se diversifier. Face à la tempête, Facebook a lancé, en octobre dernier, la création du Métavers, un univers en réalité virtuelle. 

CP : Dans l'actualité en bref, la chercheuse franco iranienne Fariba Adelkhah a été de nouveau incarcérée à Téhéran.  

Elle est retenue en Iran depuis 2019. Elle avait été placée en résidence surveillée en 2020. Le ministre français des Affaires étrangères a réagi, Jean-Yves Le Drian réclame sa libération immédiate. Il estime que sa réincarcération ne peut « qu’avoir des conséquences négatives sur la relation entre les deux pays ». 

Dans les Antilles françaises, plus de 600 soignants guadeloupéens non-vaccinés contre le Covid-19 acceptent une reconversion professionnelle.

Depuis le 31 décembre, plus d'un millier de soignants ont été suspendus pour avoir refusé l'obligation, pour la profession, d'être vacciné.  

Enfin, un mot de ce scénario ahurissant à la Coupe d'Afrique des Nations. 

La 90e minute du match du Mali, remporté 1 but à 0, face à la Tunisie n'était pas terminée, et pourtant l'arbitre a sifflé les trois coups de sifflet fifinaux. Cela a provoqué la colère des Tunisiens.  

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