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Journal en français facile 10/01/2022 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Clémentine Pawlotsky : Merci d’écouter RFI, il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris et Genève. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. 

À la une, les discussions entre la Russie et les États-Unis. Elles se sont ouvertes aujourd’hui à Genève pour parler de la crise ukrainienne et la tension semble être redescendue. Nous entendrons le négociateur russe, dans un instant. 

Le parlement irakien a réélu son président, le sunnite Mohammed al-Halboussi. Une première étape vers l'application des résultats des législatives d'octobre, mais les élus n'ont pas encore dégagé de majorité parlementaire. Ils en sont même venus aux mains.

Au Venezuela, l'opposition remporte l'État du Barinas dirigé depuis plus de 30 ans par des proches de l'ancien président Hugo Chavez. Une victoire symbolique, nous dira Stefanie Schüler. 

Et puis, la suite du feuilleton Novak Djokovic en Australie. Le numéro 1 mondial du tennis a été remis en liberté, mais on ne sait toujours pas s'il pourra participer à l'Open d'Australie qui débute dans une semaine. 

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CP : La Russie affirme ne prévoit aucune attaque contre l’Ukraine et dit vouloir poursuivre les pourparlers avec les États-Unis. Voilà donc ce qui ressort des 8 heures de discussions entamées aujourd’hui à Genève en suisse entre les deux puissances. Pas de rapprochement significatif entre les deux pays, mais la tension entre Washington et Moscou est redescendue d'un cran. Le négociateur russe, Sergueï Ryabkov également vice-ministre des affaires étrangères de Russie a multiplié les signaux positifs, lors de sa conférence de presse.  

« Nous avons l'impression que la partie américaine a pris très au sérieux les propositions russes, les a travaillées à fond. Nous appelons les États-Unis à être aussi responsables que possible en ce moment. Les risques liés à une éventuelle intensification de la confrontation ne doivent pas être sous-estimés. La conversation raisonnable et professionnelle que nous avons eue donne certainement un climat plus optimiste, mais néanmoins, les questions principales sont en suspens. Nous avons aussi expliqué à nos collègues qu'il n'y a aucun projet ni intention d'attaquer l'Ukraine, tous les exercices militaires se font sur notre territoire. Il n’y a aucune raison de craindre une escalade de la situation sur ce plan ».

CP : Sergueï Ryabkov, le vice-ministre russe des affaires étrangères et négociateur dans les pourparlers de Genève, avec les États-Unis. Les discussions entre Moscou et Washington doivent se poursuivre après-demain, à Brussel, lors d'une réunion Otan-Russie. Puis jeudi, à Vienne, dans le cadre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. 

Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, dit avoir vaincu un « coup d'État » de la part de « terroristes étrangers ». C’est ainsi qu'il désigne les responsables des émeutes meurtrières qui ont secoué le pays depuis 1 semaine. Le dirigeant promet également le départ des troupes russes déployées, la semaine dernière, dans le cadre d’une mission de maintien de l’ordre. La vie a quant à elle progressivement repris son cours à Almaty, la plus grande ville du pays et les autorités ont rétabli les transports en commun et en partie rétabli Internet. 

CP : En Irak, le Parlement a réélu son président, lors d'une séance agitée.

La réélection du sunniste Mohammed al-Halboussi a été marquée par des altercations, des disputes entre députés, trois mois après les législatives d'octobre. Le scrutin avait été remporté par le leader chiite Moqtada al-Sadr et désormais, les élus doivent former une majorité parlementaire. Oriane Verdier. 

La séance inaugurale du parlement a concrétisé les tensions qui durent depuis 3 mois maintenant. Les députés en sont venus aux mains. La coalition formée autour des milices chiites pro-iraniennes a revendiqué une fois de plus la majorité parlementaire. Ces derniers contestent les résultats des élections. Au milieu de la cohue le président du parlement par intérim a dû être évacué. Il était lui-même candidat à la présidence du parlement. Finalement, c'est en son absence que son rival Mohammed al-Haboussi a été élu avec une forte majorité. Il est à la tête d'un des deux partis sunnites prêts à former une majorité parlementaire aux côtés du grand gagnant des législatives le parti du chiite de Moqtada al-Sadr. C'est donc un nouvel échec pour la coalition formée autour des milices chiites pro-iraniennes qui voit son influence diminuer. Cette dernière a refusé de reconnaître cette élection. Les débats à venir se cristalliseront surtout sur la nomination du Premier ministre. Il reviendra à la coalition majoritaire au parlement de le choisir. Les divisions intenses entre les différents partis chiites semblent ouvrir la voie à un nouveau type de gouvernement en Irak. Moqtada al-Sadr pourrait être le seul dominant chiite entouré des principaux partis sunnites et kurdes.

CP : Au Venezuela, l'opposition a remporté hier une victoire plus que symbolique. Son candidat, l'opposant Sergio Garrido, a gagné le poste de gouverneur du Barinas, un État de l'Ouest du pays dirigé depuis la fin des années 90 par des proches de l'ancien président Hugo Chavez. Il faut préciser que le Barinas est la région natale de l'ex-dirigeant. Et puis, c'est aussi une revanche pour l'opposition, car elle avait déjà remporté cet État en novembre, mais la Cour suprême vénézuélienne avait invalidé le résultat et le candidat de l'opposition avait été déclaré inéligible, c'est-à-dire qu'il ne pouvait pas être élu. Les adversaires du gouvernement socialiste avaient alors choisi un homme politique local, pour les représenter. Stefanie Schüler. 

« Le noble peuple de Barinas a remporté la victoire » s'est réjoui Sergio Garrido. Avec 55,36% des suffrages, celui qui sera le nouveau gouverneur de cet État gagne avec une avance incontestable face à Jorge Arreaza, le candidat du pouvoir, qui obtient 41,27% des voix. C'est un coup dur pour le régime socialiste qui avait mobilisé sa puissante machine électorale et envoyé ministres et hauts fonctionnaires dans la région pour arracher la victoire. Sur Twitter, ce dimanche, le président Nicolas Maduro avait même invoqué, je cite, « l'esprit immortel du Cammandant Chavez » pour faire pencher la balance. Mais si feu l'ex-président est toujours très populaire au sein de la population, son successeur et son gouvernement le sont beaucoup moins. La victoire de l'opposant Sergio Garrido donne donc un coup d'arrêt à la dynastie Chavez dans le Barinas. Mais perdre ce bastion du parti socialiste va bien au-delà du symbole : avec ses plaines agricoles, ses réserves pétrolières et sa situation géographique proche de la frontière colombienne, le Barinas est l'une des régions stratégiques du Venezuela.

CP : Les décès dus aux désastres météorologiques sont au plus haut depuis 10 ans aux États-Unis. Près de 700 personnes sont mortes dans des États américains en 2021, à cause de catastrophes météo. Un niveau qui n'avait pas été atteint depuis 2011. C'est ce que révèle l'agence nationale océanique et atmosphérique américaine, dans son dernier rapport publié aujourd’hui. 

À une semaine du coup d'envoi de l'Open d'Australie de tennis, Novak Djokovic gagne une manche dans son contentieux avec le gouvernement australien à propos de son entrée sur le territoire sans être vacciné contre le Covid-19. Le numéro 1 mondial était retenu dans un hôtel de Melbourne depuis plusieurs jours, après avoir vu son visa annulé faute de dérogation valable. Il a finalement obtenu gain de cause devant la justice qui a ordonné sa remise en liberté, mais il n'est pas tiré d'affaire pour autant. Explications de Christophe Diremzian. 

Avantage : Djokovic, mais la partie n'est pas encore terminée dans ce match judiciaire, où les autorités australiennes viennent de prendre un revers. Pour justifier sa décision, le juge a invoqué le non-respect du délai durant lequel il aurait pu opposer ses arguments à l'annulation de son visa, faute d'exemption médicale valable à la vaccination. Informé jeudi à 5 h 20 du matin que l'entrée dans le pays lui serait refusée, il avait jusqu'à 8 h 30 pour apporter ses commentaires. Or la douane avait invalidé son sésame dès 7 h 42. Peu de temps après le jugement, le n°1 mondial, libre de tout mouvement et soutenu par une centaine de partisans rassemblés devant le tribunal fédéral de Melbourne, est parti s'entraîner, non sans avoir pris soin de tweeter qu'il voulait rester et disputer l'Open d'Australie. Ça n'est toujours pas garanti, malgré l'avis de Rafael Nadal, l'un de ses grands rivaux du circuit, pour qui « la justice a parlé ». Car le gouvernement a toujours la possibilité de révoquer le visa de Novak Djokovic et de l'expulser, ce qui aurait pour effet de le rendre indésirable en Australie pendant 3 ans. Le ministre de l'Immigration Alex Hawke possède un pouvoir discrétionnaire en la matière et réfléchit donc à faire OU NON une exception pour une star du tennis, alors que le reste de la population vit actuellement avec des restrictions sanitaires très strictes.

CP : Enfin un mot de la Coupe d’Afrique des nations qui se joue en ce moment à Yaoundé au Cameroun. Le Maroc s’est imposé 1 à 0 aujourd’hui face au Ghana grâce à un but de Sofiane Boufal. 

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