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Journal en français facile 09/11/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Raphaël Delvolve : Et je présente ce journal en français facile avec Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous.

RD : Et dans cette édition, nous parlerons de l’Irak. La situation est très violente. Les forces de police tentent d’arrêter les manifestations, débutées le 1er octobre dernier, avec des balles réelles. Ce qui provoque encore plus de violences. Vous l’entendez tout à l’heure avec Sami Boukhélifa.

SD : D’ailleurs, Raphaël, les mêmes manifestations ont aussi lieu au Liban. Un observateur nous parlera de la signification de ces mouvements qui ont pour but de faire partir les dirigeants des pays. 

RD : Ensuite, direction l’Allemagne. Le pays commémore un anniversaire très important aujourd’hui : la chute du Mur de Berlin, il y a pile 30 ans. Il y avait des cérémonies dans le pays aujourd’hui.

SD : D’ailleurs, Yvan Amar a choisi comme mot de la semaine. Le mot « Mur ». Nous avons rendez-vous avec lui, tout à l’heure.

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SD : En Irak, la police spécialisée dans les manifestations a tiré avec de vraies balles sur la foule aujourd’hui dans la capitale, Bagdad. 

RD : Ces manifestations ont lieu depuis le 1er octobre. Les personnes sortant dans les rues et arrêtant de travailler demandent le départ des dirigeants. Mais de leur côté, les forces politiques de l’Irak se sont mises d’accord pour faire en sorte qu’il n’y ait plus de manifestations. Alors aujourd’hui, au moins 4 manifestants ont été tués dans des affrontements avec la police à Bagdad. La police qui, vous l’avez dit Sébastien, a tiré avec de vraies balles. Les détails de Sami Boukhélifa, le journaliste de RFI présent à Bagdad. 

Simples tirs de sommation ou tirs dirigés vers la foule, difficile de l’affirmer avec certitude. C’est la confusion totale ici à Bagdad. Les affrontements ont lieu en centre-ville, à une centaine de mètres de l’emblématique place Tahrir occupée par les manifestants. Les forces de l’ordre cherchent à les en déloger. Elles lancent des gaz lacrymogènes qui se mélangent à une épaisse fumée noire. Un écran de protection voulu par la foule qui a mis le feu à des pneus voitures. L’objectif : brouiller la vision des forces anti-émeutes pour ne pas être pris pour cible. Résultat l’air est irrespirable. Un cocktail toxique qui provoque des suffocations. Les ambulances filent à toute allure, des mototaxis transportent également les blessés vers des centres de soins improvisés. Sur place médecins et secouristes bénévoles les prennent en charge. Au son des tambours de jeunes Irakiens préparent leur contre-attaque. À bout de bras, ils portent des sacs remplis de pavés. Ils veulent à tout prix riposter. Mais contre qui ? Certains accusent la police et l’armée d’être à l’origine des violences, d’autres sont persuadés d’affronter des miliciens à la solde du pouvoir.

SD : Voilà des manifestations contre le gouvernement qui continuent en Irak, mais aussi dans un autre pays de la région, le Liban. 

RD : Des évènements qui se produisent 9 ans après d’autres mouvements déjà vus dans d’autres pays arabes. En 2010, de nombreuses manifestations contre des dirigeants avaient eu lieu dans des pays comme l’Égypte, la Tunisie ou encore la Syrie. Beaucoup de spécialistes avaient appelé ce mouvement les « Printemps arabes ». Alors 9 ans après que signifient les évènements qui ont lieu en moment en Irak et au Liban. Écoutons une proposition de réponse de Wael Sawah. C’est un syrien habitant aux États-Unis, car il n’a pas envie de retourner dans son pays. On appelle ça l’exil. Wael Sawah collecte aujourd’hui des informations sur les violations des droits de l’homme commises en Syrie. Il est plutôt content des manifestations ayant lieu en Irak et au Liban en ce moment.

[Transcription manquante]

SD : Le 9 novembre est un jour important en Allemagne. C’est le jour durant lequel, en 1989, le mur de Berlin est tombé. 

RD : Cela fait donc 30 ans aujourd’hui. Pour se souvenir de ce jour important, il y avait des cérémonies organisées aujourd’hui en particulier à Berlin. Plusieurs responsables politiques allemands, mais aussi étrangers sont venus y participer. Les cérémonies ont eu lieu dans la chapelle de la réconciliation. Une église construite à l’endroit où il y avait avant le mur qui séparait Berlin en deux parties. Une partie sous influence américaine et l’autre sous influence de l’URSS, un pays communiste qui n’existe plus aujourd’hui. Alors plusieurs discours ont été prononcés durant les cérémonies d’aujourd’hui. Des discours dans lesquels on évoquait beaucoup les tensions que traverse actuellement le monde. Alors qu’il y a 30 ans, la chute du mur avait provoqué de l’espoir. Pascal Thibaut, qui est à Berlin, nous parle de ces discours.

Les murs d’aujourd’hui, les dangers pour la démocratie, une Europe qui piétine. Peu d’euphorie lors des cérémonies commémoratives ce matin. Angela Merkel s’est inclinée devant la mémoire des morts tués en franchissant le mur et insisté sur le devoir qui en découlait de défendre aujourd’hui la liberté et la démocratie. « Aucun mur qui exclut et restreint la liberté n’est assez haut ou long qu’il ne puisse être franchi ». Le président Frank-Walter Steinmeier a rendu accompagné des présidents polonais, hongrois, tchèque et slovaque hommage à ces pays qui ont contribué à la chute du mur de Berlin : « Sans le courage de nos voisins, les révolutions pacifiques en Europe centrale et la réunification allemande n’auraient pas été possibles. »  Le président allemand a souligné que la démocratie libérale était aujourd’hui remise en question et que l’avenir était plus incertain que jamais. Un message relayé par de jeunes Européens présents. [...] Ce soir un concert géant devant la porte de Brandebourg doit clôturer la journée.

RD : Et « Mur » c’est justement le mot de la semaine choisi par Yvan Amar.

Mur ! Bien sûr que c’est le mot de la semaine, on pourrait dire le mot du jour puisque c’est aujourd’hui qu’on se souvient de la fameuse chute du Mur de Berlin il y a juste trente ans. Mais de ces murs politiques, il n’y a pas qu’à Berlin qu’on en trouve : il y en a à Jérusalem, ou à la frontière des États-Unis et du Mexique, pour empêcher ou freiner, ou contrôler l’immigration illégale depuis le Mexique. Un mur sert donc à se protéger, ou tout au moins à se donner l’illusion qu’on est protégé ! Le mur évoque d’abord, peut-être, la paroi qui soutient la maison, mais il évoque aussi le mur d’enceinte, celui qui clôt, qui ferme la ville, qui permet juste une ouverture, qu’on peut fermer à volonté. Alors, mur ou muraille ? Le mot muraille est plus rare, et fait plus ancien, presque médiéval : on pense au moyen-âge. Mais il fait penser à un gros mur, un mur épais, autour d’une ville, parfois d’un pays. C’est rare, mais on a l’exemple de la grande muraille de Chine. Ces murs, on les trouve souvent dans des expressions figurées, le plus souvent avec une valeur négative. Lorsqu’on dit par exemple « je me suis heurté à un mur », on veut dire par là que le dialogue avec quelqu’un n’a pas été possible : il est resté de marbre. Il n’a pas bougé de sa position. Il n’a pas cédé d’un pouce. Comme s’il ne m’entendait pas, comme si je ne disais rien. Et en général on emploie cette expression quand on a présenté une requête à quelqu’un, quand on lui a demandé quelque chose, une faveur, un service. La réponse a été non, non, encore non ! Un mur !

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