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Journal en français facile 09/08/2022 20h00 GMT

Studio RFI
UKRAINE : Les États-Unis débloquent de nouveaux fonds pour l'Ukraine ; et autres nouvelles.

Transcription

Clémentine Pawlotsky : Merci d’écouter RFI. Il est 22h00 à Paris, 23h00 à Donetsk. 

Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie !  

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir à tous. 

CP : Les États-Unis débloquent de nouveaux fonds pour l'Ukraine, 89 millions de dollars pour retirer les expositifs et mines antipersonnel. Une annonce faite alors que les combats se poursuivent, notamment dans l'est du pays.  

SB : L'incendie dans un dépôt pétrolier de l'ouest de Cuba toujours hors de contrôle. Les flammes continuent de ravager la zone. 14 pompiers sont toujours portés disparus.  

CP : L'Espagne adopte un plan pour faire des économies d'énergies, mais les mesures ne font pas l'unanimité, c’est-à-dire elles ne plaisent pas à tout le monde. Certaines régions vont donc déposer un recours devant la justice.  

SB : Et puis, en France, nous reviendrons sur le sauvetage en cours du Beluga bloqué dans la Seine.  

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SB : Les États-Unis débloquent 89 millions de dollars pour déminer l'Ukraine.  

CP : Oui, l'annonce a été faite par un responsable du département d'État américain. Cette somme servira à financer une centaine d'équipes de démineurs. Ils seront issus d'ONG ou de sociétés privées spécialisées. Le gouvernement ukrainien a déjà désamorcé 160 mille explosifs depuis fin mars, mais Kiev estime que 5 millions de personnes vivent actuellement dans des zones où se cachent des explosifs et des mines antipersonnel.  

SB : Et pendant ce temps, l'offensive russe s'intensifie dans l'est de l'Ukraine. 

CP : Les combats ont été très violents sur les lignes de front dans le Donbass, autour de Donetsk notamment. Juliette Gheerbrant, journaliste au service international de RFI, est avec nous. Bonsoir. Les évacuations de civils se poursuivent. 

Oui, dans la région, vous le disiez, les combats sont violents. Les forces russes et pro-russes progressent, mais cette progression est très lente. Les forces ukrainiennes opposent avec succès une forte résistance. L’armée expliquait, ce mardi, avoir repoussé des attaques terrestres près de Bakhmout et neutralisé des unités de reconnaissance russe à différents endroits. Côté Russe, le régiment tchétchène de Ramzan Kadyrov a pris position dans une usine de gypse à Soledar, près de la ville de Bakhmout. Cette ville est la plus proche ville d'importance en bordure du front, elle a subi un très gros assaut déjà mi-juillet. C’était l'opération la plus réussie des forces russes sur un mois selon le ministère britannique de la Défense avec une progression de dix kilomètres sur la période.  

CP : Et Kiev demande impérativement aux civils d'évacuer la zone. 

Oui voilà, déjà plus de 3 000 civils ont quitté la région de Donetsk au cours des six derniers jours. Et parmi eux, pas loin de 600 enfants. Il reste 50 000 enfants dans la région, et au total 350 000 personnes. Certaines ne veulent pas partir en raison de leur âge, de leur santé, de leur manque de moyens, mais face à l'intensification de l'offensive russe Kiev a rendu les évacuations obligatoires à la fin juillet. Ces dernières 24 heures les combats ont fait trois morts et 19 blessés dans la population civile.  Et depuis le début de l'invasion fin février 1 million 300 mille habitants ont quitté la région de Donetsk.  

CP : Merci beaucoup Juliette Gheerbrant du service international de RFI.  

SB : À Cuba, les pompiers luttent toujours contre l'incendie d'un dépôt pétrolier. 

CP : La situation ne s'améliore pas, à Matanzas, dans l'ouest de l'île. Quatre réservoirs ont été détruits par les flammes. Ils contenaient 50 millions de litres de pétrole chacun. Selon le dernier bilan, un pompier est mort, 14 autres sont portés disparus et plus de 120 autres ont été blessées. Cette catastrophe, elle soulève des questions sur le manque de préparation des autorités et des secours face à ce type de risques. Camille Marigaux.  

Esteban Grau est spéléologue, membre de la Croix rouge, depuis le début de l'incendie, l'organisation apporte un appui technique aux pompiers qui sont en première ligne face aux flammes. Et toute la difficulté, pour eux comme pour l'armée, c'est d'empêcher que l'incendie ne se propage à d'autres zones de cette base pétrolière de Matanzas : « C'est une réaction en chaîne, un problème en provoque un autre, comme cela arrive chaque fois dans des zones industrielles avec des infrastructures voisines, connectées les unes des autres, mais avec des caractéristiques différentes. Je dirais que la situation est encore plus compliquée. »  Lundi encore, les pompiers cubains tentaient d'éteindre les flammes avec de l'eau de mer. Ils sont désormais appuyés par des équipes venues du Mexique et du Venezuela, à grands renforts de spécialistes des incendies pétroliers et de tonnes de mousse chimique. Face à l’évolution de la situation, Esteban Grau constate le défi que cela représente pour les équipes de l'île ni habituées ni formées pour ce type de catastrophe : « C'est impressionnant parce que ce sont des expériences pour lesquelles il est difficile de s'entraîner. Nous étions bien mieux préparés à ce qui se passait au début, et nous savions comment gérer les choses. » Cet incendie d’une ampleur inédite a été provoqué par la foudre, face à laquelle le système de paratonnerres censé protéger les réservoirs n'aurait pas résisté, selon le journal d'État Granma. Les opérations d'extinction pourraient durer encore des jours à cause du vent et des fortes températures, selon les autorités cubaines et les pompiers. 

CP : Et conséquence de cet incendie, la plus grande centrale électrique de Cuba alimentée par ce dépôt pétrolier a dû être arrêter, alors que l'île est déjà confrontée à des coupures d'électricité. 

SB : L'Espagne cherche à économiser l'énergie avant l'hiver. 

CP : Le gouvernement a approuvé un plan, malgré l'opposition des conservateurs.  Et certaines mesures entreront en vigueur dès demain. C'est par exemple le cas pour l'air climatisé. Il sera interdit en dessous de 27 degrés. Mais certaines régions ont annoncé qu'elles allaient déposer un recours devant la justice. À Madrid, Diane Ccambon.  

Air climatisé à 27 degrés, éclairage des vitrines éteintes à 22 heures ou encore réductions dans les transports ferroviaires, l’Espagne cherche à faire des économies d’énergie avant l’hiver et à adopter au passage une attitude plus écologique. Le décret-loi qui devrait permettre au pays de réduire de 7% sa dépendance au gaz, tout comme le Portugal, contre 15% pour le reste de l’Europe, ne fait toutefois pas l’unanimité. Les régions gouvernées par la droite, notamment Madrid, dénonce une invasion des compétences régionales et menace de mener des mouvements d’insoumission. Les conservateurs assurent également que certains secteurs professionnels comme le tourisme vont devoir dégrader leurs services. Mais l’exécutif socialiste se montre très ferme et a déjà averti que les institutions ou entreprises qui ne respectent pas les nouvelles mesures pourront être punies d’une amende allant jusqu’à 60 mille euros. Tous les secteurs ne sont toutefois pas tous logés à la même enseigne : et les hôpitaux, et les cuisines, les restaurants, les transports publics ou les salons de coiffures pourront bénéficier d’une température plus fraiche que 27 degrés. Diane Cambon à Madrid pour RFI. 

SB : L'Organisation mondiale de la santé s'inquiète des attaques contre des singes au Brésil. 

CP : L'OMS assure que l'épidémie de variole du singe n'est pas liée à ces animaux. « Les gens doivent savoir que la transmission se produit entre humains », c’est ce qu’a déclaré Margaret Harris, l'une porte-parole de l'organisation, aujourd’hui lors d'une conférence de presse à Genève. Selon le site d'informations brésilien G1, une dizaine de singes ont été empoisonnés et certains blessés en moins d'une semaine. Ça s'est passé dans une réserve naturelle de Rio do Preto, dans l'État de Sao Paulo. 

SB : Et en France, opération de sauvetage pour le Beluga bloqué dans la Seine.  

CP : Depuis 20h00, heure de Paris, un dispositif hors du commun est déployé autour de l'écluse de Gaillon, dans le département de l'Eure. L'objectif : ramener le cétacé a la mer. L'opération d'extraction du beluga a commencé. Le filet va se déployer, cela pourrait durer encore plusieurs heures. Les explications, sur place, d'Amélie Beaucour. 

L'opération a commencé avec l'installation au bord de l'écluse du groupe qui soutiendra le gigantesque filet. L'idée, c'est de le placer sous le béluga comme un hamac et de le transporter ainsi, toujours tête dans l'eau, hors de l'écluse, mais le cétacé mesure près de 4 mètres et pèse 800 kilos. Une fois capturé, 24 personnes réparties de part et d'autre du bassin pourront alors aider à le remorquer pendant que des plongeurs seront sous l'eau à ses côtés. Il sera ensuite déposé dans la cuve d'un grand camion maintenu à basse température par des serviettes humides apportées par des bénévoles. Destination Ouistreham, sur la côte, il y fera un nouveau séjour en écluse afin de le soigner à nouveau et de le réhabituer à l'eau de mer dans laquelle il sera relâché si tout se passe bien, deux à trois jours plus tard. Une opération longue qui pourrait prendre toute la nuit et qui pourrait s'arrêter à tout moment si elle en vient à menacer le béluga.  

CP : Les explications de notre envoyé spécial Amélie Beaucour.  

C'est la fin de ce Journal en français facile. Merci à vous de l'avoir suivie et très belle soirée sur RFI.  

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