#El francés en la actualidad

Journal en français facile 09/08/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d’écouter Radio France Internationale en direct de Paris où il est maintenant 22 heures.

François Bernard : Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir à tous.

FB : À la une de l’actualité de ce vendredi 9 août. Au Yémen, des accrochages entre deux groupes de combattants progouvernementaux.

SD : Les navires humanitaires qui ont recueilli des migrants sont toujours bloqués en Méditerranée.

FB : Et puis en Italie, nous reviendrons sur la fin de la coalition gouvernementale.

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FB : Au Yémen, des affrontements ont lieu depuis plusieurs jours à Aden, au sein de groupes qui sont censés être alliés contre les rebelles Houthis dans le nord.

SD : Dans la journée de jeudi, ces affrontements ont fait douze morts, 9 combattants et trois civils.

FB : Des affrontements qui font craindre l’ouverture d’un nouveau front, dans une guerre déjà très meurtrière nous dit Murielle Paradon.

C’est une guerre dans la guerre. Alors que le gouvernement yéménite combat depuis 2015 des rebelles, les houthis, avec l’aide d’une coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, des affrontements ont lieu au sein du camp progouvernemental. À Aden, capitale temporaire du pays depuis que Sanaa est aux mains des houthis, des combattants s’opposent dans la rue, parfois à l’arme lourde. Les affrontements se déroulent notamment autour du palais présidentiel, qui domine la ville. Palais présidentiel quasi vide, le président yéménite Abd Rabbou Mansour Hadi est en exil en Arabie saoudite, mais ses soldats demeurent sur place. Ce sont eux qui combattent des miliciens censés être leurs alliés dans la lutte contre les houthis. Ces miliciens, soutenus par les Émirats arabes unis, sont des séparatistes. Ils veulent renverser le gouvernement actuel pour créer un Yémen du Sud, comme c’était le cas avant 1990, le pays était séparé en deux. Des affrontements similaires ont déjà eu lieu en janvier 2018 faisant des dizaines de morts.

FB : Murielle Paradon. Au Tchad, une nouvelle flambée de violences a fait au moins 37 morts en trois jours de combats entre communautés de cultivateurs et d’éleveurs qui se disputent des terres dans l’est du Tchad.

SD : Le président Idriss Déby a promis de mener une « guerre totale » contre les responsables de ces troubles.

FB : La prochaine édition d’Afrique soir sur RFI, ce sera à minuit 30 en votre compagnie Sébastien Duhamel. Aucune solution en vue pour les navires humanitaires bloqués en Méditerranée...

SD : L’Open Arms est toujours en attente d’un port où débarquer avec les 121 migrants secourus au large de la Libye, ils sont en mer depuis une semaine. 

FB : Ce matin un autre navire, l’Ocean Viking, a effectué le sauvetage d’un canot pneumatique, dans les eaux internationales au large de la Libye. Avant-hier Malte avait refusé au navire d’approcher de ses côtes pour refaire un plein de carburant.

SD : Le président du Parlement européen David Sassoli a écrit à Jean-Claude Juncker pour presser la Commission européenne de trouver une solution.

FB : L’eurodéputé allemand Erik Marquardt, nouvel élu du groupe Verts-ALE, dénonce lui aussi l’attitude de l’Union européenne. Écoutons-le :

28 gouvernements de grands pays ne trouvent pas de solution pour répartir moins de 5 000 personnes qui arrivent chaque année ?? - c’est le rythme actuellement. Et on n’arrive pas non plus à trouver de solution pour changer le règlement de Dublin ou trouver un autre règlement qui permette à l’Italie, Malte et la Grèce de ne pas rester seuls face aux défis de l’immigration... Je trouve inacceptable qu’on laisse les gens se noyer en Méditerranée alors qu’il est possible de les accueillir et de trouver des solutions politiques à un problème qui n’est pas si compliqué. C’est un triste constat que presque tous les États refusent d’aider les ONG alors qu’on est face à un désastre humanitaire en Méditerranée centrale. Le fait que 3 000 personnes soient arrivées en Italie cette année, ou 1 000 à malte, ce n’est pas un problème mondial majeur ! Le grand problème c’est que près d’un millier se soient noyées parce qu’elles fuient les zones de guerre de la Libye. C’est inacceptable et très embarrassant pour l’Union européenne que les 28 soient incapables de trouver maintenant une solution humanitaire à cette situation.

FB : Propos recueillis par Juliette Gheerbrant. L’Italie se dirige vers des élections anticipées. C’est la fin du gouvernement de coalition entre la Ligue et le Mouvement 5 étoiles.

SD : Matteo Salvini le patron de l’extrême droite et ministre de l’Intérieur l’a annoncé hier soir.

FB : M. Salvini est en position de force face à son partenaire affaibli. Il veut profiter de la popularité de la Ligue, créditée de 37 à 39 % des intentions de vote. Il avait fallu 88 jours après les législatives de mars 2018 pour former un gouvernement.

SD : Un gouvernement de coalition fragile entre les populistes du mouvement 5 étoiles et l’extrême droite. 

FB : Retour sur les 14 mois d’une gestion difficile avec Juliette Gheerbrant.

Les tensions et les invectives n’ont pas manqué, aussitôt suivies toutefois de déclarations de loyauté et d’unité. Depuis juin 2018 les mini crises qui se sont succédé au sommet de l’exécutif n’ont pas paralysé l’action du gouvernement. Ligue et Mouvement 5 étoiles avaient conclu un pacte sur leurs priorités respectives, et les lois sont passées. Promues par les 5 étoiles : revenu de citoyenneté, décret anticorruption, suppression des rentes des anciens parlementaires. Défendues par la Ligue : loi sur les retraites, assouplissement de l’usage des armes à feu en légitime défense, et bien sûr loi sécurité et immigration, un texte très controversé sur lequel le président de la République lui-même a émis des réserves. Mais les divergences de fonds dominent, sur la fiscalité, la justice, la diplomatie - entre autres. Et c’est sans surprise sur l’emblématique question du TGV Lyon Turin que le pacte a été rompu. La lutte contre ce projet a toujours été LE grand cheval de bataille du mouvement 5 étoiles. La chute du gouvernement était attendue, surtout depuis les élections européennes qui ont acté le renversement complet du rapport de force électoral entre les partenaires. Mais dès l’automne dernier, la popularité du Mouvement 5 étoiles était éclipsée par celle de la Ligue, portée par un Matteo Salvini omniprésent sur les réseaux sociaux. 

FB : Ce vendredi, la plus grande cérémonie de rapatriement d’ossements dans l’histoire de la Suède a eu lieu à Lycksele, une petite ville proche de la Laponie, à huit cents kilomètres au nord de Stockholm.

SD : Vingt-cinq crânes exhumés du cimetière local et appartenant à des Samis vont être enterrés à nouveau dans ce sol qu’ils n’auraient jamais dû quitter.

FB : L’enjeu de cette journée, c’est la réconciliation entre l’État suédois et ce peuple autochtone, le dernier d’Europe.

SD : Des Samis qui aujourd’hui luttent encore pour préserver leur langue, et leur culture, et qui dans le passé ont été victimes d’une politique d’assimilation parfois très violente nous dit Frédéric Faux est notre correspondant à Stockholm.

L’histoire des crânes de Lycksele commence en 1950. Des fouilles sont faites dans ce village de Laponie, qui a été une base de la colonisation du Grand Nord par les Suédois. Le matériel archéologique, comme il était d’usage à l’époque, est envoyé pour examen au musée de l’Histoire suédoise, à Stockholm. Et c’est là que le scénario dérape comme l’explique Katarina Hauptmann, sa directrice : « Le musée d’histoire suédoise a retourné les objets trouvés au musée de Västerbotten, dans le comté de Lycksele, mais pas les ossements. On les a redécouverts en 2013. » En Suède, cette affaire remet en lumière les préjudices subis par les Samis, dont l’histoire est marquée par les conversions forcées, les terres confisquées les tombes pillées. Mais l’un des aspects les plus sombres de cette relégation ont été les études anthropologiques faites sur les Samis, considérés longtemps comme une race « à part ». « Notre ostéologistes semblait intéressé par des questions raciales liées à ces crânes. Il a expressément demandé l’envoi de ces ossements samis. » Selon un récent rapport, onze institutions suédoises conserveraient toujours des ossements samis, pour lesquels le parlement Sami a demandé plusieurs fois un retour vers la Laponie. Frédéric Faux, Stockholm, RFI.

FB : Un mot de sport, du football. La saison de Ligue 1 reprend ce soir en France. Le PSG en est le grand favori. Il jouera dimanche contre Nîmes. Avec ou sans Neymar, on ne sait pas encore.

SD : Ce qui est sûr, c’est que la plainte pour viol qui le visait a été classée sans suite au Brésil.

FB : Ce soir s’affrontent deux autres prétendants au podium, Lyon et Monaco. C’est la fin de ce Journal en français facile réalisé par Alice Mesnard. Merci à vous de l’avoir suivi. Vous pouvez retrouver sur notre site internet à la fois l’audio et le texte. Bonsoir à tous et à demain.

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