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Journal en français facile 09/06/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Namouri Dosso : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel (TU). Soyez les bienvenus dans ce Journal en français facile. Sylvie Berruet est à mes côtés pour vous accompagner ce soir. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Namouri, bonsoir à tous.

ND : À la une de votre journal : Hong Kong où un million de manifestants dans la rue contre une loi autorisant l’extradition vers la Chine. Ce projet des autorités hongkongaises pro-Pékin risque, selon les manifestants, de placer la population à la merci du système judiciaire chinois, accusé d’être opaque et politisé.

SB : Fusillade en Inde entre militants politiques rivaux. Le bilan est de quatre morts et 18 personnes blessées dans la province du Bengale occidental.

ND : Boris Johnson menace de ne pas payer la « facture du Brexit » pour forcer une renégociation. Le candidat favori à la succession de Theresa May, pose ses conditions concernant le divorce entre l’Union européenne et Royaume-Uni.

SB : Les sports avec du tennis et le 12e sacre de Rafael Nadal au tournoi de Roland Garros.

ND : Le foot avec la mondiale féminine, victoire du brésil de l’Angleterre et de l’Italie.

SB : Et comme chaque dimanche soir nous retrouverons Yvan Amar pour l’expression de la semaine.

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SB : Plus d’un million de personnes, selon les organisateurs, ont manifesté ce dimanche à Hong Kong.

ND : Après les avocats, ce sont les étudiants qui manifestaient, les mains enchaînées pour protester contre un projet du gouvernement local. Celui qui consiste à autoriser des extraditions vers la Chine. C’est-à-dire de livrer un condamné ou une personne poursuivie à un gouvernement étranger qui le réclame. Reportage de Florence de Changy.

C’est en scandant « Non à l’extradition en Chine » et « Carrie Lam, démission » que des centaines de milliers de Hongkongais ont marché paisiblement dimanche après-midi dans un cortège tellement long qu’il était loin d’être arrivé cinq heures après le début de la marche. D’abord mal compris, ce projet de loi facilitant l’extradition vers la Chine a finalement touché une corde sensible chez les Hongkongais qui sont fiers de leur justice indépendante de la Chine et qui revendiquent les acquis du principe « Un pays, deux systèmes ». Pansy Tsoi est une retraitée qui affirme s’opposer à cette loi, non pas parce qu’elle est visée, mais pour l’impact que cette loi aura sur Hong Kong : « Cette loi est très problématique. Elle met les gens de Hong Kong en danger. Si la loi est votée, alors, les sociétés étrangères vont quitter Hong Kong et Hong Kong va devenir une ville morte. C’est risqué pour les gens riches, c’est pour cela qu’ils sont très inquiets. Mais les classes moyennes aussi. » Beaucoup sont venus en famille, avec des poussettes et des jeunes enfants. Mary Wong est avec son fils de 10 ans : « Pour nos enfants, on n’entrevoit aucun futur. On sait que le gouvernement chinois n’est pas fiable. » Une dizaine d’activistes ont par ailleurs entamé un sit-in devant le Parlement en réclamant un dialogue avec la cheffe de l’exécutif avant mercredi, date à laquelle le Parlement local doit examiner le texte en seconde lecture, selon une procédure accélérée.

SB : Au Kazakhstan, c’est sans surprise que le président par intérim a remporté le scrutin présidentiel.

ND : Kassym-Jomart Tokaïev, un proche du dirigeant historique du pays Noursoultan Nazarbaïev s’impose avec plus de 70 % des voix dans de ce pays d’Asie centrale. C’est ce qu’indique un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote. Des centaines de manifestants qui protestaient contre cette présidentielle ont été arrêtés dans les deux principales villes du Kazakhstan, Nour-Sultan et Almaty.

SB : En Inde, quatre militants de deux partis rivaux sont morts aujourd’hui.

ND : C’est le tragique bilan des affrontements qui ont lieu depuis les élections législatives, dans la région orientale du Bengale. Le parti nationaliste hindou du BJP a remporté de nombreux sièges dans cet État et ses partisans affrontent régulièrement les membres de la formation opposée, le Congrès Trinamoul. Notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis.

La guerre continue entre les nationalistes hindous du Bharatiya Janata Party (BJP) et les membres du parti du Congrès Trinamoul et devient de plus en plus sanglante. Lors des législatives du mois dernier, le BJP, mené par le Premier ministre Narendra Modi, a remporté près de la moitié des circonscriptions dans l’État oriental du Bengale, ce qui représente une percée historique. Ce résultat a envenimé la rivalité avec le parti du Congrès Trinamoul, dirigé par la cheffe du gouvernement régional, Mamata Banerjee. Ce 8 juin, les membres du BJP voulaient célébrer leur victoire dans une circonscription qu’ils ont remportée, mais cela s’est terminé en une bataille rangée à coups de revolver. Trois militants du BJP sont morts contre un du Congrès Trinamoul. Le mois dernier, un partisan du BJP avait déjà été abattu. La politique est traditionnellement sanglante dans cet État oriental. Il est courant que les vainqueurs brûlent les locaux des perdants et pourchassent les militants opposés. Mais cette fois, le BJP dirige le gouvernement central et le ministre de l’Intérieur pourrait saisir l’occasion de ces violences pour déclarer un état d’exception au Bengale et reprendre en main une partie de l’administration régionale.

SB : Au Soudan la coalition civile organisait ce dimanche une campagne nationale de désobéissance civile.

ND : Des incidents ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Ces violences ont fait au moins quatre morts selon le Comité des médecins. L’Association des professionnels, en pointe dans cette contestation au Soudan, accuse les militaires au pouvoir d’être responsables du bain de sang du 3 juin et de la répression qui s’est poursuivie les jours suivants.

SB : Boris Johnson menace de ne pas payer la facture du Brexit. Le candidat à la succession de Theresa May ne laisse pas d’ambiguïté. Dans une interview au Sunday Times il prévient qu’il ne fera pas de concessions à Bruxelles s’il devient Premier ministre le Royaume-Uni ne paiera pas la facture tant que Londres n’obtiendra pas de meilleures conditions de séparation avec l’Union européenne. L’ancien ministre des Affaires étrangères est donné favori parmi les prétendants, après la démission de Theresa May. Juliette Gheerbrant.

L’argent est un excellent outil de négociation explique Boris Johnson, un outil dont il a bien l’intention de se servir face à Bruxelles s’il dirige le pays. Dans son entretien au grand quotidien britannique, l’ancien ministre donne les grandes lignes de son projet : utiliser l’argent comme moyen de pression donc, revenir sur le backstop, c’est-à-dire remettre en chantier l’épineuse question de la frontière irlandaise ; garantir les droits de tous les citoyens de l’union qui vivent au Royaume-Uni ; mais aussi : accélérer les préparatifs pour amortir l’impact d’une sortie sans accord. Car Boris Johnson le promet aux partisans du Brexit, le Royaume-Uni quittera l’UE le 31 octobre, avec ou sans accord. C’est aussi selon lui une question de survie pour le parti conservateur après son effondrement aux Européennes. Sur l’échiquier politique britannique, Boris Johnson se voit comme le seul capable de fédérer face à Jeremy Corbyn et Nigel Farage. Les députés conservateurs semblent d’accord. Pour l’instant c’est Boris Johnson qui a leur préférence, loin devant ses principaux rivaux le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt et celui de l’environnement, Michael Gove. Le premier tour de l’élection interne du nouveau chef des conservateurs a lieu cette semaine. 

ND : C’est le moment de retrouver le mot de l’actu présenté par Yvan Amar.

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