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Journal en français facile 09/01/2022 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d’écouter RFI, il est 20h en temps universel, 21h à Paris.

Raphaël Reynes : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous.

RR : Les pourparlers sur l'Ukraine débutent demain, à Genève, entre émissaires russes et américains. Des discussions qui s'annoncent difficiles, à en croire les dernières déclarations de Moscou qui exclut « toute concession ».

SB : Le nombre de cas positifs au Covid-19 remonte brutalement, en Israël. Le nombre de cas graves de la maladie aussi. Le pays est contraint de revoir sa stratégie contre l'épidémie de coronavirus, nous dira Michel Paul.

RR : Et puis, Christiane Taubira est candidate à la primaire populaire organisée à gauche. Une élection qui aura lieu fin janvier pour désigner un candidat unique. Cette annonce complique encore un peu plus le jeu de la campagne présidentielle, en France.

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SB : Genève renoue avec l'époque de la guerre froide. La ville suisse accueille à partir de demain des pourparlers entre Russes et Américains. Il sera question de l'Ukraine.

RR : Les émissaires des deux pays vont tenter de désamorcer la crise née lorsque la Russie a placé des dizaines de milliers de soldats à la frontière avec l'Ukraine. Et ce face-à-face s’annonce tendu et difficile, si l'on en croit les dernières déclarations en provenance de Moscou. Daniel Vallot.

La mise en garde du numéro deux de la diplomatie russe est sans ambiguïté : « Si nous tournons en rond, a déclaré ce matin Sergeï Riabkov, si nous ne voyons pas que l’autre partie est prête à prendre en compte nos priorités, alors dialoguer sera inutile. » Le vice-ministre russe des Affaires étrangères qui sera présent ce soir à Genève ajoute qu'il n'acceptera « aucune concession » au cours de ce dialogue. Référence aux demandes déjà formulées par Moscou de l’engagement de l’Otan à ne pas intégrer l’Ukraine au retrait des soldats américains des pays de l'Alliance qui sont les plus proches de la Russie. Moscou exclut toute concession lors de ces pourparlers et se dit en outre « déçue » par les signaux envoyés à Washington. Le Kremlin a peut-être modérément apprécié la lecture, hier, du New York Times, le quotidien américain qui fait état pour la première fois de façon aussi précise, des sanctions qui seraient envisagées par Washington en cas d’invasion de l’Ukraine. Les États-Unis pourraient aller jusqu’à couper Moscou de l'un des rouages essentiels du système bancaire international, ils pourraient interdire également les exportations de produits de consommation courante vers la Russie. Ce serait en tous cas selon les informations du journal américain, beaucoup plus douloureux que les sanctions adoptées à l’époque de l’annexion de la Crimée en 2014.

RR : Daniel Vallot.

Les États-Unis, de leur côté, avertissent d'un risque de « confrontation » et de « conséquences massives » si la Russie renouvelle son agression contre l'Ukraine.

SB : Les émeutes contre la hausse du coût de la vie ont faire plus de 160 morts, au Kazakhstan.

RR : C'est en tout cas le bilan communiqué par les autorités du plus grand pays d'Asie centrale. Un bilan impossible à vérifier, les communications étant toujours extrêmement difficiles, avec le Kazakhstan. Notre correspondant pour l’Asie centrale, Régis Gente, a réussi à joindre un habitant d’Almaty.

Celui que nous appellerons Anouar, le jeune homme ayant requis l’anonymat notamment du fait de son activisme politique, décrit une situation très lourde à Almaty. Après plusieurs jours où il était dangereux de sortir dans la rue, « on ne s’y sent toujours pas en sécurité », dit-il, la ville reste quasi fermée par des checkpoints, tenus par des militaires. Les commerces rouvrent, mais trouver de quoi se nourrir reste problématique : « On manque de pain et, d’une façon générale, on ne peut acheter que des produits basiques. Bon, maintenant ça s’améliore un peu. On peut à nouveau payer avec son téléphone, donc ça nous facilite les choses. Mais ça n’est pas partout. Les distributeurs de monnaie marchent, pas partout, on ne peut pas toujours retirer de l’argent ». La ville est quasi déserte. Seules des brigades d’employés de la ville ou de certains commerces commencent à nettoyer les places et les édifices endommagés. Les signes de la violence sont autant dans les rues que dans les têtes : « Quand je suis allé à l’épicerie il y a deux, trois jours, la police militaire est passée avec un gros camion, les soldats pointaient leur fusil sur la rue en criant sur les gens. C’était très dangereux. » Anouar dit vouloir maintenant écouter les messages du président Tokaïev, tant au sujet des processus politiques dans le pays qu’à celui des revendications des 18 millions de Kazakhstanais. Régis Genté, Tbilissi, RFI.

RR : Le gouvernement parle également de 6 000 arrestations et assure que les sites stratégiques du pays sont désormais sous le contrôle des militaires envoyés par la Russie et ses alliés dans la région.

SB : Fin du double sommet africain qui se tenait, ce samedi, au Ghana.

RR : L'UEMOA et la Cédéao étaient réunis, à Accra, pour parler de la situation au Mali. Revenir notamment sur les propositions de la junte militaire sur la transition dans le pays. Et les dirigeants ouest-africains ont adopté des sanctions très lourdes contre Bamako. Ils ont décidé de couper les aides financières et de geler les avoirs du Mali à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Les ambassadeurs des pays membres, en poste au Mali, vont être rappelés dans leur pays. Ces sanctions sont plus rigoureuses encore que celles adoptées après le premier putsch, d'août 2020.

SB : Au Soudan, les forces de l'ordre tirent du gaz lacrymogène sur des milliers de manifestants.

RR : Dans la capitale, Khartoum, et dans d'autres villes du pays, de nombreux rassemblements ont à nouveau eu lieu, aujourd'hui, contre le coup d'État militaire du 25 octobre. Au moins 60 personnes ont été tuées, depuis le début du mouvement de contestation. Hier, l'émissaire de l'ONU au Soudan a annoncé qu'il allait organiser des pourparlers avec « tous les acteurs clés civils et militaires » pour tenter de résoudre la crise.

SB : Des chiffres record de contaminations au Covid-19, en Israël.

RR : 12% des tests réalisés sont positifs. Le pays n'avait pas atteint ce niveau depuis plus d'un an. Le nombre de cas graves a augmenté, en quelques jours, de 47%. Israël revoit sa copie pour sa lutte contre la pandémie. Les explications à Jérusalem de Michel Paul.

Changement de tactique donc en Israël sur le front du coronavirus. Paradoxalement, avec un nombre record de contaminations, le gouvernement décide de la réouverture des frontières. La liste rouge des pays particulièrement touchés par la pandémie est abandonnée. Des allègements aussi depuis ce matin dans les établissements scolaires. Ils seront soumis désormais aux mêmes réglementations que les centres commerciaux. La politique des quarantaines est également allégée notamment pour les cas contacts vaccinés. Les tests de dépistages PCR sont désormais réservés au plus de 60 ans. Pour le reste de la population, ce sont les autotests et, dans certains cas, les tests antigéniques sous contrôle qui feront référence. Premier résultat : moins de données sur le nombre de contaminations quotidiennes. On note déjà un bond en avant pour le nombre d’hospitalisations de patients-covid dans un état grave. Lors du conseil des ministres hebdomadaire, ce matin à Jérusalem, le Premier ministre Naftali Bennett promet des autotests gratuits pour les enfants. Une étude du ministère israélien de la Défense le souligne : près de la moitié des résultats des tests antigéniques sont erronées.

SB : Plusieurs milliers de manifestants dans les rues de Bruxelles, aujourd'hui. Ils protestaient contre les restrictions liées au Covid-19.

RR : La police belge estime qu'environ 5 000 personnes ont défilé entre la gare Bruxelles-Nord et le quartier européen. C'est le mouvement Ensemble pour la liberté qui avait appelé à manifester. Le ministre belge de la Santé se dit favorable à un débat, au Parlement, « aussi vite que possible », sur l'obligation vaccinale ou sur la mise en place d’un passe vaccinal comme en France.

SB : Et en France, justement, au lendemain des manifestations contre sa politique anti-covid, le gouvernement annonce un renforcement des capacités de tests contre le coronavirus.

RR : Presque 10 millions de personnes se font tester chaque semaine et les files d'attente s'allongent, reconnait le porte-parole du gouvernement. Gabriel Attal annonce l'ouverture de plusieurs centaines de centres de tests, près des centres de vaccination. Les pharmaciens vont être autorisés à créer leurs propres centres de dépistage et le gouvernement envisage aussi d'élargir la liste des personnes autorisées à réaliser des tests.

SB : La campagne présidentielle, en France, et le jeu qui se complexifie encore davantage à gauche.

RR : Christiane Taubira annonce qu'elle sera candidate à la Primaire populaire organisée fin janvier par un collectif citoyen. 300 000 personnes se sont inscrites et pourraient y participer. L'ancienne ministre de la Justice de François Hollande a aussi appelé les autres candidats de gauche à s'y soumettre.

(Transcription manquante)

RR : Propos recueillis par Lucile Gimberg.

SB : Le football et la Coupe d'Afrique des Nations qui s'est ouverte au Cameroun. À domicile, les Lions Indomptables ont réussi leur entrée dans la compétition.

RR : Le Cameroun s'impose 2 à 1 face aux Burkina Faso. Deux buts marqués sur penalty par le capitaine camerounais, Vincent Aboubakar.

C’est la fin de ce Journal en français facile.

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