#El francés en la actualidad

Journal en français facile 08/01/2022 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d’écouter RFI, il est 20h en temps universel, 21h à Paris.

Raphaël Reynes : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous.

RR : Ramy Shaath est arrivé à Paris. Après deux ans et demi passés en détention, en Égypte, le militant des droits palestiniens a été libéré. Il a retrouvé son épouse française, expulsée au moment de l'arrestation de son mari. Nous entendrons ses premiers mots, à sa descente d'avion.

SB : Un gigantesque embouteillage, au nord d'Islamabad au Pakistan, fait au moins 22 morts. Les automobilistes tentaient de rejoindre une ville de montage où tombait une neige abondante. Ils ont été pris dans la tempête.

RR : Et puis, plusieurs manifestations contre le passe sanitaire, et le nouveau passe vaccinal, étaient organisées à Paris. La mobilisation a été plus forte qu'avant les fêtes de fin d'année, après les propos du président Macron qui affirmait vouloir « emmerder » les personnes non-vaccinées.

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SB : Il était en prison depuis 900 jours. Le militant égyptien et palestinien Ramy Shaath est arrivé à Paris, tout à l'heure.

RR : Deux jours après sa discrète libération par les autorités égyptiennes et un passage par la Jordanie. Figure de la révolution de 2011 et coordinateur en Égypte du mouvement pour le boycott d'Israël, Ramy Shaath avait été arrêté en juillet 2019. Il était emprisonné, depuis, pour « troubles contre l'État ». À son arrivée à l'aéroport de Paris, tout à l'heure, le bras levé et tenant la main de son épouse (qui est française), il a prononcé quelques mots en anglais.

(Transcription manquante)

RR : Propos recueillis par Nicolas Falez.
Pour être libéré, Ramy Shaath a dû abandonner sa nationalité égyptienne, une mesure de plus en plus souvent imposée par les autorités du Caire contre les militants qui ont deux nationalités.

SB : Plusieurs attaques meurtrières, au Nigéria, cette semaine, dans l'État de Zamfara.

RR : Selon des habitants de cette zone située dans le nord-ouest du pays, au moins 140 personnes ont été tuées dans ces attaques menées par des hommes armés.

SB : Au Soudan, l'émissaire des Nations unies annonce des pourparlers pour tenter de mettre fin à la crise.

RR : Les discussions -qui doivent être « inclusives »- débuteront la semaine prochaine entre civils et militaires. Au moins 60 personnes ont été tuées, au Soudan, des centaines d'autres blessées dans les manifestations qui ont suivi le coup d'État du général Abdel Fattah al-Burhane, le 25 octobre dernier.

SB : Au moins 22 personnes, dont 10 enfants, sont mortes au Pakistan, coincées dans un immense embouteillage.

RR : Les automobilistes se pressaient pour rejoindre une ville de montagne, à 70 kilomètres au nord d'Islamabad. Une ville où tombait une neige particulièrement abondante pour la saison. L'armée a été envoyée pour tenter de secourir les victimes prises au piège. Les précisions de notre correspondante au Pakistan, Sonia Ghezali.

Des centaines de voitures presque entièrement ensevelies sous la neige depuis la nuit dernière… Les photos publiées sur les réseaux sociaux sont saisissantes d’effroi. Certains confrères pakistanais confient être sous le choc. Sur leurs vidéos, on découvre les équipes de secours ouvrir les portes des véhicules et découvrir qu’aucun passager n’a survécu. Sur les images, on voit des enfants sans vie allongés sur les genoux de leurs parents eux-mêmes décédés. Les secours ignorent encore si les décès sont dus au froid ou a une intoxication au monoxyde de carbone. Des centaines de touristes ont été bloqués dans leur voiture durant toute la nuit. Ils se trouvaient sur la route embouteillée à cause de fortes chutes de neige. Des routes qui ont ensuite été fermées par les autorités face à l’afflux record de visiteurs dans la station de montagne située à 30 kilomètres d’Islamabad et perchée à 2 300 mètres d’altitude. Mais des milliers de personnes se sont retrouvées prises au piège dans leur voiture à l’arrêt au cœur d’une tempête de neige avec des températures descendant jusqu’à -7 degrés hier soir. Des opérations de sauvetage de l’armée ont permis de secourir de nombreuses personnes, qui ont trouvé refuge dans les hôtels, des écoles, des bâtiments administratifs ou chez des particuliers.

SB : Le calme semble être revenu au Kazakhstan après les émeutes qui ont secoué le pays et fait des dizaines de morts, ces derniers jours.

RR : Le président Kassym-Jomart Tokaïev et le russe Vladimir Poutine ont eu une « longue » conversation téléphonique, aujourd'hui. Les deux dirigeants sont convenus de rester en contact « permanent », annonce le Kremlin. Par ailleurs, le puissant chef du KNB, les services de sécurité du Kazakhstan, Karim Massimov, a été arrêté et placé en détention pour « haute trahison ». Les explications de Régis Genté.

Karim Massimov, c’était l’homme de Noursoultan Nazarbaïev, l’ancien président de 1991 à mars 2019. Depuis 2019, monsieur Nazarbaïev est demeuré l’homme le plus puissant du pays, puisqu’il a pris la tête du Conseil de sécurité national, devenu le vrai centre du pouvoir de l’ex-République soviétique. Le nouveau président, Kassym-Jomat Tokaïev, devait se contenter des miettes du pouvoir. Mais, malgré tout, il était président, et le rôle de monsieur Massimov a été de veiller à ce que les rouages du pouvoir, sécuritaires, politiques, économiques, restent sous le contrôle de monsieur Nazarbaïev et de son clan. Ce sont des dizaines de milliards de fortune qui sont en jeu, acquises dans des conditions troubles. Pour cela, Massimov a dû faire des choses qui n’ont pas plu à Kassym-Jomat Tokaïev, qui a pris le véritable pouvoir mercredi, en prenant les commandes du Conseil du sécurité. Le chef du KNB aurait été le 6 janvier, le jour où il a été démis de ses fonctions. Une enquête préliminaire a été ouverte pour haute trahison. Il est possible que cela a trait aux émeutes meurtrières d’Almaty, qui auraient été organisées avec le soutien d’officiers des structures de force. Régis Genté, Tbilissi, RFI.

SB : En France, l'actualité liée au Covid-19, c'était dans les rues de plusieurs villes du pays.

RR : De nombreuses manifestations contre le passe sanitaire -qui va devenir le passe vaccinal- étaient organisées. Après une semaine marquée par la polémique à cause des propos d'Emmanuel Macron, les autorités s'attendaient à un regain de participation à ces cortèges. Elles avaient raison. Un peu plus de 105 000 personnes se sont rassemblées à travers la France. Avant les fêtes de fin d'année, elles n'étaient plus que 25 000 à se mobiliser. Parmi les manifestants, à Paris, il y avait Julie, une employée de la ville qui n'est pas vaccinée.

(Transcription manquante)

RR : Des propos recueillis par Laurence Théault.

SB : La campagne présidentielle, en France. Plusieurs candidats étaient sur le terrain, ce samedi, à la rencontre des électeurs.

RR : Passage obligé pour tout socialiste aspirant à l'Élysée, Anne Hidalgo était à Jarnac, en Charente, pour rendre hommage à François Mitterrand. Elle a déposé des fleurs sur la tombe du premier président socialiste de la Ve République française. Un déplacement au cours duquel la maire de Paris a reconnu que sa proposition d'organiser une primaire pour désigner un candidat unique à gauche était un échec. En tout cas, pour l'instant, dit Anne Hidalgo.

SB : Marine Le Pen, elle, poursuit son déplacement en Occitanie, dans le sud du pays.

RR : Après la ville de Béziers, la candidate du Rassemblement national était à Trèbes, ce samedi, où elle déclare vouloir valoriser « le tourisme de proximité ». Parmi ses propositions sur le sujet, la création d'un grand ministère du Tourisme qui serait rattaché à celui de l'Aménagement du territoire, plutôt qu'à celui des Affaires étrangères comme c'est le cas actuellement.

SB : Deux semaines après son lancement, le télescope spatial James Webb a fini de se déployer dans l'espace.

RR : L'ouverture de son immense miroir qui mesure 6m50 de diamètre était une étape importante pour cet engin qui a coûté 10 milliards de dollars. Le télescope spatial n'aurait tout simplement pas fonctionné si le déploiement avait raté. Il reste encore plusieurs étapes à franchir avant que James Webb puisse réaliser ses premières images.

RR : La contre-attaque de Novak Djokovic. Le joueur de tennis serbe est toujours en rétention en Australie où il a été interpellé pour défaut de vaccin anti-Covid. Selon ses avocats, Novak Djokovic estime pouvoir être dispensé de vaccination parce qu'il a contracté le virus le mois dernier. Un test positif réalisé le 16 décembre et qui le ferait bénéficier de l'exemption de vaccination imposée par l'Australie. Son recours doit être examiné lundi par la justice australienne. Mais voilà qu'un second problème se pose, pour Djokovic. Il a participé à une manifestation en l'honneur de jeunes joueurs serbes le 17 décembre, soit 24 heures après avoir appris qu'il était contaminé. Une manifestation où personne ne portait de masque, selon les images relayées sur les réseaux sociaux.

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