#El francés en la actualidad

Journal en français facile 05/09 20h00 GMT

05 Septiembre 2016
Image par défaut des émissions / éditions
RFI
Transcription

Edmond Sadaka

Bonsoir à tous et bienvenue dans ce journal en français facile que je vous présente aux côtés de Sylvie Berruet...Bonsoir Sylvie

Sylvie Berruet

Bonsoir Edmond, bonsoir à tous.

ES

A la une le ministre gabonais de la Justice qui annonce sa démission, alors  le pays a connu de graves troubles après l'annonce de la réélection  du président sortant Ali Bongo la semaine dernière. 

SB

En  Afghanistan, une double attaque suicide très meurtrière dans le centre de Kaboul. Au moins vingt-quatre tués. Série d'attentats aussi en Syrie qui ont fait une cinquantaine de morts.

ES

En France, début du  procès de Jérôme Cahuzac pour son compte caché à l'étranger. L'ex-ministre du Budget contre-attaque et assure  que le premier compte ouvert en Suisse visait à financer l'ex premier ministre Michel Rocard.

SB

La situation au Gabon : le ministre de la Justice et deuxième vice-Premier ministre, Séraphin Moundounga, annonce qu'il démissionne

ES

"Je prends congé du Parti démocratique gabonais" (le parti au pouvoir), a déclaré dans un premier temps le ministre à la télévision d'opposition TV+.  Cette annonce  a été confirmée ensuite au micro de l'envoyé spécial de RFI à Libreville Sébastien Németh. Le ministre démissionnaire dit  avoir constaté notamment  que du côté du pouvoir, on n'apporte pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix. Ce départ intervient alors que le pays a connu de sérieux troubles depuis l'annonce de la réélection du président sortant Ali Bongo en milieu de semaine dernière.

SB

Au total après l'annonce des résultats la semaine dernière, quelque 1 000 personnes ont été arrêtées, dont environ 800 à Libreville.

ES

Ce lundi, des  personnes se sont rendues de manière spontanée  devant le tribunal de la capitale pour en savoir plus sur le sort de leurs proches... Le pouvoir de son côté veut se montrer ferme vis à vis de ceux qui ont causé les troubles de ces derniers jours. Sur place, Sébastien Németh

C'est toute une série de véhicules de la gendarmerie qui a déposé dans la journée les personnes interpellées durant les violences post-électorales. Selon une source, ces prisonniers ont été entendus par le procureur de la République. La plupart auraient été pris lors de l'assaut donné sur le QG de Jean Ping. Sauf que voilà  environ 200 personnes s'étaient réunis devant le bâtiment : des familles réclamant de voir leur fils, frères, sœurs nièce, père arrêtées. Ces familles ne savent toujours pas où sont leurs proches et parfois ne savent même pas s'ils sont vivants. Une journée forte en émotion et en colère aussi envers les militaires notamment gardant le tribunal. Les parents  hurlaient aux forces de l'ordre de relâcher ces innocents, criant  qu'ils ne sont pas des casseurs ou des pilleurs, qu'il faut respecter les droits de l'homme. Personne n'a eu le droit d'entrer dans l'enceinte du tribunal, frustrant davantage ces familles désemparées, affirmant être maltraitées par la justice. Un homme a d'ailleurs crié  aux soldats "vous êtes complices, vous êtes complices" arrêtez nous aussi !

SB

Par ailleurs, la  France est "sans nouvelles de plusieurs de ses compatriotes" après les troubles violents qui ont suivi l'annonce de la réélection contestée du président Ali Bongo  la semaine dernière...

ES

Déclaration aujourd'hui du ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. Dans communiqué, le chef de la diplomatie française  exprime "sa vive préoccupation". Une  dizaine de personnes, possédant toutes la double nationalité franco-gabonaise,  ne peuvent manifestement être localisées selon des sources diplomatiques citées par l'AFP.

SB

Une série d'attentats en Syrie aujourd'hui revendiqués par le groupe djihadiste État Islamique... Bilan au moins 48 morts...

ES

Le plus meurtrier a fait au moins 35 morts et 43 blessés près de Tartous, un fief du régime de Bachar Al-Assad qui abrite une base militaire russe. Ces attentats ont été revendiqués par le groupe Etat islamique. Ils  sont survenus au lendemain d'une sévère défaite de ce même groupe Etat Islamique. Il a été chassé par les forces turques alliées à des rebelles syriens des dernières positions qu'il tenait le long de la frontière turque en Syrie.

SB

L'Afghanistan a vécu également une journée très meurtrière. Une troisième forte explosion a secoué ce soir le centre de Kaboul, on ne dispose pas d'autres détails à ce sujet pour le moment.

ES

Cette troisième explosion a été entendue quelques heures après un double attentat à la bombe perpétré par les talibans qui a tué 24 personnes dans la capitale afghane et fait plus de 90 blessés. Il s'est produit cet après-midi à une heure de grande affluence et a été revendiqué par les talibans, et ceci quelques jours après la sanglante attaque contre l’université américaine. Juliette Gheerbrant

La double attaque visait le ministère de la défense et les forces de police a déclaré un porte-parole des talibans sur twitter. Le scénario n’est pas encore clairement établi. Certaines sources parlent de deux kamikazes. Mais selon des responsables de la sécurité cités par Tolo news, dans un premier temps c'est une bombe actionnée à distance qui a explosé près du ministère, puis quelques minutes plus tard,  le temps que militaires et policiers aient accouru sur les lieux, un kamikaze circulant à pied se serait fait exploser dans la foule. Le chef de la deuxième division de police, Sayed Zaman, se trouverait parmi les victimes ainsi que plusieurs hauts gradés et de nombreux officiers.  Le kamikaze portait un uniforme de l’armée afghane. La veille de cette attaque, dimanche, 4 kamikazes avaient été arrêtés à Kaboul. Kaboul, où il y a moins de deux semaines c'est l'université américaine qui était attaquée par les talibans. Les forces gouvernementales doivent aussi lutter sur de nombreux fronts en province, en particulier autour de Kunduz au nord et de Lashkar Gah dans le Hellmand, au sud du pays. 

ES

Juliette Gheerbrant

SB

La fin du sommet du G20 à  Hangzhou en Chine...

ES

Les dirigeants des plus grandes économies développées et émergentes du monde se disent d'accord pour  « s’opposer au protectionnisme » et pour  lutter contre l’évasion fiscale. A ce sujet, ils ont chargé  l’OCDE (l'organisation de coopération et de développement économique) de leur  remettre l’année prochaine une liste noire des pays qui ne coopèrent pas dans la lutte contre l’évasion fiscale.

SB

Après le sommet du G20, le président François Hollande continue son périple, sa tournée, en Asie

ES

Le chef de l'état français entamera, commencera, demain mardi une visite d'état de deux jours au Vietnam. Présentation avec notre envoyé spécial Guillaume Naudin

Une relation de respect, c'est comme cela que l'Elysée qualifie les liens entre la France et le Vietnam. Cela ne risque de fâcher personne et c'est sans doute voulu puisque le pays que l'on appelait alors l'Indochine est resté sous la coupe française pendant près d'un siècle avant de s'en défaire par une guerre qui s'est encore prolongée de longues années ensuite avec les Etats-Unis. Il n'est donc pas simple d'avancer avec  un tel passé et c'est pourtant ce que François Hollande va tenter de faire avec une première journée très politique dans la capitale Hanoï et des rencontres avec le président, le premier ministre et surtout, puisque c'est lui qui exerce le pouvoir réel, le secrétaire général du parti communiste du pays. Des accords doivent être signés en matière de santé et de défense. Ce dernier exercice sera intéressant, car il ne faudra pas non plus froisser le voisin chinois dont l'expansionnisme en mer de Chine Méridionale a entraîné des réactions parfois violentes au Vietnam. Enfin, avec une forte délégation de chefs d'entreprise et d'hommes d'affaires, la visite aura aussi une forte tonalité économique. Si le Vietnam n'est pas le premier partenaire commercial de la France, l'excédent commercial est en faveur de l'ancienne colonie de près de 3 milliards d’euros chaque année et l'Elysée aimerait sans doute rééquilibrer ça.

SB

En France, de nouveaux ennuis  judiciaires pour Nicolas Sarkozy. Le parquet de Paris a demandé aujourd'hui le renvoi de l’ancien président et de treize autres suspects devant le tribunal, dans l’affaire Bygmalion.

ES

Cette affaire concerne le financement illégal de sa campagne électorale de 2012. Mais ces décisions de justice ont tout de même peu de chance de gêner la nouvelle course électorale de l'ancien président. Raphaël REYNES

Pour le parquet de Paris, Nicolas Sarkozy a commis au moins deux délits qui méritent d'être jugés... D'abord, selon les magistrats, l'ancien président a "dépassé le plafond des dépenses électorales" pour sa campagne de 2012... Ensuite, il a "fait état", dans son compte de campagne « d'éléments comptables sciemment minorés »... Deux accusations pour lesquelles le parquet requiert donc le renvoi de Nicolas Sarkozy devant le tribunal correctionnel... Les juges d'instruction décideront dans un mois, au plus tôt... s'ils suivent ou non ces réquisitions... Un délai minimal qui risque fort d'être allongé par les recours de procédure que les avocats des prévenus pourraient introduire... En dehors de Nicolas Sarkozy, le parquet requiert le renvoi de 13 autres personnes... soupçonnées d'avoir participé à la mise en place d'un système de fausses factures... pour imputer à l'UMP près de 20 millions d'euros de dépenses électorales... qui auraient dû figurer dans les comptes du candidat Sarkozy... A un peu plus de deux mois de la primaire de la droite pour la présentielle de l'an prochain... un renvoi en correctionnelle serait malvenu pour l'ancien président français... Mais le risque est moindre... La jurisprudence n'a jamais renvoyé un candidat devant un tribunal... à quelques mois d'une élection...

ES

Raphaël REYNES

SB

Toujours en France, le procès de Jérôme Cahuzac a commencé ce matin à Paris. Jérôme Cahuzac comparait pour fraude fiscale.  La journée a été marquée par un premier coup de théâtre.

ES

L'ancien ministre du budget a déclaré devant les juges avoir ouvert son premier compte en Suisse en 1992 pour financer des activités politiques de Michel Rocard, l'ancien premier ministre après sa démission au début des années 90. Mais il assure cependant que Michel Rocard (mort en juillet dernier) ignorait tout cela...

ES

C'est la fin de ce journal en français facile merci de l'avoir suivi 22 h 10 à Paris

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias