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Journal en français facile 05/03/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un cessez-le-feu dans la région d’Idleb en Syrie. Un accord a été annoncé ce soir à l’issue de plusieurs heures d’échanges entre les Présidents russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan.

SB : L’épidémie de coronavirus et ses graves conséquences sur l’économie mondiale. Le secteur aérien annonce des pertes de plus de 100 milliards d’euros. Les États et les organisations financières internationales annoncent le déblocage de fonds pour faire face.

RA : Il y aura une enquête de la CPI sur les crimes commis en Afghanistan. La Cour pénale internationale vient de donner son autorisation. Décision critiquée par les États-Unis qui pourraient être jugés.

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SB : C’est un accord qui doit mettre fin à des semaines de violences dans la région d’Idleb en Syrie.

RA : Accord conclu ce soir entre le Président turc Recep Tayiyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine qui se rencontraient aujourd’hui à Moscou. Il faut savoir qu’Idleb constitue la dernière région qui n’est pas encore aux mains du régime syrien et de son allié russe. La situation sur le plan humanitaire est extrêmement inquiétante. D’où cet accord de cessez-le-feu qui doit entrer en vigueur dans deux heures. Correspondance de Daniel Vallot.

« Tout sera mis en œuvre pour que le cessez-le-feu soit respecté », a déclaré le président turc, qui se réserve le droit de répliquer à toute attaque du régime de Damas. L’accord adopté par la Russie et la Turquie prévoit également qu’un corridor de sécurité sera mis en place tout au long de certaines sections de l’autoroute M4, qui traverse la province d’Idleb… Des patrouilles conjointes seront menées par la Russie et la Turquie pour assurer la sécurité de la zone, sur une six kilomètres de profondeur, de part et d’autre de l’autoroute. Pour la Russie il n’est toujours pas question de lâcher le régime de Bachar Al Assad, c’est pourquoi Moscou a tenu à obtenir des garanties sur la sécurité de cet axe routier très important aux yeux de Damas. Mais le président russe tient à préserver sa relation avec la Turquie. « Nous ne sommes pas toujours d’accord avec nos amis partenaires sur la situation en Syrie, a déclaré Valdimir poutine à l’issue de la rencontre. “Mais à chaque fois, lors des moments critiques, s’est-il félicité nous avons su trouver les points d’accord et aboutir aux bonnes décisions”. Daniel Vallot Moscou RFI.

SB : En Côte d’Ivoire Alassane Ouattara ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle.

RA : C’est la fin d’un suspense qui durait depuis plusieurs mois. Le Président ivoirien effectue actuellement son deuxième mandat qui doit se terminer l’an prochain. “Je souhaite transférer le pouvoir à une jeune génération”, a-t-il déclaré alors qu’il s’adressait à des parlementaires réunis en Congrès à Yamoussoukro.

SB : L’épidémie de coronavirus. De plus en plus de fonds sont débloqués pour tenter de faire face au développement de la maladie.

RA : Les conséquences économiques sont de plus en plus importantes. Par exemple dans le transport aérien, en raison des nombreux vols annulés, les professionnels du secteur estiment que les pertes dépassent les 100 milliards d’euros. Alors pour soutenir les pays en difficulté la Banque mondiale et le Fonds monétaire international annoncent la mobilisation de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Et de nombreux États débloquent des fonds, l’Italie annonce un plan de 7milliards et demi d’euros, l’Italie qui est le deuxième pays au monde derrière la Chine pour le nombre de décès liés au nouveau coronavirus avec 148 morts. Pratiquement la même somme 7,4 milliards d’euros débloqués ce soir par Washington, et c’est l’occasion de nous arrêter sur la situation des États-Unis. Où à ce jour 11 personnes sont mortes de la maladie. La Californie a décrété l’état d’urgence et un bateau de croisière est maintenu au large de San Francisco en raison de cas potentiels. La correspondance de Loubna Anaki.

Le Grand Princess devait rentrer dans le port de San Francisco hier, mais 11 passagers et 10 membres d’équipage ont commencé à montrer des signes d’infection. Le bateau revenait tout d’une croisière à Hawaï avec près de 2500 passagers. C’est à bord de ce même bateau que la dernière victime décédée du coronavirus se trouvait il y a tout juste deux semaines. L’homme de 71 ans avait effectué une croisière de San Francisco vers le Mexique en compagnie de 62 passagers qui eux ont poursuivi le voyage et se trouvent toujours à bord du Grand Princess. Le gouverneur de Californie a annoncé que personne ne serait autorisé à débarquer tant que les autorités sanitaires n’auraient pas contrôlé la totalité des passagers. « C’est peut-être de l’excès de précaution, mais le nombre de cas est peut-être beaucoup plus élevé qu’on ne pense », a déclaré Gavin Newsom. Une équipe médicale devrait être envoyée à bord et des kits de tests seront livrés par hélicoptère. Pour éviter des contaminations, les passagers sont confinés dans leurs chambres et toutes les activités à bord du paquebot ont été annulées. Loubna Anaki New York RFI.

RA : Également, aux États-Unis un nouveau retrait de la course à l’investiture démocrate. C’est la sénatrice Élisabeth Warren. Un temps annoncé comme l’une des favorites elle avait enregistré plusieurs défaites lors des premières étapes des primaires. Elle n’a pas pour le moment appelé à soutenir un candidat en particulier.

SB : Et les États-Unis qui critiquent ce soir une décision retentissante de la Cour pénale internationale.

RA : La CPI a donné son autorisation pour l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis en Afghanistan depuis 2003. Concrètement cela veut dire que la procureure de la Cour pénale internationale pourra enquêter sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis par les talibans, par les services sécuritaires afghans, mais également par les forces internationales, dont l’armée américaine, et voilà pourquoi ce soir Washington critique cette décision, jugée “irréfléchie” par Mike Pompeo le chef de la diplomatie américaine. Il faut savoir que la demande de la procureure avait été rejetée lors d’une première décision. Pourquoi a-t-elle été acceptée aujourd’hui en appel ? À La Haye pour RFI Stéphanie Maupas.

La chambre d’appel a balayé un à un les arguments des juges préliminaires. Ces magistrats avaient jugé que les crimes étaient bien du ressort de la cour. Mais pragmatiques, ils avaient assuré que la procureure n’obtiendrait aucune coopération pour enquêter et arrêter les futurs suspects. Pendant des mois, l’administration Trump avait menacé de sanctions juges et procureurs de la Cour, allant jusqu’à promettre la mort de la juridiction. Nul doute que la Procureure aura du mal à enquêter en Afghanistan... Mais nombre d’avocats et de juristes estiment que le volet visant les forces américaines serait techniquement le plus simple. Pour Katherine Gallagher, avocate de victimes incarcérées à Guantanamo, la coopération des États-Unis n’est pas indispensable. Car toutes les preuves sont déjà là. “L’armée américaine et le congrès ont enquêté, les victimes sont disponibles pour des interrogatoires... Malheureusement, trop de pays y compris des membres de la CPI ont collaboré au programme américain de torture. Il y a de nombreux États membres, à commencer par la Lituanie, la Pologne et la Roumanie, qui ont l’obligation de coopérer avec le Parquet, tout comme bien sûr l’Afghanistan. Mais encore une fois, je ne crois pas qu’il y ait tant d’information à trouver. En fait, George W. Bush, lorsqu’on lui a demandé s’il avait autorisé le simulacre de noyade, il a dit ‘tout à fait’. Nous avons donc ici la confession de l’ancien président des États-Unis”. Le plus difficile, pour la procureure, sera d’obtenir l’arrestation de futurs suspects et leur livraison à La Haye, comme dans d’autres dossiers. Stéphanie Maupas, La Haye, RFI.

SB : Il a été secrétaire général de l’ONU pendant près de dix ans. Javier Perez de Cuellar est décédé.

RA : Il avait 100 ans. Il était péruvien et s’est éteint à Lima la capitale. Javier Perez de Cuellar aura consacré sa vie à tenter de faire grandir son pays. Son portrait avec Jelena Tomic.

Un grand diplomate, un grand homme de paix érigé comme modèle. Javier Perez de Cuellar a été sans aucun doute l’un des Péruviens les plus connus au monde, le seul Latino-Américain aussi à avoir occupé le poste de secrétaire général de l’ONU entre 1982 et 1991. Durant ses deux mandats, il a joué un rôle crucial pour mettre fin à la guerre entre l’Iran et l’Irak et à la guerre civile au Salvador. Il aura aussi contribué à la libération des otages américains détenus au Liban ou encore à l’accord de paix au Cambodge. Mais de ses propres aveux, sa plus grande réussite, en tant que secrétaire général, a été l’indépendance de la Namibie en 1990, l’une des dernières colonies du continent africain. Candidat à la présidence du Pérou en 1995, il avait été battu par Alberto Fujimori. (Né en 1920, avocat de formation, Javier Perez de Cuellar a embrassé une carrière de diplomate dès 1945). L’actuel secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a exprimé ce jeudi sa profonde tristesse et rendu hommage à un « homme d’État accompli, un diplomate engagé et une inspiration personnelle qui a profondément marqué l’ONU et notre monde ».

SB : Enfin en football actuellement la seconde demi-finale de la Coupe de France.

RA : Rennes vainqueur l’an dernier de la compétition se déplace sur le terrain de Saint-Étienne. Le vainqueur sera opposé en finale au Paris Saint Germain, qui a facilement battu Lyon hier soir 5 buts à 1. Fin de ce Journal en français facile.

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