#El francés en la actualidad

Journal en français facile 04/08/2022 20h00 GMT

Studio RFI
TAÏWAN : Manœuvres chinoises autour de Taïwan, le Japon sous pression ; et autres nouvelles.

Transcription

Clémentine Pawlotsky : Merci d'écouter RFI, il est 16h00 à Washington, 4h00 du matin à Taipei.  

Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !  

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Clémentine, bonsoir à toutes et à tous. 

CP : Le Japon accuse la Chine d'avoir lancé plusieurs missiles dans sa zone économique exclusive. Pékin fait actuellement une démonstration de force militaire dans le détroit de Taïwan. Des actions menées en réponse à la visite de l'Américaine Nancy Pelosi, sur l'île.  

ZK : La Russie condamne une star américaine du basket-ball à neuf ans de prison. 

Les États-Unis réclament ce soir un échange de prisonniers pour sauver leur championne.  

CP : Nous irons aussi en Espagne. Le pays est en pleine canicule. Une vague de chaleur qui menace de nombreuses vies humaines.  

ZK : Et puis, en France, Patrick Balkany bientôt libre. L'ancien maire de Levallois-Perret, condamné pour fraude fiscale, sortira de prison demain.  

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ZK : La Chine multiplie les manœuvres militaires dans le détroit de Taïwan.

CP : Une démonstration de force d'une ampleur inédite, c’est-à-dire jamais vue auparavant. Avec ces manœuvres, Pékin entend protester contre la visite de Nancy Pelosi à Taïwan. La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis était sur place mardi et mercredi. Elle poursuit sa tournée en Asie. Elle est arrivée ce soir au Japon. C'est sa dernière étape. Bonsoir Jelena Tomic. Tokyo affirme que la Chine a tiré plusieurs missiles dans sa zone économique exclusives. Et ça, Jelena, c'est une grande première. 

Et oui, cette première journée de manœuvres militaires, qui doit durer jusqu'à dimanche midi, a été marquée par le déploiement d'un grand nombre d'avions et des tirs de missiles conventionnels. Une partie des missiles a atteint la zone économique exclusive du Japon, un incident qualifié de « grave » par le ministre de la Défense nippon Nobuo Kishi, qui a précisé que quatre des cinq missiles balistiques chinois -qui ont précédemment survolé Taïwan- sont tombés dans la zone économique exclusive du Japon. Tokyo s'est empressé de vivement protester via les canaux diplomatiques auprès de Pékin. Le ministre des Affaires étrangères japonais qui participe au sommet de l'Asean à Phnom Penh a demandé un arrêt immédiat de ces exercices. Neuf des dix pays membres de l'Association des nations du Sud-Est asiatique ont appelé à la retenue et averti contre le risque d'un conflit ouvert aux conséquences imprévisibles. Le chef de la diplomatie américaine Anthony Blinken, également présent au sommet, a appelé au calme et à la stabilité. Son homologue chinois Wang Yi a, quant à lui, dénoncé une provocation américaine flagrante qui crée un dangereux précédent. 

CP : Merci beaucoup Jelena Tomic, journaliste au service international de RFI.  
Et les États-Unis annoncent avoir reporté un test de missile intercontinental pour éviter d'aggraver la crise autour de Taïwan. La Maison Blanche précise que le porte avion USS Reagan continuera à « surveiller » les environs de Taïwan. Washington accuse la Chine d'avoir « surréagi » à la visite de la cheffe des députés américains, Nancy Pelosi.  

ZK : Les États-Unis qui déclarent l'épidémie de variole du singe urgence de santé publique. 

CP : Oui, cette décision doit permettre de débloquer des fonds, de faciliter la collecte de données et de déployer plus de personnel sanitaire pour lutter contre la maladie. Le ministre américain de la Santé s'est exprimé. Xavier Becerra appelle « tous les Américains à prendre la variole du singe très au sérieux » et à « faire, dit-il, le nécessaire pour aider à lutter contre le virus ».  

ZK : Et la Maison Blanche demande à la Russie d'accepter un échange de prisonnier.  

CP : Les États-Unis veulent récupérer leur championne de basket-ball, Brittney Griner. La jeune femme a été condamnée aujourd'hui à neuf ans de prison, en Russie. La justice russe l'a reconnue coupable de trafic de drogue. La sportive avait été arrêtée en février à Moscou. Elle était en possession d'une vapoteuse avec du liquide à base de cannabis. L'affaire est très suivie aux États-Unis, surtout dans le contexte actuel de tension avec la Russie. À Washington, Guillaume Naudin.  

C’est la Maison Blanche qui a été la première à réagir par un communiqué. C’est que le jugement n’est pas une surprise. Pour Joe Biden, la peine de prison n’est qu’un rappel de ce que tout le monde savait déjà : la Russie détient Brittney Griner abusivement. Il appelle à sa libération immédiate de manière à ce qu’elle puisse retrouver sa femme, ses proches, ses amis et ses coéquipières. Même condamnation de la part du secrétaire d’État Anthony Blinken, qui exprime ses inquiétudes sur le système judiciaire russe et son utilisation par le pouvoir. La commission des Affaires étrangères du Sénat utilise le mot otage au sujet de Brittney Griner. Celle-ci est double championne olympique et le monde sportif est également mobilisé. Les ligues professionnelles féminine et masculine font part de leur soutien et de leur inquiétude. Des officiels américains rappellent qu’une proposition d’échange de prisonniers est sur la table. Brittney Griner et un autre américain, Paul Whelan, qui est lui accusé d’espionnage contre le trafiquant d’armes Viktor Bout, condamné à 25 ans de prison aux États-Unis. La balle est donc désormais dans le camp russe. Autrement dit, la décision dépend directement de Vladimir Poutine. Guillaume Naudin, Washington, RFI. 

ZK : En Espagne, les vagues de chaleur font des ravages.  

CP : Selon les données recueillies par le ministère de la Santé auprès de l'Institut sanitaire Carlos III, la surmortalité due à cette chaleur historique a atteint 2 124 personnes en juillet. Notre correspondant à Madrid, Francois Musseau, nous explique ce chiffre.  

Il ne s’agit pas de statistiques à proprement parler ni d’un nombre de victimes enregistrées au cas par cas. C’est une estimation de surmortalité, incluant le nombre de décès attendus ou probables liés aux vagues de chaleur au cours du mois de juillet, le plus assassin de ces dernières décennies. À titre de comparaison, cette surmortalité était de 568 personnes l’an dernier à la même période et de 581 personnes en 2020. Ce qui veut dire presque le triple des deux années antérieures, et pour les autorités sanitaires c’est un signe extrêmement préoccupant de l’impact de la chaleur sur la santé humaine. Pour ce mois de juillet, on note que 90% de ces victimes ont plus de 70 ans, dont une majorité de personnes de plus de 85 ans. On note aussi qu’il y a plus de femmes que d’hommes. Cette deuxième vague de chaleur, en juillet, est la plus intense et la plus longue depuis 1941. Quant à la troisième vague de chaleur, on connaitra le mois prochain son impact sur la santé et sur la mortalité. Ce qui est sur c’est que 42 des 50 provinces espagnoles ont été mises en état d’alerte. François Musseau, Madrid, RFI. 

ZK : Les résultats provisoires officiels des législatives, au Sénégal, sont tombés. 

CP : Et selon ces résultats, le camp présidentiel perd sa majorité absolue à l'Assemblée, mais il reste en tête avec une très courte avance. C'est la première fois depuis l'indépendance du Sénégal, en 1960, qu'un tel scénario se produit. La formation au pouvoir devra donc s'appuyer sur d'autres forces au Parlement pour faire passer ses lois. Vous y reviendrez bien sur, Zéphyrin Kouadio, dans la dernière édition d'Afrique soir, à partir de 22h30 TU, même heure à Dakar.  

ZK : Je confirme. 

En France, dernier jour de prison pour Patrick Balkany.  

CP : L'ancien maire de Levallois-Perret, en région parisienne, pourra sortir dès demain. La Cour d'appel de Paris a validé, ce matin, sa remise en liberté conditionnelle. Patrick Balkany était retourné en prison en février dernier. Il n'avait pas respecté les conditions de son placement sous bracelet électronique après sa condamnation pour fraude fiscale. Stéphane Duguet.  

Les avocats de Patrick Balkany se félicitent de cette décision. Selon eux, l'ancien maire de Levallois-Perret devait être libéré parce qu'il a 73 ans, des problèmes de santé et surtout parce qu'il a déjà purgé les deux tiers de sa peine. Six mois après son retour derrière les barreaux, Patrick Balkany devrait sortir demain. Il n'aura plus à porter de bracelet électronique. Mais la Cour d'appel de Paris a quand même fixé certaines conditions : rembourser la totalité sa dette fiscale, quatre millions d'euros, ne pas quitter le territoire français sans autorisation du juge et payer ses impôts. Le tribunal a prévenu Patrick Balkany : au moindre nouvel écart, il retournera en prison purger sa peine jusqu'au bout, soit jusqu'en avril 2023. Ce vendredi, il va regagner son domicile de Giverny, en Normandie, où l'attend son épouse, également condamnée à de la prison ferme pour fraude fiscale. Une peine qu'Isabelle Balkany n'a jamais exécutée en raison de son état de santé. En février dernier, quand la justice avait ordonné que le couple soit incarcéré, elle avait tenté de se suicider. De retour chez elle après quatre mois à l'hôpital, elle devrait être à nouveau convoquée par le juge. 

CP : Les époux Balkany n'en ont pas fini avec la justice. Un procès les attend, en octobre, dans une autre affaire. Une affaire de blanchiment aggravé, de fraude fiscale et prise illégale d'intérêt. 

Il est 22h10 à Paris, l’info continue sur RFI. Très belle soirée. 

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