#El francés en la actualidad

Journal en français facile 03/03/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

 

Adrien Delgrange : À la une de cette édition du 3 mars : l’Algérie ! La candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel a été déposée cet après-midi. Près de 300 Syriens qui étaient détenus par les djihadistes du groupe État islamique ont été libérés par les Kurdes hier soir. Dans l’actualité européenne, en Hongrie des affiches qui se moquent du président de la Commission européenne JC junker vont bientôt être retirées. Enfin Yvan Amar revient ce soir sur le mot « étalon » a l’occasion de l’étalon d’or. Un prix décerné hier au festival de cinéma le Fespaco à Ouagadougou. Voilà pour les titres bienvenus à tous.

-----

Zéphyrin Kouadio : À quelques heures de la clôture des candidatures en Algérie, le dossier officiel d’Abdelaziz Bouteflika a été déposé par son directeur de campagne.

AD : Alors que de nombreux manifestants lui demandent de ne pas se présenter à un cinquième mandat présidentiel, Abdelaziz Bouteflika explique dans une lettre avoir pourtant « entendu le cri du cœur des manifestants ». Dans cette même lettre, le président sortant s’engage, s’il était élu le 18 avril, à se retirer d’ici 1 an pour organiser une nouvelle élection présidentielle sans lui.

ZK : Et puis un plus tôt dans la journée, le leader du principal parti islamiste, Abderrezak Makri, a annoncé qu’il ne se présenterait pas aux élections. Ali Benflis, l’ancien premier ministre et candidat malheureux à l’élection en 2004 et en 2014, a annoncé lui aussi cet après-midi qu’il renonçait à être candidat à l’élection présidentielle. 

AD : Ali Benflis, estime que les conditions d’une élection honnête ne sont pas réunies. Enfin après Lyon hier en France de nouvelles manifestations ont eu lieu contre un 5e mandat d’Abel Aziz Bouteflika, à Paris, Nantes, Toulouse.

ZK : La situation en Syrie à présent, 300 personnes accusées d’appartenir au groupe terroriste État islamique ont été libérées.

AD : C’est la première libération d’un nombre aussi important de prisonniers. Des hommes, des femmes et des enfants relâchés à la demande de chefs tribaux. Oriane Verdier.

L’administration kurde au pouvoir dans la région semi-autonome du Nord-Est syrien l’affirme : les personnes relâchées n’avaient pas de sang sur les mains. Appartenir à l’organisation État islamique peut vouloir dire beaucoup de choses : certains ont combattu, d’autres ont par exemple accepté d’effectuer des livraisons d’armes ou de nourriture en échange d’argent pour survivre et nourrir leur famille. Aujourd’hui la question se pose en Syrie comme en Irak : quel est le chemin à suivre entre réconciliation et justice ? Sur quelle preuve condamner chaque accusé ? Avec quels moyens offrir un procès juste à chaque détenu ? En Irak voisin, au lendemain de la victoire de l’armée irakienne contre l’organisation État islamique à Mossoul, des centaines d’hommes et adolescents ont exécuté sommairement sans l’ombre d’un procès. Ils étaient soupçonnés d’appartenance à l’organisation État islamique. En 2014 le groupe terroriste s’est justement appuyé sur le sentiment d’injustice vécu par certaines communautés arabes sunnites pour installer son autorité dans la région. Les organisations de défense des droits de l’Homme telles que Human Rights tentent d’alerter les autorités irakiennes et kurdes : les règlements de compte et une justice expéditive ne feront qu’ouvrir une nouvelle porte vers la violence et la guerre.

AD : Pendant ce temps-là, dans le nord-est de la Syrie, les forces arabo-kurdes se battent contre des djihadistes dans le village de baghouz.

ZK : L’eau est montée à toute vitesse en Afghanistan. Le sud du pays en proie à de graves inondations dans la province de Kandahar.

AD : Au moins 20 personnes sont mortes, des dégâts matériels importants aussi : 2 000 maisons endommagées au moins, des voitures englouties. La région n’avait pas connu de telles crues depuis 7 ans.

ZK : Les élections européennes vues de Hongrie, à quelques semaines du scrutin, le gouvernement du Pm hongrois Victor Orban a décidé de s’attaquer au président de la Commission européenne Jean Claude Juncker avec une campagne d’affichage.

AD : Depuis maintenant 2 semaines dans les rues de Budapest, on peut voir des affiches avec le Visage de Jc Junker et le milliardaire d’origine hongroise Georges Soros et une explication comme pour dire que ces deux hommes favorisent l’immigration illégale dans l’UE. Les affiches seront enlevées le 15 mars prochain. Lucas Martin.

Jean Claude Juncker et Georges Soros continueront de ricaner une dizaine de jours sur les murs de Budapest et dans toute la Hongrie. Pas question pour le gouvernement nationaliste et conservateur d’écourter sa campagne d’affichage anti-migrant selon le porte-parole du gouvernement. La réaction ressemble à une nouvelle provocation de la part du Premier ministre Viktor Orban. Son petit jeu ne passe plus auprès des alliés du Hongrois. Pour la première fois, la famille des droites européennes regroupées au sein du Parti Populaire Européen envisage d’exclure le Fidesz, la formation de Viktor Orban. Ces menaces ne semblent pas inquiéter le Premier ministre. À l’approche des élections européennes, il continue d’orienter les débats sur le seul thème migratoire. Viktor Orban a d’ailleurs prévenu qu’une nouvelle campagne d’affichage était prévue. Georges Soros, véritable bouc émissaire du pouvoir sera toujours présent. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sera lui remplacé par son vice-président Frans Timmermans. La procédure d’exclusion de la formation de Viktor Orban devrait être à l’ordre du jour de l’assemblée politique du Parti Populaire Européen, le 20 mars prochain.

ZK : Place au mot de l’actu.

AD : Yvan Amar, vous revenez sur le mot étalon d’or prononcé de nombreuses fois sur RFI.

Le Fespaco, le grand festival de cinéma d’Afrique a donc décerné sa plus grande récompense, l’étalon d’or au rwandais Joël Karekezi : The Mercy of jungle est primé ! Il fallait bien un nom pour ce prix, qui rivalise avec la palme d’or, le lion d’or, l’ours d’or des festivals européens. Pourquoi l’étalon, c’est-à-dire le cheval sauvage ? D’abord parce que c’est un beau symbole, de force, de liberté, de beauté. Ensuite parce que cet étalon a une histoire particulière au Burkina Faso. Pour être complet, on aurait dû parler de l’étalon d’or de Yennenga. Et cette Yennenga, Poko Yennenga, Poko la svelte, est une héroïne légendaire de l’un des mythes fondateurs du peuple Mossi. Princesse héritière, adorée par un père un peu trop possessif, qui refuse sous mille prétextes, qu’elle se marie, et appartienne à un autre qu’à lui, comme dans de nombreux contes traditionnels, elle s’enfuit sur son cheval préféré, et rencontre bien entendu le prince charmant. Et leur premier-né aura donc le nom du cheval qui a permis leur rencontre, étalon, Ouédraogo en mossi, qui est devenu pratiquement le plus courant des patronymes, des noms de famille du pays. L’histoire selon la plupart de ses versions, qui sont nombreuses, selon ceux qui la racontent, puisque la légende est transmise par tradition orale, se termine bien. Le jeune Ouédraogo, devenu le beau jeune homme qu’on attendait, revient se présenter à son grand-père, Nédéga, qui pardonne à tout le monde, lie son royaume à celui de son gendre et de sa fille, et organise de grandes fêtes. Un beau scénario, qui permet de couronner des films dont l’intrigue se sépare de cette histoire ancienne.

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias