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Journal en français facile 03/01 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Juliette Jacquemin :
Merci d'écouter RFI, 21h à Paris, 20h en temps universel. C'est l'heure de retrouver votre journal en français facile, avec vous Sylvie Berruet. Bonsoir !

Sylvie Berruet :
Bonsoir Juliette, bonsoir à tous.

JJ :
On commence à en savoir plus sur le terroriste qui a tué 39 personnes le soir du nouvel an à Istanbul en Turquie :  il est toujours en fuite, mais d'après les autorités turques, il s'agirait d'un homme venant d'Asie centrale.

SB :
Une route coupée entre la République démocratique du Congo et l'Ouganda, après l'effondrement d'un pont. Certaines villes pourraient rapidement manquer des produits de première nécessité.

JJ :
Le procès de l'ancien chef du gouvernement de Hong-Kong commence aujourd'hui. Il est accusé de corruption mais il s'est déclaré non coupable ce matin.

SB :
Et puis la ville de Valparaiso, au Chili, toujours menacée par les flammes même si le gigantesque incendie qui brûle les forêts, non loin de la ville, est enfin maîtrisé.

SB :
Le portrait de l'auteur de l'attentat d'istanbul, la nuit du réveillon, se précise.

JJ :
Le terroriste qui avait tué 39 personnes, dans une discothèque réputée d'Istanbul, est toujours en fuite, mais les autorités turques sont sur une piste. D'après elles, il s'agirait d'un djihadiste qui viendrait d'un pays d'Asie Centrale. Il aurait peut-être aussi suivi un entraînement au combat. À Istanbul, Alexandre Billette :

On en sait un peu plus sur le profil du tireur même si les autorités sont restées très discrètes jusqu'à maintenant : on parle dans la presse notamment, d’un homme qui aurait combattu avec l'État islamique en Syrie ou en Irak, un professionnel des armes à feu, en raison notamment de son sang-froid et de son mode opératoire dans la discothèque Reina. Jusqu'à maintenant 16 suspects ou complices potentiels ont été placés en garde à vue, notamment deux hommes qui ont été arrêtés à l'aéroport d'Istanbul mardi midi alors qu'ils étaient sur le point de quitter le pays. Les autorités turques qui privilégient l'hypothèse d'une cellule de Daech originaire d'Asie centrale, une cellule qui pourrait d'ailleurs avoir été derrière un autre attentat, l'attentat kamikaze qui avait fait plus de 40 morts à l'aéroport Atatürk en juin dernier. Selon plusieurs médias la majorité des personnes placées en garde à vue sont également originaire de cette région.

SB :
En Syrie, plusieurs bombardements aériens ont fait au moins 25 morts, dans la province d'Idlib, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

JJ :
Les frappes ont touché un bâtiment dans lequel se trouvaient les rebelles islamistes du Front Fatah al Cham, l'ancien front Al Nosra. Il y a aussi plusieurs dizaines de blessés. On ne sait pas qui a mené les frappes, la Russie ou la coalition occidentale. Le pays connaît officiellement un cessez le feu depuis cinq jours mais la trêve ne concerne ni le groupe État islamique, ni Fatah al Cham.

SB :
La route qui relie l'est de la République démocratique du Congo à l'Ouganda, coupée depuis hier : un pont s'est effondré, après le passage d'un camion de marchandise. Alors tous les véhicules sont bloqués.

JJ :
Le problème, c'est que la route est indispensable pour le ravitaillement de certaines villes comme Béni et Butembo. Alors il faut vite trouver une solution, sinon les habitants pourraient bientôt manquer de certains produits. Florence Morice :

Des dizaines de poids lourds transitent habituellement chaque jour par cette route. Sa fermeture est donc une véritable « catastrophe » pour les acteurs économiques locaux et les populations. C'est par là qu'arrivent toutes les marchandises en provenance d'Ouganda, du Kenya et de la Tanzanie : sucre, farine, des biens manufacturés introuvable ailleurs dans la région. Mais c'est aussi une route d'exportation pour le café produit en Ituri par exemple. Une autre route reliant les deux pays, RDC et Ouganda, existe bien un peu plus au nord mais elle est au cœur d'un territoire connu sous le nom de « triangle de la mort » en raison de son niveau d'insécurité. L'effondrement du pont de Semliki sous le poids d'un seul camion de marchandise risque donc d'entrainer pénurie et hausse des prix dans cette région déjà très pauvre. Et pourtant ce n'est pas vraiment une surprise : ce pont date de l'époque coloniale belge. Il n'a pas été réhabilité depuis. En 2013, plusieurs députés avaient d'ailleurs tiré la sonnette d'alarme. En août dernier le chef de l'État lui-même s'était rendu sur place. Le risque était donc connu. Le gouvernement de la province Julien Paluku qui s'est rendu sur place, promet que le pont sera de nouveau opérationnel dans une dizaine de jours.

SB :
C'est une affaire qui salit un peu la réputation de Hong Kong. La ville est en général connue pour être très transparente en matière financière.

JJ :
Et c'est très important pour elle, car c'est l'un des plus hauts lieux de la finance internationale. Mais aujourd'hui, c'est un procès pour corruption qui s'est ouvert. Le procès de l'ancien chef du gouvernement... Donald Tsang, au pouvoir entre 2005 et 2012, est accusé d'avoir accepté des cadeaux de milliardaires. Il risque 7 ans de prison mais à l'ouverture de son procès, il a plaidé non coupable. Carlotta Morteo :

Réputé pour ses élégants noeuds papillons, Donald Tsang l'était aussi pour sa probité. Fils de policiers, diplômé d'Harvard, carrière de fonctionnaire et premier chinois à obtenir le poste de Secrétaire des Finances sous le règne britannique, il devient chef du gouvernement entre 2005 et 2012. On fait alors confiance à cette homme né sur l'île, très intégré au sein des élites hong-kongaises, qui semble vouloir plus d'autonomie vis à vis de la Chine que son prédecesseur. Et puis, c'est la chute... Deux ans avant la fin de son mandat, la commission indépendante contre la corruption enquête sur des potentiels conflits d'intérêt. Donald Tsang aurait accepté des cadeaux, des services, de la part de groupes industriels à qui il aurait accordé des licences ou des marchés publics. Il s'était alors excusé, mais cette affaire de corruption va commencer d'entacher la réputation de transparence dont jouit Hong Kong... Une affaire qui révèle en fait qu'ils sont nombreux à se faire graisser la patte. Rafael Hui, le numéro 2 du gouvernement de Tsang, a écopé de 7 ans de prison pour avoir reçu des pots de vin. Le dirigeant actuel du gouvernement, l'impopulaire Chun Ying fait lui-même face à des accusations de corruption. Un climat de connivence entre les autorités et les milieux d'affaires, qui a fini par éroder la confiance des Hongkongais envers leur classe politique.

SB :
Carlotta Morteo.
Au Brésil, après le drame du premier janvier, un massacre dans une prison qui a fait 60 morts, les autorités essaient maintenant de retrouver les détenus qui ont profité du chaos pour s'enfuir.

JJ :
Et ils sont très nombreux : 184 prisonniers se sont enfuis de l'état d'Amazonie. 40 d'entre eux ont déjà été capturés mais les autres n'ont pas été retrouvés C'est l'affrontement entre deux bandes rivales qui avait provoqué la tuerie. Les violences se sont ensuite étendues à d'autres prisons de la région.

SB :
Le gigantesque incendie qui menaçait la ville de Valparaiso, au Chili, est enfin contrôlé, mais la cité classée au patrimoine de l'humanité n'est pas encore totalement à l'abri.

JJ :
Le feu a détruit plus de 140 maisons et fait au moins 19 blessés... 143 personnes sont aussi en hébergement d'urgence. Désormais, ce sont les vents violents et les fortes températures qui constituent le principal danger. À Santiago, la correspondance de Claire Martin :

Depuis la levée du jour, des centaines de personnes commencent à retirer les décombres dans les zones incendiées. Ce sont les habitants des hauteurs de Valparaiso, sinistrés et voisins, qui se retroussent les manches pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être et d'assainir leur terrain en vue d'une reconstruction. Si l'incendie a été aussi important, c'est à cause de vents forts et de hautes températures mais aussi à cause de la proximité de forêts d'eucalyptus sur les hauteurs de la ville portuaire en forme d'amphithéâtre débouchant sur la mer. Les populations qui y vivent sont les plus pauvres, elles occupent les terrains de manière illégale, construisant leurs maisons les unes à côté des autres, en bois léger, facilement inflammable. Dans des zones sans accès à un système de retrait de poubelles, qui s'amoncellent dans les fossés. Les pompiers y ont difficilement accès car les routes parfois n'existent pas et les bouches d'incendie manquent. Des zones dangereuses où les gens recommencent pourtant à construire malgré l'interdiction des autorités car ils se sentent chez eux. Les incendies sont pourtant récurrents.

SB :
C'est bien l'italien Ficantieri qui reprendra les chantiers navals de St Nazaire dans l'ouest de la France.

JJ :
Des chantiers qui, en difficulté financière, avaient été officiellement mis en vente en octobre dernier par le groupe sud-coréen STX... Ficantieri était le seul à avoir fait une offre sérieuse, et la justice sud-coréenne a donc rendu sa décision ce matin, Clémence Denavit :

L'italien Ficantieri sait apprécier la valeur de ces chantiers, étant lui-même un groupe de construction naval, civil et militaire. Seul candidat déclaré à la reprise la semaine dernière, Ficantieri est un candidat qui inquiète à Saint Nazaire. Les activités de l'italien sont en effet proches de celles du français, dont les carnets de commandes sont pleins. STX France fait travailler quelques 7000 personnes en France sous-traitants compris. Comment s'opérera le rapprochement entre l'italien et le français, quelles synergies ? Les salariés français s'inquiètent aussi des activités de Ficantieri en Chine. L'italien a conclu l'été dernier un partenariat avec le constructeur naval chinois CSSC. De toute façon les négociations pour la reprise des chantiers de Saint Nazaire seront longues, l'affaire n'est pas conclue. Ficantieri va mener une étude de terrain sur les chantiers navals, étudier les comptes, et affiner son offre. En parallèle toute la procédure d'information et de consultation du comité d'entreprise de STX France va être lancée, et enfin, l'État, l'État français bien sûr, actionnaire à hauteur d'un tiers des chantiers, aura son mot à dire.

JJ :
Merci d'écouter RFI, 21h10 à Paris. À demain Sylvie Berruet ! Merci à Laurent Philippot à la réalisation de cette émission. Très belle soirée à tous sur la radio du monde.

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