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Journal en français facile 01/05/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d'écouter Radio France internationale. Il est 22h à Paris.

Raphaël Reynes : Bonsoir à tous. Merci de nous rejoindre pour votre Journal en français facile. En compagnie, ce soir, de Sylvie Berruet. Bonsoir, Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous.

RR : Dans l'actualité de ce samedi 1er mai 2021 : plusieurs dizaines de milliers de manifestants, en France, à l'occasion de la fête du Travail. Défilés de syndicats malgré le Covid-19. Des affrontements ont eu lieu à Paris entre la police et quelques manifestants.

SB : Un nouveau vaccin approuvé par l'OMS contre le coronavirus. L'Organisation mondiale de la santé autorise officiellement Moderna. Une bonne nouvelle pour les pays les plus pauvres s'ils parviennent à obtenir des doses.

RR : La Pologne risque de devenir un État non démocratique. C'est ce que craint le médiateur polonais des droits civiques. Adam Bodnar reproche à l'Union européenne de ne pas être assez sévère à l'égard de Varsovie.

SB : Et puis, les dernières heures de Diego Maradona ont été une longue agonie. Ce sont les conclusions d'un rapport d'experts qui enquêtent sur la mort du footballeur argentin. Jelena Tomic nous en dira plus, à la fin de cette édition.

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SB : Ni la pluie ni le coronavirus ne les a empêchés de venir manifester.

RR : Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées, en France, en ce 1er jour du mois de mai, fête du Travail et traditionnels défilés syndicaux. La CGT en a compté 300 à travers le pays pour un total de 150 000 manifestants, 106 000 selon la police. Des heurts ont opposé les forces de l'ordre et quelques dizaines de personnes dans le cortège parisien. 34 personnes ont été interpellées.

SB : Et puis, le 1er mai est également devenu un rendez-vous important pour le Rassemblement national.

RR : Comme son père le faisait avant elle, Marine Le Pen a célébré à la fois la fête du Travail et la mémoire de Jeanne d'Arc dans un discours destiné aux jeunes Français, diffusé sur les réseaux sociaux. Aurélien Devernoix.

Une héroïne de 17 ans qui sauve la France : le symbole de Jeanne d'Arc sonne comme une évidence pour Marine Le Pen dans son opération de séduction de la jeunesse française : « Je vois dans l’extraordinaire précocité de Jeanne d’Arc l’occasion de souligner l’espoir que nous devons placer dans notre jeunesse. » Mais, plus que des symboles, ce sont des mesures concrètes que propose la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle : « J’envisage de mettre en œuvre un ambitieux plan à destination de la jeunesse dès mon arrivée à la tête de l’État. » Au menu, l'encouragement à entrepreneuriat : « Nous ouvrirons à toute personne de moins de 30 ans qui créera son entreprise, l’opportunité d’une part de bénéficier d’une dotation en fonds propre égale à ses propres apports, d’autre part de bénéficier d’une exonération totale d’impôts sur les société et d’impôts sur le revenu pendant cinq années. » Et, à cette offensive sur les terres de la start-up nation chère à Emmanuel Macron, s'ajoute un volet social, grignotant sur les plates-bandes de la gauche : « La garde d’enfants à domicile sera rendue déductible à 100% sur le revenu et l’État investira massivement dans la construction de nouvelles places en crèche. » Moins de discours identitaire et plus d'aides à une jeunesse première victime de la crise économique du Covid, Marine Le Pen veut élargir son socle électoral. En 2017, elle avait déjà séduit plus d'un quart des 18-34 ans.

SB : La fête du Travail célébrée également dans le reste du monde.

RR : Et en Turquie, la police a interpellé plus de 200 manifestants, à Istanbul. Les autorités turques affirment que des syndicats qui n'avaient pas été autorisés à défiler, ce 1er mai, sont tout de même descendus dans les rues de la ville et ont ignoré les appels à la dispersion.

SB : Ce 1er mai est également une date clé en Afghanistan.

RR : C'est aujourd'hui que commence officiellement le retrait intégral des troupes américaines. Un départ négocié avec les talibans par Donald Trump et confirmé par son successeur, Joe Biden. Ce sera progressif. Le retrait doit s'achever à une autre date importante : le 11 septembre prochain, jour du 20e anniversaire des attentats de 2001.

SB : La Pologne risque de devenir un pays « non démocratique » avertit le médiateur polonais des droits civiques.

RR : Adam Bodnar dirige l'une des dernières institutions du pays qui n'est pas encore sous le contrôle du parti Droit et justice, au pouvoir depuis 2015. Et il reproche à l'Union européenne de réagir trop lentement aux violations de l'État de droit, en Pologne. Un constat que partage Paul Gradvohl, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 - Panthéon Sorbonne :

« Les propos d'Adam Bodnar ont une valeur particulière : il était à la tête de la dernière institution publique qui n'est pas sous la coupe du parti Droit et justice. Le fait qu'il ait quitté son poste parce qu'il a fini son mandat met ce pays dans une situation encore plus tragique, car il n'y aura pas cet ultime contrepoids. Et ceci nous renvoie à un appel qu’Adam Bodnar et tous les autres membres des organisations qui veulent résister à cette prise du pouvoir total par le PiS en direction de l’Union européenne. Nous sommes aujourd’hui dans une situation tragique, parce même si le Parlement européen joue bien son rôle, et les gouvernements européens et la Commission ont cédé face à la Hongrie et à la Pologne au moment du budget. Ils n’ont pas imposé le respect de l’État de droit. Et en Pologne et en Hongrie, les prochaines élections législatives seront préparées en l’absence de démocratie dans quelque chose qui ressemble de plus en plus à la Russie. »

SB : New Delhi restera confinée une semaine de plus.

RR : La capitale indienne prolonge la mesure en raison de la flambée de cas de Covid-19 dans cette ville qui compte plus de 20 millions d'habitants. Près d'un test sur trois est positif, laissant craindre que le nombre réel de porteurs du virus soit bien plus élevé que les chiffres officiels.

SB : En France, le nombre de patients en réanimation continue de descendre, ce samedi.

RR : Près d'une centaine de personnes en moins dans les services de soins intensifs des hôpitaux.

SB : Et c'est dans ce contexte qu'un vaccin supplémentaire a été validé par l'OMS.

RR : L'agence de l'ONU pour la santé donne son feu vert à Moderna, comme elle l'a fait pour les vaccins Jansen, AstraZeneca et Pfizer. Pour les pays riches, qui ont leur propre système d'homologation, ça ne change rien. Mais cette décision devrait aider les pays les plus pauvres à lancer leurs campagnes de vaccinations. À condition, bien sûr, qu'ils puissent mettre la main sur des doses. Jérémie Lanche.

L'Union européenne, le Royaume-Uni, Israël, Singapour... Dans tous ces pays, on n'a pas attendu le feu vert de l'OMS pour utiliser le vaccin de Moderna. Aux États-Unis, plus de 100 millions d'Américains ont reçu une dose du vaccin. Si l'OMS a mis autant de temps avant de le valider, c'est surtout parce que Moderna reste une petite structure qui n'avait jamais développé de vaccin auparavant. Margaret Harris est la porte-parole de l'agence : « Il y a des entreprises qui savent très bien quel genre de données nous leurs demandons, quel format... Et il y en a d'autres qui sont moins familières avec ce processus. C'est la raison pour laquelle certains vaccins mettent plus de temps que d'autres avant d'être homologués. Bien sûr, les pays peuvent décider d'utiliser des vaccins avant cela, mais c'est l'OMS qui donne les recommandations générales. Et nous aimerions que les pays les suivent. » La décision de l'OMS ne devrait donc pas changer grand-chose dans les pays riches qui ont massivement commandé du Moderna. C'est différent dans les pays pauvres, puisqu'ils pourraient désormais, obtenir des doses de Moderna via le système Covax de partage de vaccins de l'OMS. Il tourne aujourd'hui au ralenti depuis que l'Inde a décidé de suspendre les exportations du vaccin d'AstraZeneca qu'elle produit. Une perte sèche pour Covax que l'arrivée potentielle de dons de Moderna aura bien du mal à combler. Jérémie Lanche, Genève, RFI.

RR : Le Portugal a enregistré une journée blanche après six mois d’état d’urgence et un hiver meurtrier, le pays n’a enregistré aucun décès dû au coronavirus hier.

SB : Diego Maradona est mort après une longue agonie.

RR : C'est la conclusion de la commission médicale chargée d'enquêter sur la mort du champion de football, décédé le 25 novembre dernier. Selon les experts, Maradona a passé les 12 dernières heures de sa vie « abandonné à son sort » et avec un traitement « inadéquat, déficient et imprudent ». Jelena Tomic.

Que s'est-il donc passé dans les heures qui ont précédé la mort de Maradona le 25 novembre dernier. C'est ce qu'ont cherché à comprendre les 20 experts dont des médecins légistes qui ont pratiqué l'autopsie, dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet argentin. Le document de 70 pages fait état de manquements graves de l'équipe soignante. Le footballeur argentin aurait commencé à mourir au moins douze heures avant d'être retrouvé sans vie. Autrement dit, il aurait enduré une période d'agonie prolongée sans recevoir des soins adéquats. Compte tenu du tableau clinique et de son mauvais état général, l'ancien champion du monde aurait dû être hospitalisé, il aurait eu de meilleurs chances de survie, ajoutent encore les experts. En tout, sept personnes ont été mises en examen, une psychiatre, un psychologue, des infirmiers et le médecin personnel de Maradona, le neurochirurgien Leopoldo Luque. Ils encourent de 5 à 15 ans de prison pour abandon par négligence ou homicide involontaire.

RR : Jelena Tomic.

C’est la fin de ce Journal en français facile. 

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