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Dépistage

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Le dépistage, un problème dont on s’occupe beaucoup en ce moment, et un mot qu’on entend beaucoup aussi puisqu’il fait partie du vocabulaire lié à l’épidémie. Alors de quoi parle-t-on quand on parle de dépistage ? De la possibilité de savoir, grâce à un examen, à un test, où l’on en est par rapport à la maladie. C’est-à-dire si on l’a contractée. Donc ce dépistage s’adresse à des gens qui sont susceptibles d’être contaminants s’ils sont porteurs du virus, ou même d’être bientôt malades. Mais les signes de cette maladie ne sont pas visibles : le patient, la plupart du temps, est asymptomatique. Voilà encore un mot qu’on a entendu beaucoup ces derniers temps, et qui est passé du vocabulaire médical technique à un langage partagé par le plus grand nombre, et relayé par les médias. Asymptomatique, c’est-à-dire sans symptôme, sans expression visible qui indique que la maladie est là.

Le dépistage, c’est la recherche des premiers éléments des maladies, des premiers indices qui permettent de découvrir qu’un patient est porteur d’un virus, d’une maladie en germe, avant même qu’elle se soit réellement déclarée. C’est pourquoi on parle souvent de dépistage précoce, c’est-à-dire qui se met en place très tôt. On en a beaucoup parlé à propos du SIDA et surtout du cancer. Si on découvre une présence cancéreuse minime, on peut agir pour empêcher le cancer de se déclarer. On le prend à temps, et pour ainsi dire, on l’étouffe dans l’œuf. Et on arrive à éradiquer ce qui serait impossible à maîtriser si c’était attaqué plus tard. Et pour le coronavirus, ce dépistage a évidemment un enjeu supplémentaire : si quelqu’un est susceptible de transmettre la maladie, on peut l’isoler, et arrêter la chaine de la contagion.

Le dépistage consiste donc à identifier un danger avant qu’il n’ait frappé. Ce qui se retrouve par exemple dans le vocabulaire policier : on s’efforce de dépister le terrorisme. C’est-à-dire de déjouer les attentats, en démantelant des réseaux avant qu’ils n’aient frappé.

Et ce verbe dépister, dont procède dépistage, se rencontre d’abord dans le vocabulaire de la chasse : on dépiste du gibier c’est à dire qu’on le découvre en suivant sa piste, ce qui est en général l’affaire du chien de chasse. Mais le chasseur s’en mêle aussi, lorsqu’il examine des traces de passage, des branches brisées, quand il déchiffre le paysage pour en lire le passé récent.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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